Pour arrêter de fumer, et si vous optiez pour l’hypnose ?

L’hypnothérapie médicale peut être une méthode complémentaire intéressante et efficace pour encourager l’envie d’arrêter la cigarette.

« Je suis allée voir un hypnothérapeute car j’étais fumeuse depuis des années et que toutes mes tentatives se sont soldées par des échecs », confie Julie. Une décision qui s’est avérée pour elle une réussite puisqu’elle n’a plus, depuis, retouché à une cigarette.

L’hypnose, ou hypnothérapie, peut se révéler être un allié de taille pour se libérer de la cigarette, mais surtout de ce qu’elle représente. « L’objectif est de faire de la cigarette un simple objet et non plus un sujet », explique le dr Géry Cuveilller, hypnothérapeute à Paris.

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Séance d’hypnose en deux temps

D’abord, il y a un vrai échange entre le patient et le praticien, qui dure un peu plus d’une heure. L’objectif est de déterminer son profil de fumeur, ce que la cigarette représente pour lui et les raisons qui le poussent à arrêter.

« Il s’agit d’un entretien intense. Et ce que le patient ne sait pas c’est que le travail à d'ores et déjà commencé », explique dr Cuveiller. Le fait d’énumérer tout cela permet ensuite de le graver, en quelque sorte, dans l’inconscient, lors de la séance qui suit. « On est comme dans un état de somnolence, et le médecin énumère les raisons qui nous poussent à arrêter la cigarette pour que l’on passe comme une sorte de pacte avec nous-même », se souvient Julie.

Les premiers jours suivant la consultation peuvent être difficiles, « mais le manque avait totalement disparu dans mon cas », explique-t-elle.

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Aucune étude scientifique sérieuse n’est parvenue à prouver que l’hypnose pouvait être réellement efficace à long terme sur l’arrêt du tabac. Mais elle a au moins le mérite de mettre les fumeurs sur la voie de la libération et peut tout à fait être complémentaire avec des méthodes médicamenteuses, tout comme pourrait l’être la méditation ou le sport. « On estime son succès autour de 20 %… Mais si nous aidons 20 % des fumeurs à se sevrer, c’est déjà une belle réussite », résume le dr Cuveiller.

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