Agriculture biologique : ce que ça change dans leur vie

C’est d’abord pour sa santé que Sylvie Dulong choisit de passer en bio en 2000. Plus de 20 ans plus tard, la vie de cette vigneronne installée en Gironde a changé.

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Ces bonnes pratiques pour en finir avec le Bordeaux Bashing

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« Un déclic ! » ou comment la bio a changé la vie

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Quand l’agriculture bio embellit l’œnotourisme

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« Travaillant dans les vignes, j’avais les yeux qui pleuraient, mal à la tête. ça n’allait pas du tout. » Avec sa formation d’œnologue, Sylvie Dulong a repris la propriété familiale en 2000 à Montussan (Gironde) pour la convertir trois ans plus tard en agriculture biologique.

Un système qu’elle découvre alors complètement : « Je ne connaissais pas. Dans mes études d’œnologie, on n’en parlait pas du tout, j’espère que ça a changé depuis. J’ai été accompagnée par les techniciens du réseau Bio Nouvelle-Aquitaine et ça a été la raison du succès : ne pas faire ça toute seule. »

Inspirer d’autres

En plus de cet accompagnement, les échanges avec d’autres viticulteurs en agriculture biologique lui permettent de bien choisir son matériel, la manière de s’y prendre avec ses vignes, d’anticiper les circuits de distribution et changer ses gammes de vins.

« La qualité de mon raisin et de mes vins a évolué. Et j’en suis arrivée à changer mon mode de consommation »

Une conversion totale qui est alors à l’avant-garde et qui, année après année, va changer tout autour d’elle : « Année après année, j’ai vu une faune et une flore qui a changé. Dans la petite mare, il y avait des tritons. Dans les vignes, des lièvres venaient. La qualité de mon raisin et de mes vins a évolué. Et j’en suis arrivée à changer mon mode de consommation. Ça a été un déclic pour envisager différemment mon métier et ma vie au quotidien. »

Depuis, elle a quitté les vignes de Montussan pour celles de Saint-Émilion et elle est devenue présidente de la Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique en Nouvelle-Aquitaine. Avec le recul, elle pense aussi que son exemple a servi pour d’autres : « Dans ce métier, on observe beaucoup ce que font les voisins. J’avais de la récolte et du vin qui obtenait des médailles. Cela prouvait que ça marche et que c’était possible. »