Barooders rend le sport plus accessible et écoresponsable

La plateforme communautaire, la première de ce type en France, permet d’acheter et vendre ses équipements de sport outdoor. Le matériel est inspecté et certifié par des professionnels agréés.

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Barooders : trouver du sens dans son travail

1 - Barooders : trouver du sens dans son travail

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Barooders : des pros certifiés qui vérifient les équipements

2 - Barooders : des pros certifiés qui vérifient les équipements

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Barooders : rendre accessibles les sports oudoor

3 - Barooders : rendre accessibles les sports oudoor

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Le ski, le kitesurf, le parapente, la plongée, le vélo sont autant de sports qui peuvent s’avérer coûteux lorsqu’il s’agit de s’équiper. En moyenne, on estime le prix d’acquisition du matériel de base entre 1 000 et 3 000 euros. Aujourd’hui, le sport outdoor, c’est 250 millions d’équipements vendus chaque année, dont un seul petit pourcent est réinjecté dans le marché de l’économie sociale et solidaire.

Edwige Michau, co-fondatrice de Barooders, le sait bien. Elle-même grande sportive, a parfois dû renoncer à pratiquer tel ou tel sport, pour des questions de budget.  « Je me suis parfois retrouvée dans l’incapacité de pouvoir bien m’équiper. Je finissais par privilégier les sports que j’aimais le plus. On veut avoir le choix de pratiquer le sport que l’on veut, sans penser au budget. Selon la quantité de neige, se dire qu’on va aller skier ou, l’été, quand il fait beau, faire du kitesurf si l’on a envie.” C’est ce qui lui donne l’idée de se lancer. 

Un équipement comme neuf

Grâce au site de revente d’équipements de seconde main, la facture pour s’équiper est abaissée entre 500 et 1 500 euros. “On réduit considérablement la barrière à l’entrée pour accéder à tous ces sports”, s’enthousiasme Edwige Michau.

« Nous sommes partenaires avec des réparateurs professionnels, agréés par l’État, qui ont rempli des critères précis pour garantir que le matériel remplit tous les critères d’utilisation »

Sur Barooders, tout acheteur peut choisir parmi plusieurs milliers d’équipements, soit 250 marques, lesquels sont inspectés, certifiés et garantis par des professionnels agréés. Si le vendeur ne signale aucun besoin d’inspecter le produit, la vente se fait directement. Dans le cas contraire, il le précise. Barooders fournit alors le bordereau d’envoi pour permettre la réparation. Un service de collecte à domicile est également possible, si le matériel est trop volumineux ou s’il y a plusieurs éléments à transporter.

“Nous sommes partenaires avec des réparateurs professionnels, agréés par l’État, qui ont rempli des critères précis pour garantir que le matériel remplit tous les critères d’utilisation. C’est même garanti plusieurs années.” Quand le produit est passé par la certification, l’acheteur récupère un équipement quasiment comme neuf, hormis le prix, entre 30 et 70% inférieur.

Lutter contre le gaspillage

Et puis, il y a bien sûr l’aspect écologique. « On s’est dit qu’il y avait vraiment un paradoxe. Souvent les sportifs, et notamment outdoor, sont au quotidien en contact avec la nature. Ils sont les premiers témoins de la dégradation de la nature liée au réchauffement climatique, mais rien n’est fait pour leur permettre de consommer durablement”, remarque Edwige Michau. Pourtant, ce sont des équipements qui ont une très longue durée de vie et qui peuvent facilement être réparés. 

« On remarque clairement un besoin de respect et de connexion avec la nature. Les gens veulent mettre en œuvre tous les efforts possibles pour réduire leur empreinte carbone »

« L’effet Covid a été un peu un détendeur pour beaucoup de personnes. Il y a un électrochoc qui s’opère quand on se renseigne un peu sur à quel point il faut drastiquement changer nos modes de vie et de consommation. On remarque clairement un besoin de respect et de connexion avec la nature. Les gens veulent mettre en œuvre tous les efforts possibles pour réduire leur empreinte carbone. On travaille avec de nombreuses marques qui viennent justement montrer l’exemple dans le tournant vers l’économie circulaire. Et c’est l’avenir.” 

« Pourquoi vous n’existiez pas avant ? »

« Plutôt que de faire que des efforts sur mes actions quotidiennes, j’avais vraiment envie de m’engager dans un projet qui corresponde pleinement à mes valeurs, pour construire un monde plus pérenne. Ça fait partie de la recherche de sens via le travail. Il n’y a rien de plus stimulant », se réjouit Edwige Michau. 

Barooders compte 30 000 membres à ce jour et la communauté ne fait que grandir. “On répond à un besoin qui était attendu de longue de date par les passionnés de sport. Le retour qu’on a entendu le plus souvent, c’est « Pourquoi vous n’existiez pas avant ?” ».