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“Faire de la musique est une nécessité pour moi. Quand on n’a pas les moyens d’exprimer ses sentiments avec autre chose, la musique s’impose d’elle-même. C’est ce qui m’a permis de communiquer avec le monde extérieur. Je n’avais pas d’autres outils à ma portée. Cela a été un peu salvateur pour moi”, confie Jordi, la voix de Order89.

Le Bordelais a commencé la musique à 11 ans. Il a eu plusieurs groupes avant de rencontrer Flavien, l’autre moitié d’Order89. Depuis 2018, le duo a sorti trois albums. 

Faire de la musique sans contraintes  

“Créer un album, attendre sa sortie, faire la promo… On a trouvé ce processus assez contraignant et lourd. C’était une véritable charge mentale. On a décidé de ne plus réfléchir à des stratégies et d’être libres de sortir de la musique quand on en a envie.”

C’est donc avec un EP de trois titres, “Des illusions”, que le duo est de retour. Les morceaux sont hypnotiques, intenses, remplis de guitares électriques et de synthétiseurs. Leur référence musicale ? Le groupe anglais Joy Division, actif à la toute fin des années 1970. 

Joy Division comme source d’inspiration  

“Ce que j’aime chez Joy Division, c’est ce sentiment d’urgence qui prédomine dans leur musique. On ressent cette urgence de vivre, de créer… Et il y a aussi ce côté un peu imparfait dans leur son. C’est ce que l’on essaye de transmettre aussi avec Order89”, ajoute Jordi.

Order89 jouera sur scène, cet automne, en Angleterre, en Serbie, ainsi qu’à Rennes et Angoulême.

Situé dans le centre-ville de Bordeaux, le Grand-Théâtre fait partie des lieux touristiques emblématiques. Construit en 1780, il aura fallu sept ans pour concrétiser ce chef-d’œuvre architectural pensé par l’architecte Victor Louis. Aujourd’hui, ce lieu nommé « le plus beau théâtre du monde » est le siège de l’Opéra National Bordeaux.

Diverses représentations s’y tiennent tout au long de l’année : pièces de théâtre, ballets, opéras, spectacles de danse, etc. Mais quelle histoire renferment les murs du Grand-Théâtre ? En quoi ce monument a chamboulé les codes architecturaux des théâtres ? Pour le savoir, l’office de tourisme de Bordeaux organise des visites guidées. Bruno Beurrier, guide-conférencier, en anime certaines. Nous l’avons suivi.

Des volets rouge vif, des rues animées, des piments suspendues aux fenêtres… Bienvenue à Espelette ! Nous sommes en plein cœur du Pays basque et, aujourd’hui, c’est jour de marché. 

Nous partons promener dans les allées du marché couvert. Premier arrêt au stand de Gilbert et Véronique, producteur et productrice de piment d’Espelette depuis une dizaine d’années. “Tout se joue dans le tri des piments”, assure l’homme au béret et au visage souriant. 

Un peu plus loin, voilà Sylvie. Elle fabrique du fromage de vache et des produits au lait cru. Elle travaille avec son mari et l’exploitation sera ensuite reprise par leur fils. “On se tient bien à table, nous les Basques ! Ici, c’est l’authenticité qui prime”, assure-t-elle, sourire aux lèvres.  

Et puis, un peu de nostalgie avec Anaïse, pâtissière passionnée. Ses spécialités ? La biscuiterie à la française et notamment les palmiers qui ramènent nos grands-parents en enfance. Ou encore, sa nouveauté : un cookie au piment d’Espelette.

Située au 125 cours d’Alsace-Lorraine, dans le centre-ville de Bordeaux, Info Jeunes Bordeaux existe depuis une vingtaine d’années. Il fait partie d’un réseau national de plus de 1 100 structures, qui a pour mission de renseigner, du collégien à l’étudiant, en passant par le jeune salarié et le demandeur d’emploi. Les sujets abordés ici sont divers : la mobilité, le social, le droit, l’orientation, le logement, etc.

