Agriculture urbaine : Guillaume Popineau, l’approche par le comestible

Acteur de l’agriculture urbaine à Bordeaux, Guillaume Popineau, fondateur de la société Akebia, conçoit des paysages comestibles, des jardins potagers en ville et aménage une ferme urbaine. Sa ville idéale sera nourricière.

Podcast

Guillaume Popineau : une vision low-tech et comestible

1 - Guillaume Popineau : une vision low-tech et comestible

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Guillaume Popineau : pourquoi il cultive du houblon ?

2 - Guillaume Popineau : pourquoi il cultive du houblon ?

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Guillaume Popineau : pas à pas, il développe de nouvelles activités

3 - Guillaume Popineau : pas à pas, il développe de nouvelles activités

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Sa vision de l’agriculture urbaine consiste à proposer des paysages comestibles et à sortir du pur ornemental. Sa ville idéale sera donc nourricière. Guillaume Popineau, ingénieur paysagiste de formation, a créé Akebia en 2016 à Bordeaux, une entreprise précisément spécialisée dans la conception d’écosystèmes nourriciers pour différents acteurs en ville.

Mais nouveau cap désormais. Après avoir été des nomades de l’agriculture, habitués à l’itinérance pour créer et gérer des jardins potagers, lui et son équipe aménagent une micro-ferme urbaine de 1 500 m2 à Bègles, dans la métropole bordelaise.

Du houblon en ville

Objectif : créer un lieu qui leur ressemble, un paysage agricole où se côtoient des activités maraîchères, pédagogiques et récréatives. Ce lieu, baptisé Le wagon vert, est composé de trois espaces principaux : une pépinière, un potager pédagogique et une micro-houblonnière.

Il s’agira de la première micro-houblonnière de la métropole bordelaise avec 80 pieds plantés dont les fleurs seront utilisées par la microbrasserie locale Béglaise. « En plus de participer à la production de bière, alors que les brasseries artisanales ont le vent en poupe, le houblon présente un véritable intérêt en ville pour son effet bio-climatique. C’est une plante qui a une explosion végétale à partir du printemps, pousse verticalement et monte à plus quatre ou cinq mètres, sachant qu’on fait la récolte en septembre », explique Guillaume Popineau.