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Dans le centre-ville de Bordeaux, au 59 rue du Loup, une devanture bleu électrique attire l’œil. Plus haut, est écrit en lettres capitales dorées BLUE MADONE. Cette boutique-atelier de 150 m² a ouvert 2015 et appartient à Mathilde Milande.

Mais pourquoi ce nom ? « C’est une référence à un poème de Baudelaire qui s’appelle “A la Madone” que j’aimais beaucoup. Et comme il y a une ambiance onirique, tamisée, je trouvais que ça faisait classe », dit-elle riant.

Blue Madone. Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

Et c’est le cas ! Mais lorsque l’on franchit le seuil de la boutique, on trouve aussi un environnement chaleureux, cosy et coloré avec de nombreuses choses à découvrir. « Longtemps, je l’ai décrite comme un cabinet de curiosités et c’est un peu le cas.

C’est un lieu hybride, qui accueille six créatrices et artisanes, une boutique, qui dispose également d’un salon de thé », explique Mathilde quand on lui demande de décrire le lieu.

Consommation responsable

Au total, ce sont des centaines de pièces vintages, pour homme, femme et enfant, qui ont été chinées et entreposées avec soin par la propriétaire passionnée de fripe depuis son enfance. On trouve des pièces uniques, lavées, en provenance majoritairement de France. 

« J’ai souhaité créer un lieu où on est dans une consommation de la mode et de fringues plus responsable et soucieuse de l’environnement, raconte la créatrice de Blue Madone. Et de différentes façons : soit en recyclant des pièces de vêtements anciens, soit en achetant à une artisane qui travaille sur place. C’est un circuit hyper local. »

Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

Un espace de coworking

En effet, à Blue Madone, il est aussi possible d’acheter les créations des artisanes qui travaillent dans l’arrière-boutique. Celles-ci proposent des bijoux, des broderies, des foulards peints, des tapisseries, des vêtements upcyclés et des créations végétales, comme des kokedama.

L’arrière-boutique, l’espace de création. Jennifer Biabatantou/AirZen Radio

Le fait que les clients puissent apercevoir les artisanes-créatrices en plein travail présente des avantages. « On peut discuter avec elles. Et quand on s’offre un bijou ou un vêtement, c’est plaisant de savoir à qui on l’a acheté, comment il a été fabriqué. Et ça permet aussi de justifier le prix, souligne Mathilde. Ainsi, on s’éloigne de cette idée de toujours acheter moins cher. Nous, on explique tout ça. »

Pour la suite, celle qui chinait pour ses copines au collège, va ouvrir prochainement une boutique dédiée aux sneakers et au streetwear, en plus de deux adresses ouvertes l’été à Hossegor et Soulac-sur-Mer. Mathilde sera donc propriétaire de quatre boutiques, dont deux éphémères.

De Bordeaux, il vous suffit de prendre le tram D direction Cantinole pour rejoindre le centre-ville d’Eysines. Pas encore très vivant, il pourrait bien changer d’ambiance prochainement avec la réimplantation de commerces de proximité. L’un des premiers à ouvrir ses portes n’est autre qu’une librairie indépendante.

Camille Tribet/AirZen Radio

C’est dans une grande maison typique de la région que Mélanie a posé ses livres. La grande porte rouge passée, on entre dans un espace de 60 m² que les plus anciens du quartier auraient du mal à reconnaitre.

« Avant, c’était une épicerie boucherie et le propriétaire habitait à l’étage, explique Mélanie. J’ai souhaité garder l’âme de cet endroit tout en le modernisant et en y apportant ma touche. » Les grandes étagères en bois, les couleurs bleu canard et jaune donnent un côté dynamique au lieu sans pour autant en bousculer la tranquillité.

Camille Tribet/AirZen Radio

Ici, on trouve de tout et à tous les prix, mais quelques thématiques semblent plus présentes dans les rayons comme l’écologie, sous forme de BD pour les enfants, les livres sur le développement personnel ou encore la cuisine (Sud-Ouest oblige !). Les étagères sont bien achalandées, on y trouve plus de 6 000 références avec des éditeurs comme Liana Levi, Iconoclaste ou encore MeMo.

Autrefois bibliothécaire, la professionnelle a plaisir à renseigner ses clients : « On trouvera toujours un livre qui plaira à quelqu’un. Je ne veux pas qu’on se dise : la culture c’est pas pour moi ».