Parmi les missions, il y a également l’aide au développement de projet. C’est donc dans cette démarche qu’Info Jeunes Bordeaux a créé un tiers-lieu jeunesse : le 125. Ouvert tous les jours, 24h/24h, l’accessibilité se fait sur réservation. Et il y a de la place : 800 m², répartis sur quatre niveaux.

Lucie Tesson, chargée d’information jeunesse à Info Jeunes Bordeaux, nous fait visiter.

Nous posons nos valises au Seignanx, territoire à la croisée de plusieurs cultures. Il regroupe plusieurs communes du sud des Landes comme Ondres, Biarrotte ou encore Tarnos, mais se situe dans le bassin de vie Bayonne-Anglet-Biarritz.  

Un compromis idéal pour celles et ceux en recherche de nature tout en ayant la bougeotte. Car ici, les journées plage et vélo en forêt peuvent succéder à des virées touristiques sur la magnifique Côte basque.  

L'office du tourisme de Tarnos / Ondres - seignanx.com
seignanx.com

Nous avons ainsi rencontré Jérôme, responsable de l’office de tourisme du Seignanx. Un établissement original puisqu’il est aussi un tiers-lieu – un lieu d’accueil pour les touristes, les locaux et les associations. Un espace chaleureux, “comme à la maison”, qui fait aussi office de coworking et de boutique.

La sirène est un être marin mythique, souvent cité dans les contes et les légendes. Cette créature est actuellement érigée en emblème des océans dans l’exposition « Sauvons les sirènes », visible au Musée Mer Marine de Bordeaux jusqu’au 12 octobre.

Cet accrochage d’œuvres de sept artistes, essentiellement composé de peintures, est à la fois poétique et engagée dans la sensibilisation à la protection du milieu marin et de sa biodiversité. « Sauvons les sirènes » est le prolongement d’une journée de ramassage de déchets sur les plages, initiée par le musée et Maud Le Car. La triple championne de France de surf est par ailleurs artiste et fondatrice de l’association Save la Mermaid, qui lutte contre la pollution des océans.

Marie-Pierre Esposito, la commissaire d’exposition, nous fait une visite guidée.

C’est un site unique, majestueux, vertigineux : les Pans de Travassac, situés à Donzenac en Corrèze. L’occasion d’admirer des parois d’ardoises noires, d’une cinquantaine de mètres de haut. Cette architecture est le fruit d’un humain, qui a débuté, il y a 400 ans, avec l’exploitation de cette carrière d’ardoises. Vue d’en haut, il est possible d’y voir des mini-murailles, en parallèle les unes des autres, et la nature qui reprend sa place.

Des ardoisiers travaillent par ailleurs toujours sur place. Les visites organisées sont ainsi l’occasion de les voir s’affairer. Environ 40 000 personnes se pressent chaque année pour explorer le site, ouvert d’avril à novembre. Laurence Vialle, responsable du site touristique et guide, nous raconte l’histoire des Pans de Travassac et les spécificités des lieux.

Pratique. De juillet à août, des départs pour les visites sont programmés toutes les 30 minutes.

« Je cultive des plantes médicinales que je transforme pour faire des tisanes, baumes, produits cosmétiques, eaux florales, mélanges aromatiques, huiles de soin, bouquets séchés… 100% naturels et bio ! » déclare Joséphine Grousset. Elle est en plein débroussaillage quand la retrouvons dans son champ de 2500 m2 qu’elle loue à un maraîchers à la retraite.

Au fil de la visite, elle nous apprend qu’à l’origine, « ça nourrissait tout Bordeaux ici ». La pomme de terre d’Eysines, vous connaissez ? Le paysage a depuis bien changé. Les patates ont été remplacées par des habitations. Il ne reste aujourd’hui que quelques maraîchers dans la commune, qui cultivent majoritairement en bio. Ce coin de nature préservé voit passer ceux qui préfèrent se procurer des fruits et légumes en circuit court.

