Bio et local : quelles productions émergent en Île-de-France ?

Malgré les difficultés rencontrées par toutes les filières bio, certaines productions tirent leur épingle du jeu dans la région parisienne. La Coopérative Bio Île-de-France en est témoin.

Podcast

L’histoire de la Coopérative Bio Île-de-France

1 - L’histoire de la Coopérative Bio Île-de-France

02:35

Agriculture bio : à la recherche du prix juste

2 - Agriculture bio : à la recherche du prix juste

04:22

Agriculture bio : ce qui pousse en Île-de-France

3 - Agriculture bio : ce qui pousse en Île-de-France

04:17

Avec 80 producteurs à travers la région, la Coopérative Bio d’Île-de-France se félicite du développement de son “projet commun territorial qui vise la distribution de ces productions.”

Créé par quinze agriculteurs il y a une dizaine d’années, la coopérative voulait à l’origine pouvoir trouver sa place au sein des cantines et dans la restauration collective. Au début, les fruits et légumes sont quasiment les seules productions présentes.

Aujourd’hui, les éleveurs, les apiculteurs, les agriculteurs produisant des légumineuses, des œufs, des produits laitiers ont renforcé les rangs. L’association initiale s’est mue en coopérative pour y intégrer des institutions, collectivités mais aussi des clients qui ont aussi leur mot à dire.

Les productions en Île de France permettent aussi la mise en valeur d’une grande diversité et variété de produits : “On a potentiellement 20 à 30 variétés de pommes, explique Diego Courtois, membre de la Coopérative Bio Île-de-France. C’est ce qui fait l’intérêt de notre coopérative, plus il y a de diversité, plus vous êtes sûr que la saison complète du fruit va être lissée sur la saison.”

Travailler pour le juste prix

Il poursuit son exemple des variétés de pomme : “Certaines commencent dès la mi-août et d’autres pourront être gardées beaucoup plus longtemps pour durer quasiment tout au long de l’année.”

Il a observé lui aussi le trou d’air que connait le marché de l’agriculture biologique depuis plus d’un an. “L’ensemble des filières a été touchée en particulier celle des œufs, qui a été la plus secouée depuis l’année dernière”, insiste Diego Courtois.

D’autres ont réussi à continuer leur développement et émergent. Dans la région francilienne, beaucoup de productions sont céréalières. Diego Courtois se réjouit de voir progresser les productions de “légumineuses, graines, lentilles et pois sur les trois quatre dernières années”.

Qu’importe le type de production, la Coopérative continue de travailler pour trouver le juste prix “pour que les cultures soient rémunératrices pour nos agriculteurs”, précise Diego Courtois.