L’un des premiers commerce du centre-ville marque-t-il le retour d’un cœur de ville vivant et animé ? C’est en tout cas ce que l’on souhaite à Mélanie Moulinier et sa librairie Les Mots du Zèbre.

Hotravail est une entreprise qui compte aujourd’hui 900 salariés dans le Grand Sud-Ouest sur des activités variées et d’avenir : de l’entretien d’espaces verts à l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Sa spécificité est d’employer des travailleurs porteurs de la RQTH (Reconnaissance en qualité de travailleur handicapé). Depuis sa création en 1992, Hotravail s’implique à faire reculer l’exclusion des travailleurs handicapés en leur procurant une activité professionnelle dans des conditions adaptées à leurs possibilités.

Sa seconde mission est l’accession de ses collaborateurs à des emplois stables dans des entreprises ordinaires. Hotravail favorise un recrutement de proximité, en CDI temps plein, afin de sécuriser leur vie professionnelle et privée.

Des emplois durables

Serge DESSAY
Collection privée Serge DESSAY

Serge Dessay, qui a fait des études dans le médical, est devenu handicapé suite à un accident lors de son service militaire. Après avoir passé cinq ans dans un fauteuil roulant, il dirige des centres de rééducation pour se rendre compte que si la médecine parvient le plus souvent à bien remettre « sur pied », comme cela a été le cas pour lui, pour les personnes concernées par le handicap, l’itinéraire est encore très compliqué pour se réinsérer dans le monde du travail. Il se donne alors pour mission de leur proposer de vrais emplois durables.

Serge Dessay témoigne des nombreuses intégrations et de parcours professionnels réussis dans des entreprises, notamment du fait de la persévérance et des qualités humaines de ces personnes qui ont déjà eu à surmonter des épreuves de taille.    

Aujourd’hui, Hotravail est dans le top 5 des entreprises adaptées en France. Serge Dessay est également vice-président du Club des ETI Nouvelle Aquitaine.

Julien Bedos conçoit et aménage des jardins, des terrasses ou des balcons dans des espaces urbains et périurbains. Le paysagiste Julien Bedos, qui a créé son entreprise Vert de terre paysage, il y a deux ans à Bordeaux, est en quelque sorte un architecte des jardins.

Alors qu’il travaille sur plan, son travail consiste à sectoriser l’espace, à définir des usages par espace et ainsi créer un univers adapté aux besoins. Typiquement, cela peut passer par la mise en place d’un endroit dédié aux enfants pour qu’ils puissent se défouler, d’un lieu de convivialité pour boire un verre à deux ou encore d’un espace dédié à la culture.

L’importance de la transmission

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Julien Bedos accorde en effet beaucoup d’importance à la transmission. «. Intervenir dans un jardin, c’est rentrer dans l’intimité de ses occupants. Ils ont chez eux des plantes acquises à l’occasion d’une naissance, offertes par un voisin. Quand une plante ne va pas très bien, on touche à l’affect, à une émotion », reconnaît Julien Bedos.

Sur les plages de Lacanau, Carcans et Hourtin, en Gironde, l’appel à candidature est lancé au printemps. Tout le monde ne peut pas s’improviser sauveteur, il faut les diplômes légaux de sauvetage et de secourisme. Les candidats postulent.

Les épreuves de sélection se déroulent ensuite au moment des vacances de Pâques.” “Il s’agit d’épreuves physiques et techniques”, explique Guillaume Counilh, responsable de la surveillance des plages de Lacanau, Carcans et Hourtin. 

Spécificité de la plage

Épreuve d’endurance avec des aller-retour de plus en plus rapides sur le sable, épreuve de “course-nage-course”, où les candidats vont devoir courir sur le sable, chausser leurs palmes, nager autour de bouées placées derrière les vagues, puis revenir, plusieurs fois de suite. Il y a aussi des épreuves de sauvetage, chronométrées, l’évaluation de connaissance du milieu (baïne, shore break, signification des drapeaux…). Leur capacité à nager vite et longtemps, à ramer vite, leur appétence pour le sauvetage… seront particulièrement scrutées. 

Une fois qu’ils sont sélectionnés, ils reviennent pour une phase de formation. Ils apprennent alors les spécificités des plages où ils opéreront, la relation avec les divers postes de secours ou comment déclencher des moyens de sauvetage complémentaires.  