Joséphine produit sur son terrain une trentaine de variétés : lavande, hysope, verveine, bleuets, mélisse, camomille mais aussi de l’immortelle. « Je ne suis pas réfractaire aux médicaments, mais les plantes peuvent éviter certaines prises en prévention », précise-t-elle. Joséphine a enclenché cette nouvelle vie près de la nature au retour d’un voyage. De sa vie d’avant dans l’immobilier, elle n’envie rien, « sauf peut-être le salaire », ironise-telle.

Ses plantes médicinales sont vendues dans quelques enseignes bio de Gironde, ou sur son site Internet. Elle est également présente sur les marchés locaux.

Garder une trace du passé, ne pas l’oublier, pour ne pas effacer la mémoire des opprimés. C’est en partie le rôle des archives. Garder, conserver, classer pour ne pas faire fi de ce qui est révolu. Ainsi, pour concrétiser cette fonction, les Archives de Bordeaux Métropole proposent des résidences d’artistes qui choisissent de matérialiser des documents classés.

C’est ce qu’a fait Capucine Vever, artiste plasticienne, qui a fait le choix de parler du passé du fleuve qui traverse Bordeaux : la Garonne. Elle propose ainsi deux œuvres, “Les Ducs d’Alvaa” et l’œuvre sonore polyphonique “Les Troubles de la Garonne”. Elles ont toutes les deux été réalisées autour d’une thématique commune : les injustices portées par ce cours d’eau. Un fleuve qui a vu de nombreuses persécutions et qui, pourtant, n’en garde aucune trace visible. 

Au XVIIIᵉ siècle, les rives n’étaient pas encore bétonnées et surélevées. Les abords de la Garonne étaient alors à ras des habitations. Les quais de Bordeaux ressemblaient donc davantage à un port commercial qu’à un espace pour les piétons, tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Certains documents d’archives utilisés pour la réalisation de ces deux œuvres témoignent de la place déterminante que le fleuve, en tant qu’axe de transport, a joué dans le développement de la ville, à la fin du XVIIIe siècle, via le commerce triangulaire. Par le commerce triangulaire, Bordeaux a en effet approvisionné une grande partie de l’Europe en café, cacao, sucre, coton et indigo, jusqu’à devenir le premier port français et le deuxième mondial après Londres. 

Les troubles de la Garonne et les Ducs d’Alvaa

À travers son œuvre sonore polyphonique “Les Troubles de la Garonne”, Capucine Vever met en musique et en parole, par la voix de Bénicia Makengélé, des textes issus des archives, en mémoire à ce passé qu’il ne faut pas oublier. L’interprétation des documents d’archives par la voix se fait l’écho d’histoires individuelles et micro-récits de personnes ayant eu recours ou subi la traite négrière. 

L’œuvre “Les Ducs d’Alvaa”, quant à elle, est constituée de 11 colonnes en terre cuite émaillée au limon de la Garonne, imitant les poteaux d’amarrage appelés “Ducs-d’Albe”. Ce terme fait référence à une période d’oppression au XVIe siècle, lorsque Fernando Alvarez de Toledo fut à l’origine d’une répression sanglante contre les protestants. Durant la révolte des Pays-Bas qui s’ensuivit, les marins hollandais lançaient les amarres contre les pieux en criant « Duc d’Alvaaa » imaginant, par vengeance, qu’ils enroulaient le cou du duc espagnol.

Les deux créations de Capucine Vever sont à retrouver au Jardin Botanique pour les “Duc D’alvaa” et aux Archives de Bordeaux Métropole pour “Les Troubles de la Garonne.

