Savonnerie du Fer à Cheval : qui se cache derrière l’institution marseillaise

C’est une affaire de famille. Raphaël Seguin et son frère ont sauvé la plus vieille savonnerie des Bouches-du-Rhône du redressement judiciaire. Ils lui ont redonné un coup de jeune et une nouvelle image. 

Podcast

Savonnerie du Fer à Cheval : qui se cache derrière l’institution marseillaise

1 - Savonnerie du Fer à Cheval : qui se cache derrière l’institution marseillaise

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Dans l’atelier de façonnage de la savonnerie du Fer à cheval

2 - Dans l’atelier de façonnage de la savonnerie du Fer à cheval

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Et pour vous, ça représente quoi le savon de Marseille ?

3 - Et pour vous, ça représente quoi le savon de Marseille ?

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Après avoir visité la salle des chaudrons de la plus ancienne savonnerie des Bouches-du-Rhône, rendez-vous dans l’atelier de façonnage. 

Ici, au Fer à cheval, c’est une affaire de famille. Ce sont les frères Seguin qui ont repris l’entreprise suite à un redressement judiciaire, en 2013. Depuis, ils ont tenté de donner une nouvelle raison d’être à la fabrique : la savonnerie ne se contente plus de produire la matière brute pour d’autres marques, elle façonne ses propres savons, distribués dans plus de 850 points de vente.  

Du savon strié au savon cigale 

Dans l’atelier de façonnage travaillent plusieurs ouvriers ainsi que deux maîtres savonniers. C’est dans ce grand hangar, situé dans le 14e arrondissement de Marseille, qu’on produit ce que l’on appelle des « bondillons » de savon. « Il s’agit de copeaux de savon, comme des vermicelles, que l’on revend ensuite à des savonniers qui, pour la plupart, sont simplement façonneurs », explique Raphaël Seguin. 

La savonnerie du Fer à cheval s’est remise, depuis son rachat, au façonnage et fabrique ses propres savons. Sur la chaîne de production, à taille humaine, on peut voir sortir des savons striés, utilisés par exemple pour faire la vaisselle ou le sol. 

Un peu plus loin, ce que la machine ne peut pas faire, l’homme la remplace. Les maîtres savonniers façonnent des grandes cigales, avec plus ou moins de détaille : « Ce produit marche très bien », explique l’entrepreneur. 

Retour en enfance 

Un peu plus loin, en dehors de la salle des chaudrons et du hangar de façonnage, une boutique usine propose tous les produits. « C’est un vrai retour en enfance pour moi. Ma mère en utilisait beaucoup, alors j’aime cette odeur », confie une cliente. 

La savonnerie du Fer à cheval se visite également.