La signalétique a évolué

Notez que les drapeaux, ces éléments qui encadrent les zones de baignade surveillée, ont changé de couleur depuis le 1er mars. Autrefois bleus, ils sont désormais rouges et jaunes, qui sont les couleurs internationales, afin d’harmoniser la signalétique.  

Ces dernières années, les panneaux d’affichage à l’entrée des plages se sont, par ailleurs, étoffés. On y retrouve la définition des signaux de plage, la température de l’eau, les horaires et coefficients de marée, le plan de la plage avec les zones de danger et les zones de baignade surveillée. Lisez-les bien avant de vous élancer du haut de la dune. “Si on ne devait donner qu’un seul conseil, ce serait de se baigner sur les plages surveillées et pendant la période de surveillance”, insiste Guillaume Counilh. 

“Darwin, c’est une utopie mais avec un lieu”, comme le décrit Tanguy Le Marec, manager du skate-park, “où on se rencontre de manière moderne, autour de sujets d’actualité, du social, de l’environnement”. On y retrouve un grand espace de coworking, le plus grand restaurant bio de France par son nombre de couverts, une boulangerie pâtisserie, Emmaüs, un atelier de réparation de vélo et le skatepark, le hangar Darwin, l’une des plus grandes associations sportives de Bordeaux. 

Depuis un an, un créneau est ouvert le dimanche soir, les Lev’elle up sessions, uniquement destinées aux filles. Musique entraînante à fond dans les enceintes et claquements de planches tonitruants, en skate, patins à roulettes ou rollers, plusieurs dizaines de filles s’en donnent à cœur joie sur les modules en bois. 

Prendre confiance

“Il y a de la place, c’est calme, c’est safe”, explique Georgina Bérézel, membre de l’association du skatepark de l’écosystème Darwin, qui a pour mission de rendre la discipline accessible aux femmes. “Les filles se donnent des conseils. Elles prennent plus le temps d’essayer, elles prennent confiance et leurs marques”.

“Il y a moins cette peur d’être jugée. On s’encourage. Je crains moins de foncer, d’y aller”

Une fois bien sur leurs roulettes, Georgina les pousse aussi à s’essayer aux sessions mixtes, qui, à l’écouter, a plus des allures d’autoroutes où il faut savoir s’imposer. D’où un petit entraînement dans de bonnes conditions le dimanche soir. “Dans les sports qui restent très masculins, les filles ont besoin d’être encouragées”, selon Georgina Bérézel. 

“Rien ne peut nous stopper” 

Les skateuses, ce soir-là, sont unanimes. “Il y a moins cette peur d’être jugée. On s’encourage. Je crains moins de foncer, d’y aller”, dit l’une d’elles. Et ici, pas besoin de faire attention au regard des autres. “On se sent vraiment soi, on se dépasse. Avec ce sentiment que rien ne peut nous stopper. La liberté, c’est vraiment le mot d’ordre”, poursuit une autre.  

Chloé, elle, fait du roller derby depuis plusieurs années. Elle tient un journal depuis ses débuts, ce qui lui permet de mesurer son parcours. “J’ose désormais prendre l’espace, m’exprimer. Mon rapport à mes émotions est devenu plus sain. Mon rapport aux autres, hommes et femmes, est meilleur également, parce que j’ai cassé quelques préjugés que j’avais malgré moi. Je peux désormais aller vers les autres en étant moi-même”.

Accessible et ouvert à tous 

Une pratique sportive, aussi, qui permet de redécouvrir son corps. “Je suis très reconnaissante envers mon corps qui me permet de faire autant de choses, d’être capable de faire du skate. Jamais de ma vie j’aurais pensé que ce lieu était pour moi”, avoue-t-elle fièrement. 

“J’ose désormais prendre l’espace, m’exprimer. Mon rapport à mes émotions est devenu plus sain”

Le hangar Darwin est l’un des skateparks les moins chers d’Europe. Une session à la journée coûte 5 euros, 60 euros à l’année, voire même 40 euros pour les étudiants, notamment. 90% des structures sont issues du réemploi.  

Les Lev’elle up sessions, réservées aux filles, ont lieu tous les dimanches soir, de 19 à 21 heures au hangar Darwin à Bordeaux. Une fois par mois, des sessions sont organisées pour les personnes à mobilité réduite. Les cours de skate sont gratuits pour les réfugiés, qu’une grande enseigne a pourvu en skateboards. 