Le CEDEF (Cercle des Enfants Des Entreprises Familiales) est une association loi 1901 d’intérêt général. C’est le seul réseau en France dédié aux enfants dirigeants d’entreprises familiales. Il leur offre un cadre pour échanger et se préparer à la transmission. Elle est particulière en cela que repreneur et successeur sont aussi enfant et parent ! Le CEDEF les accompagne dans leur transition. Il s’appuie pour cela sur un réseau d’experts et de dirigeants engagés : avocats d’affaires, notaires, spécialistes RH, banquiers, etc.

Lucia DUMAS est responsable du CEDEF en Gironde. Elle nous explique que les entreprises familiales représentent plus de la moitié des PME et ETI en France. Ce que l’on sait également peu, c’est qu’elles emploient 15 millions de personnes et génèrent 60 % du PIB.

Or un tournant décisif s’annonce : dans les 10 prochaines années, 50 % des entreprises familiales devront être transmises. Cela du fait de l’âge de leurs dirigeants.

Pour accompagner ce passage de relais et assurer la pérennité des entreprises familiales, le CEDEF mobilise dans chaque département. C’est bien sûr réservé aux successeurs d’entreprises familiales. Ces cercles permettent aux jeunes repreneurs d’aborder en toute confidentialité les défis de la transmission : enjeux relationnels, affectifs, stratégiques et patrimoniaux. Les échanges entre pairs font émerger les bonnes questions et les points de vigilance. Ils font engager aussi les premières pistes d’action pour poser les bases d’une succession réussie, sereine et durable.

Lucia Dumas rappelle les mots du président du CEDEF,  Alain MOY : « La transmission, c’est bien plus qu’une affaire de chiffres. C’est une histoire de sens, d’émotions et de relations humaines ». 

Depuis près de 30 ans, La Petite Académie initie les enfants à l’art à travers des ateliers de peinture, de sculpture, de théâtre ou de dessin. Accessible dès 4 ans, l’approche mise sur le plaisir de créer, sans esprit de compétition. Elle propose un parcours artistique à destination des enfants dès 4 ans : cours hebdomadaires (dessin, peinture, sculpture, parfois manga, BD, stylisme ou théâtre selon les académies), stages pendant les vacances scolaires, mercredis ou samedis créatifs, anniversaires clé en main et ateliers parents‑enfants.

Les élèves s’inspirent ici des grands maîtres, travaillent sur des thématiques variées chaque mois et repartent fiers de leurs créations.


Par ailleurs, selon le psychiatre Rainer Matthias Holm-Hadulla, la créativité stimule le développement émotionnel, cognitif et social. Elle repose ainsi sur un équilibre entre rigueur et spontanéité, propice à la confiance en soi et à la résolution de problèmes. De ce fait, favoriser la créativité offre aux enfants les outils pour mieux se connaître, s’exprimer et grandir sereinement.

Écoutez notre reportage en immersion au sein de La Petite Académie de Bordeaux, aux côtés de Mathilde, sa directrice enjouée et solaire, et Carole, animatrice qui regorge de créativité à partager aux petits et aux grands.

Diplômée d’une maîtrise en Histoire médiévale, rien ne prédestinait Amandine Neusy, bordelaise, à se tourner vers la cuisine. Pourtant, elle a décidé d’opérer une reconversion professionnelle en se formant à la pâtisserie pour vivre de sa passion. Au fur et à mesure de son cheminement, elle a décidé de davantage se spécialiser en devenant artisane-glacière et chocolatière-confiseuse.

Elle a ainsi créé Sherbete, une entreprise qui correspond à ses valeurs. Amandine y fabrique des glaces et sorbets avec des produits locaux et d’origine végétale. Elle vend ses productions à bord de son triporteur, qui oscille entre le bleu ciel et le vert menthe. L’artisane-glacière donne notamment rendez-vous deux fois par semaine au Parc Bordelais.

