Accélérer la seconde main en entreprise, l’objectif de My Troc

La plateforme d’échange de biens et de services a fait une levée de fonds d’un million d’euros. Elle est destinée aux particuliers et aux entreprises et compte plus de 450 000 inscrits.

Podcast

My Troc, site d’échange de biens et de services et ses “troc parties”

1 - My Troc, site d’échange de biens et de services et ses “troc parties”

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Consommation : My Troc, une plateforme créée par Floriane Addad

2 - Consommation : My Troc, une plateforme créée par Floriane Addad

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Accélérer la seconde main en entreprise, l’objectif de My Troc

3 - Accélérer la seconde main en entreprise, l’objectif de My Troc

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Afin de développer la seconde main dans les entreprises, My Troc a fait une levée de fonds d’un million d’euros en décembre. Floriane Addad a fondé la plateforme en 2015 . Deux autres associés l’ont ensuite rejointe.

« Au départ, c’est un site d’annonces classiques, sur lequel les particuliers peuvent échanger des biens et des services, explique-t-elle. Il n’y a pas d’argent, mais une monnaie éthique : la noisette. Puis en 2018, on a dupliqué nos solutions aux entreprises en développant des marketplaces pour le réemploi de matériels professionnels avec My Troc Pro. »

Lutte anti-gaspillage en entreprises

Sur ce réseau, il y a actuellement 20 plateformes pour différents secteurs : administration, industriels, transports, énergie, déchets… On retrouve des organismes privés comme public, avec la SNCF, Enedis, Veolia Suez… « Le but est que ces entreprises puissent faire des économies, éviter le gaspillage et la surconsommation en donnant une deuxième vie à ce matériel dormant », explique la fondatrice de My Troc.

Il suffit ainsi de le prendre en photo et de la partager sur le site. On y trouve des objets diversifiés : des cartouches d’encre, des chaises, des lampes, du matériel technique et scientifique, des tenues, etc. Dans 20% des cas, ce sont les salariés qui prennent l’initiative de s’inscrire sur le site. Les employés sont en effet de plus en plus sensibles au RSE (la Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Développer le modèle

Quant aux bénéfices, ils sont réels, assure Floriane Addad : « Que ce soit pour la planète, pour tout le monde. En moyenne, pour un grand groupe, c’est plus de 150 tonnes de CO2 d’éviter par an, un plus d’un million d’euros d’économisé et des tonnes de déchets. »

Pour assurer et pérenniser ce mode de consommation anti-gaspillage, My Troc va donc se servir de cette levée de fonds pour notamment lancer le projet Reshop. « 57% du matériel déposé est réemployé en interne. Mais il fallait trouver une solution pour les produits qui n’ont pas trouvé preneur en interne. C’est pourquoi, on va créer une méga plateforme pour interconnecter les plateformes clientes. » Le lancement est prévu à l’été 2023.