Poules, moutons, truies, vaches, chèvres, lapins, cochons d’Inde… se ruent sur les granules que leur donnent les enfants à tour de rôle. Ce matin, ils sont plusieurs, âgés de 3 à 6 ans, à venir rencontrer les animaux de la ferme, chez eux, dans leurs enclos, au domaine d’Ecoline.

On commence par préparer la nourriture, les seaux, la brouette, pour faire le tour du domaine et aller voir les pensionnaires les uns après les autres. Dans chaque enclos, Brandon Bromez, animateur du site, explique aux jeunes fermiers de quoi chacun des animaux se nourrit, quelles sont ses spécificités, d’où vient-il, comment vit-il…

Caresser les animaux

“Si les enfants peuvent être impressionnés de voir un âne du Poitou, animal assez imposant, ou des cochons vietnamiens, ils ont plutôt une bonne connaissance des animaux de la ferme”, explique Brandon Bomez. “Le fait de pouvoir rentrer dans les enclos, de pouvoir les caresser, c’est quelque chose que l’on ne peut pas faire ailleurs”.

Que l’humain puisse comprendre l’animal dans son environnement naturel à la ferme, de pouvoir ressentir et échanger une émotion, c’est très intéressant

Les parents aussi sont satisfaits. “Ça apprend aux enfants à faire attention aux autres”, explique une femme venue avec son neveu. Pour une maman, qui a une “petite fille qui remue beaucoup, et qui est habituée à être enfermée à l’école, à la crèche, depuis qu’elle est toute petite, ça la calme, ça l’apaise, elle est plus douce, elle se concentre, apprend à maîtriser ses gestes”.

Le respect de la nature et des animaux

Tous les parents s’accordent à dire que la relation avec l’animal est très importante. “Être en responsabilité, gagner en autonomie, en assurance et en sérénité. Apprendre le respect, la nature, l’environnement”, ça fait beaucoup de bien.

“Des rencontres qui créent des sourires, et apportent plein de questions et d’excitation”, se réjouit Brandon Bomez, pour qui ces moments sont aussi thérapeutiques. “Les adultes sont contents de voir les enfants épanouis. Même si ça reste une animation ludique, ça fait aussi office de médiation animale. Que l’humain puisse comprendre l’animal dans son environnement naturel à la ferme, de pouvoir ressentir et échanger une émotion, c’est très intéressant”.

Certains animaux peuvent apporter un réconfort émotionnel à ceux qui en ont besoin, enfants comme adultes.

Se tourner vers des choses essentielles

Des expériences tout à fait dans la lignée de ce qu’a voulu apporter Elise Borzeix, la gérante du domaine d’Ecoline, en créant ce lieu il y a cinq ans : “Je voulais donner envie aux enfants de se tourner vers la nature, vers des choses essentielles, à travers le maraîchage et les animaux”.

Au domaine d’Ecoline, on peut aussi s’adonner à la libre cueillette de fraises et de légumes, profiter de stages et balades à poney, ou s’affronter dans le Koh Lanta d’Ecoline, différentes épreuves lors desquelles les enfants vont tenter de remporter le fameux totem.

Pratique : domaine d’Ecoline – lieu-dit joyeuse 33670 Sadirac

“Travaillant dans les vignes, j’avais les yeux qui pleuraient, mal à la tête. ça n’allait pas du tout.” Avec sa formation d’œnologue, Sylvie Dulong a repris la propriété familiale en 2000 à Montussan (Gironde) pour la convertir trois ans plus tard en agriculture biologique.

Un système qu’elle découvre alors complètement : “Je ne connaissais pas. Dans mes études d’œnologie, on n’en parlait pas du tout, j’espère que ça a changé depuis. J’ai été accompagnée par les techniciens du réseau Bio Nouvelle-Aquitaine et ça a été la raison du succès : ne pas faire ça toute seule.

Inspirer d’autres

En plus de cet accompagnement, les échanges avec d’autres viticulteurs en agriculture biologique lui permettent de bien choisir son matériel, la manière de s’y prendre avec ses vignes, d’anticiper les circuits de distribution et changer ses gammes de vins.

“La qualité de mon raisin et de mes vins a évolué. Et j’en suis arrivée à changer mon mode de consommation”

Une conversion totale qui est alors à l’avant-garde et qui, année après année, va changer tout autour d’elle : “Année après année, j’ai vu une faune et une flore qui a changé. Dans la petite mare, il y avait des tritons. Dans les vignes, des lièvres venaient. La qualité de mon raisin et de mes vins a évolué. Et j’en suis arrivée à changer mon mode de consommation. Ça a été un déclic pour envisager différemment mon métier et ma vie au quotidien.”

Depuis, elle a quitté les vignes de Montussan pour celles de Saint-Émilion et elle est devenue présidente de la Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique en Nouvelle-Aquitaine. Avec le recul, elle pense aussi que son exemple a servi pour d’autres : “Dans ce métier, on observe beaucoup ce que font les voisins. J’avais de la récolte et du vin qui obtenait des médailles. Cela prouvait que ça marche et que c’était possible.”

Nombreux sont les ateliers autour de la prévention santé des seniors organisés par la Carsat Gironde, une caisse de retraite : l’accès au numérique, équilibre, prévention des accidents domestiques, forme et bien-être, nutrition mais aussi sur la mémoire, appelé Peps Eurêka.

Ces séances gratuites, axées sur le bien vieillir, s’effectuent en petits groupes et durent entre une heure et une heure et demie. Ce sont les membres de l’Asept, l’Association santé, éducation et prévention sur les territoires, qui les animent tout au long de l’année.

Partout en France

En ce qui concerne « les ateliers sur la mémoire, on propose un cycle complet de 10 séances qui permet aux personnes de stimuler leur fonction cognitive, leur mémoire, en pratiquant des jeux”, explique Pascale de Rouck, coordinatrice Gironde de l’Asept.

Le programme complet a été conçu par Jocelyne de Rotrou, neuropsychologue, à la demande de la caisse de retraite la MSA. L’Asept est alors dépositaire de cet outil pour le pratiquer dans tout le territoire national.

L’importance d’entretenir sa mémoire

« On va travailler sur des situations de la vie quotidienne. L’idée n’est pas de leur faire apprendre un poème, dit en riant Pascale de Rouck, mais plutôt de leur donner des outils pour se repérer dans une nouvelle ville, retenir le nom d’un nouvel élu ou se rappeler où on a posé ses clefs. »

Pour les séniors à la retraite, il est important d’entretenir sa mémoire parce qu’à ce moment-là, « on ne fait plus l’effort, on ne sait plus faire parce que le cerveau n’est plus aussi sollicité que quand on est actif. Donc, lors de ces ateliers sur la mémoire, on va leur donner des techniques de mémorisation pour le quotidien, » explique coordinatrice Gironde de l’Asept.

On trouve de tout dans le bassin d’Arcachon. Des filets de pêche, du matériel ostréicole, des cartes de crédit, des portefeuilles, des lunettes de soleil… et même des vestiges de la Première Guerre mondiale.

Si les découvertes sont parfois sensationnelles, la plupart du temps ces déchets empoisonnent la vie de la faune marine.

Jamais sans leur sac à déchets

Alors, le club de plongée NSA, de La Teste-de-Buch, s’est donné pour mission de participer à éradiquer les éléments qui n’ont rien à faire là. Des matières, essentiellement en plastique, qui sont arrivées au gré des tempêtes, tombées par inadvertance ou emmenées par le vent.

Aidés de la gendarmerie pour évacuer les découvertes les plus volumineuses, les 80 plongeurs ne partent jamais sans leur sac à déchets. Une initiative qui rassemble de plus en plus de bonnes volontés. Des opérations spéciales sont organisées régulièrement. 

Une cagnotte est également en ligne afin de réaménager un bateau, qui leur prêterait main forte pour la collecte des déchets. 

Des livreurs mieux protégés, mieux payés et moins stressés, une liste restreinte de restaurants mais tous certifiés locaux et des commissions réduites au minimum, c’est le tiercé éthique proposé par une nouvelle plateforme de livraisons de repas bordelaise, Blackbird.

Comme pour d’autres, ailleurs en France, leur concept s’étend avec une réelle volonté de se réapproprier la livraison à l’échelle locale. « Avec les restaurateurs, c’est un partenariat humain avant tout », explique Jérémy Wick, co-fondateur de Blackbird. “On connaît chacun d’entre eux”, poursuit son coéquipier Nicolas Chollon.

Tous gagnants

L’envie de soutenir l’économie locale est prépondérante. Jérémy Wick met un point d’honneur à proposer un service uniquement à vélo, pour le côté écologique : « Être livreur à vélo c’est un beau métier ».

Parmi leurs projets : reverser une partie des bénéfices à des associations qui s’occupent des violences envers les femmes et des étudiants. Ils ont aussi à cœur de bichonner leurs livreurs, puisqu’ils ont des tarifs personnalisés chez les ostéopathes. 

Pouvoir salarier les livreurs

À terme, ils souhaitent, enfin, pouvoir salarier les livreuses et livreurs, si ceux-ci préfèrent un statut plus sécurisé à celui d’autoentrepreneur, très répandu dans la profession. Et les clients jouent le jeu également, comme l’explique le co-fondateur de Blackbird, « ils ont cette envie de plus de respect de l’humain ». 

Blackbird a lancé une cagnotte qui devrait permettre d’acheter de l’équipement pour les livreurs, de grandir plus vite et de salarier plus rapidement de nouveaux collaborateurs. L’application, développée par des locaux là encore, est téléchargeable sur smartphone.

Prendre soin des mamans lorsqu’elles sont en période de postpartum, c’est la mission que se sont donnée Amélie et Margot. Elles ont alors lancé en septembre dernier Célanne, un service de livraison de repas à domicile en vélo cargo à Bordeaux et dans ses alentours.

Margot et Amélie. Photo Célanne

Les deux amies et associées sont déjà les propriétaires d’un brunch / coffee Mademoiselle Simone, situé dans le centre-ville bordelais. La diversification de leur activité a été poussée à la suite de l’accouchement d’Amélie : « Je suis la cuistot des deux, explique Margot, donc je lui ai livré des plats pendant le confinement une fois son retour à la maison ». 

L’importance de l’alimentation en postpartum

 « Ça a été le meilleur cadeau pour moi et mon compagnon qui en a aussi bien profité, s’enthousiasme Amélie. Je n’avais pas mesuré à quel point le retour de la maternité à la maison pouvait être difficile : faire les courses, à manger… C’est une charge qu’on aimerait ne pas avoir. Donc on s’est dit pourquoi ne pas se lancer et faire profiter ces plats à toutes les femmes. »

Célanne propose des formules qui inclut petit-déjeuner, déjeuner, goûter, dîner pour trois jours. Elles ont été élaborées avec la pédiatre Delphine Lamirau, qui est aussi la directrice du lactarium du CHU de Bordeaux.

Celle-ci a fourni un cahier des charges et insisté sur certains points que détaille Margot : « Sur les bons acides gras que l’on peut retrouver dans la patate douce et les lentilles corail, les omégas avec les sardines, les épices pour le côté antioxydant et anti-inflammatoire, la viande pour les carences en fer. Aussi, on propose des repas sans lactose. Et surtout, que ce soit gourmand et qu’on prenne du plaisir ! »

Photo Célanne

Repas équilibrés gourmands

Amélie souligne le fait de manger avec plaisir et équilibré parce qu’« on sécrète de l’ocytocine qui permet de favoriser le lien mère enfant. Aussi, une femme est souvent carencée en fer avant et après un accouchement. » Margot ajoute : « Ça a été un effort physique digne d’un marathon, nous disait la pédiatre. Donc manger trop gras sucré, ça n’aide pas le corps à reprendre force rapidement. Prendre soin de son postpartum ça commence par l’alimentation. »

Il est possible d’offrir ces repas équilibrés et gourmands en carte cadeau pour une ou deux personnes. Ils seront livrés pendant trois, six ou neuf jours. 

Quand on propose un restaurant, on entend souvent « Oh non, désolé, mais j’ai plus de sous » ou encore « inutile chérie, j’ai préparé des raviolis pour ce soir ». Et si dès demain on commençait à se faire plaisir à petit prix ? Voici un bon plan idéal pour faire une surprise et laisser un peu de côté les raviolis du mercredi.

À partir de ce jeudi, profitez d’une réduction sur les restaurants du Festival TheFork organisé par TheFork. Anciennement dénommé LaFourchette, cet événement remet le couvert pour l’année 2022. 

Le principe est simple : indiquez vos disponibilités et réservez une table dans les 1500 adresses proposées à travers toute la France pour bénéficier d’une réduction de -50%.

Italiens, japonais, indiens, créole, brésilien… Bref, il y en a pour tous les goûts. 

Voici quelques adresses sympa : L’Avenue Carnot, Caviar de Neuvic, les Voûtes ou encore le l’Escalette. Découvrez la liste complète ici.

Alors, qu’attendez-vous ? À table ! 

Un vide-quiver, mais qu’est-ce donc ? Il s’agit d’un vide-grenier consacré au surf. Le « quiver » représente l’ensemble des planches de formes et tailles différentes qu’un surfeur utilise en fonction des conditions auxquelles il se heurte. 

Si vous souhaitez participer et vendre du matériel inutilisé, lors de ce vide-grenier organisé par l’association Bordeaux Surf Connexion, il suffit d’écrire à l’adresse suivante : [email protected].

L’objectif de l’association est également de fédérer une communauté, sensibiliser sur la sécurité dans l’eau et au développement durable, proposer des expositions et concerts autour du surf…

Le Néoprène, un véritable fléau écologique

Ce « vide-quiver » est aussi une occasion idéeale pour les plus soucieux de l’environnement, qui ne souhaitent pas jeter leurs veilles combinaisons démodées ou usagées. 

La plupart de ces combinaisons sont à base de Néoprène, un produit dérivé du pétrole non recyclable et TRÈS polluant. Si votre combi’ est encore portable, vous pouvez passer par le marché de l’occasion, en particulier via des pages et groupes Facebook. Des magasins spécialisés dans le matériel d’occasion peuvent également se charger de vendre vos produits, tels que All Troc, à Hossegor (Landes). 

Le surf à l’honneur

Si votre combinaison est en fin de vie, vous pouvez vous tourner vers des associations qui réutilisent le Néoprène pour créer d’autres vêtements et accessoires comme Néocombine

Le surf est mis à l’honneur ce mois-ci à Bordeaux. Le 8 avril, le Wave Surf Café organise une compétition de bodyboard. Mais comment ? Avec une vague artificielle, dans un bar !

Informations pratiques : de 10h à 18h, samedi 2 avril, à l’Alaïa Café, quai de Queyries, à Bordeaux.

C’est au 24 rue des Argentiers, dans le centre-ville historique de Bordeaux, qu’un espace pluridisciplinaire dédié à la création artistique à élu domicile depuis novembre 2021. Son nom porte le nom de la rue et se nomme donc les Art’Gentiers.

C’est un espace de coworking, avec des bureaux et un open espace dans lequel se trouve également une galerie d’art. Le tout est réparti sur 450 m² et peut accueillir jusqu’à 17 pensionnaires. La jauge peut augmenter jusqu’à 100 personnes en cas de gros événements.

À qui s’adresse cet espace ?

Aux commandes de ce lieu hybride, il y a Mathieu Parisot, directeur général et Maéva Cence, directrice du développement. D’ailleurs, lorsqu’on lui demande à qui s’adresse cet endroit, elle répond : « On a une ligne directrice et des espaces plus favorables pour accueillir des artistes plasticiens, des créatifs de l'art visuel. Mais on élargit volontiers à tout l’environnement de la communication, du graphisme digital, du concept design, de la peinture digitale. On souhaite que la synergie du groupe soit bonne pour que chacun puisse apporter quelque chose à l’autre ».

Aussi, l’ambition de ces deux dirigeants est de faire ce de lieu « un stimulateur d’opportunité entre les habitants du coworking ». Ça passe aussi par l’accompagnement personnalisé. « C’est en ça qu’on se différencie des autres espaces de coworking, affirme Maéva Cence. On va, par exemple, monter conjointement un dossier de subvention, les aider, penser une exposition, comment circonscrire sa pratique. On accompagne les gens qui s’implantent chez nous pour essayer de mettre en place des conditions favorables à la réussite de leur projet. »

L’exposition “Paysan designers, l’agriculture en mouvement” porte sur le “farming design”, le design de l’agriculture. Une nouvelle génération de paysans engagés fait face au bouleversement de la biodiversité et du réchauffement climatique.

L’exposition révèle la volonté de ces paysans qui, à la manière d’un designer, repensent l’agriculture en inventant de nouveaux processus et outils adaptés aux contraintes actuelles.

Une mise en perspective du monde auquel on appartient, qui réveille en nous l’espoir d’un monde désirable et possible. À voir. Et si vous souhaitez en savoir plus sur cette exposition c’est ici.

« On ne peut pas tout voir, on ne peut pas tout comprendre mais on peut toujours s’émerveiller. » Telle est la devise de l’association Jardin et écotourisme, qui propose de découvrir la flore, la faune et la biodiversité des jardins, des parcs, des forêts, des marais et du littoral de la Gironde. Une trentaine de sorties sont ainsi organisées chaque année.

Le dimanche 6 mars, c’est dans le Parc bordelais que Martial Theviot a donné rendez-vous à une vingtaine de personnes pour une balade commentée. Un parc de 28 hectares, en plein cœur de Bordeaux, avec plus d’un millier d’arbres plus que centenaires.

À l’intérieur également, des animaux de la ferme de races locales du Sud-Ouest menacées de disparition, un plan d’eau, des oiseaux aquatiques. «. C’est finalement le négociant Camille Godard qui l’achète puis le lègue à la ville de Bordeaux avec pour objectif de « donner une campagne ceux qui n’en ont pas ».

Le message qu’il véhicule à travers ses visites ? « D’utiliser tous ses sens pour découvrir la nature : la vue, l’ouïe, l’odorat. Notre objectif, c’est de faire en sorte que les personnes fassent attention à ce qui est autour d’eux. Nous les sensibilisons également à la protection de la nature », explique Martial Theviot, accompagné d’un photographe amateur lors de ses visites, Jean-Claude Esnault.

Parmi les visites organisées par Jardin et écotourisme, figure également une sortie consacrée aux chants d’oiseaux, à la botanique. Une visite sera bientôt proposée pour découvrir les plantes dans les rues de Bordeaux.

Armé de son argentique, Kami, un photographe bordelais a couvert de nombreuses manifestations. Il a également tiré de nombreuses personnalités du monde culturel et artistique : Arthur H, Feu Chatteron, Philippe Katerine, Orelsan, Guillaume Meurice entre autres, mais aussi des inconnus.

Avec une vingtaine d’années d’expérience, il est devenu auteur photographe en 2016. Mais quelques mois plus tard, Kami apprend qu'il est atteint de la neuropathie optique de Leber. Ce qui lui fait perdre progressivement la vue en quatre mois, mais qui ne l'empêche pas de continuer à pratiquer la photo ! 

Lui, ce qu’il aime, c'est le portrait : « c’est avant tout une rencontre avant, l’idée est d’immortaliser le moment. Ce qui est aussi intéressant, c’est qu'au fil des ans j’ai noué des liens avec certains artistes. D’ailleurs je continue à photographier par exemple The Liminianas. ». Aujourd’hui Kami se fait aider dans sa pratique de la photo, des amis l’aiguillent lors des shootings, particulièrement au niveau de la lumière ou de l’angle.

Gildas était journaliste dans la presse spécialisée à Paris avant de changer de vie. Il a toujours été attiré par les boutiques hôtel, les lieux atypiques, insolites. Passionné par les vieilles pierres, la décoration mais aussi la cuisine et le bricolage, il cochait toutes les cases pour ouvrir une maison d’hôtes.

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Casa Blanca est conçue comme une grande maison de famille, typiquement bordelaise, sur plusieurs étages avec une vue sur les toits depuis les chambres et une charmante terrasse pour prendre le soleil.  Notre coup de cœur ? Assurément la pièce centrale, salon-salle à manger où il reçoit les voyageurs. Une pièce ouverte sur l’extérieur avec un magnifique jardin d’hiver sous une véranda.

Gildas aime recevoir, raconter l’histoire de sa maison, inviter les voyageurs à découvrir Bordeaux autrement en leur conseillant ses adresses préférées.

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Il faut dire qu’avec son épouse ils testent régulièrement de nouveaux restaurants et racontent leurs expériences dans un joli livret laissé à disposition des clients. Une excellente idée !

En 2007, la ville de Bordeaux avec son riche patrimoine architectural a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Bruno Beurrier de B comme Bordeaux a alors sauté sur l’occasion pour devenir guide conférencier et partager toutes les merveilles qui se cachent dans la ville.

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Il a choisi la capitale girondine parce qu’il est passionné par l’Europe du XVIIIe siècle et Bordeaux est l’une des villes ayant le plus de bâtiments conservés de cette époque. 

Lors de ses visites, il dit souvent qu’il n’est pas possible de changer son patrimoine mais que l’atout d’une découverte se fait par la communication. Il a ainsi travaillé sur sa manière de parler et cherche toujours l’angle le plus insolite pour appréhender un lieu.

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Selon Bruno, tout bon guide doit savoir s’adapter à ses interlocuteurs et surtout aimer partager sa passion. Il apprécie particulièrement découvrir des nouvelles personnes et s’émerveiller devant les beautés de sa ville tout en gardant ses sens en éveil.