Les badauds peuvent alors découvrir différents parfums, dont certains sortent de l’ordinaire – coquelicot, coco yuzu local, canelé, citron vert infusé à la rose, fraise-jasmin… Amandine Neusy veut ainsi titiller les papilles gustatives de sa clientèle et élargir son palet gustatif. Nous sommes allés à sa rencontre pour tout savoir de sa vision du métier et de son processus créatif.

Cette interview a été réalisée en partenariat avec le média impact.info. Vous pouvez la retrouver en intégralité ici.

Ce média a été fondé par Impact Partners et AirZen Radio, afin de mettre en lumière la parole de celles et ceux qui veulent faire bouger les lignes au sein de leur entreprise… mais pas que !

Rendez-vous sur impact.info pour découvrir les nombreux témoignages.

Tel un phénix qui renaît de ses cendres. Abandonné pendant seize années, le Château Descas à Bordeaux a repris vie sous l’impulsion d’Éric Abidat, scénariste et metteur en scène. Il a en effet souhaité faire de ce joyau architectural du XIXᵉ siècle, un lieu dédié à la culture et à l’expression artistique. Il lui aura fallu plus de deux ans de travaux et 3 millions d’euros, sans subventions, avec son agent artistique et associé, pour que ce lieu devienne le Château Théâtre Descas.

 Château Théâtre Descas.
Le Château Théâtre Descas/ Crédit Château Théâtre Descas.

Le résultat est une salle de concert de 600 places avec des fauteuils en velours rouge, une ambiance feutrée, de la moquette rouge, un parquet qui craque. Des éléments qui peuvent rappeler les théâtres parisiens. Ce lieu sert aussi bien à des séminaires d’entreprise, mais aussi à l’accueil d’une programmation culturelle et artistique hétéroclite et accessible au public, particulièrement aux Bordelais : stand-up, concert de musique classique, DJ set…

Par ailleurs, Éric Abidat, à la vision avant-gardiste, a souhaité donner une place de choix aux nouvelles technologies en installant d’immenses écrans LED. Le but est alors de proposer une expérience live immersive, à l’image du concert « Au-delà des légendes. Le fondateur et repreneur nous fait visiter les coulisses.

Situé à Lormont, au nord de Bordeaux, le château Les lauriers a été construit pour Moïse Henri Gradis, historien, juge au tribunal de commerce et président du consistoire israélite de Bordeaux, en 1860. Peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le château est abandonné par son héritier, Gaston Gradis, obligé de quitter la France, tout en restant propriétaire du domaine.

La Caisse primaire centrale de la Sécurité sociale s’en porte alors acquéreur en 1948 pour y installer, dès 1951, une maison de repos et de convalescence pour femmes. C’est en 1989 que le château accueille le Musée national de l’Assurance maladie, abritant ainsi plusieurs salles dédiées à l’histoire de la construction de notre système de protection sociale; de l’Antiquité à nos jours.

Visite guidée et immersive avec Emmanuelle Saujeon Roque, directrice du musée.

Des siècles après avoir été révélée, la pensée de Montaigne résonne encore aujourd’hui. Né en 1533, cet érudit a su faire de sa philosophie une véritable marche à suivre, et ce, même des siècles après l’avoir divulguée. Cette notoriété, au-delà des actions qu’il a menées en tant que maire de Bordeaux, il la doit à la sortie des “Essais”, en 1608.

Dans cette œuvre majeure, il traite de nombreux sujets sans ordre apparent : médecine, arts, livres, affaires domestiques, histoire ancienne, chevaux, maladie… Faisant part ainsi de sa réflexion, qui évolue au gré de sa vie. Ainsi, sa pensée, aux contours anticonformiste et véritablement contemporaine, a su résonner et inspirer pendant de nombreuses années. Les Essais” se divisent en trois tomes (ou livres) pour un total de 107 chapitres.

Au sein de la bibliothèque municipale Mériadeck, à Bordeaux, se trouve l’ouvrage original, entièrement annoté par Montaigne, dit “Exemplaire de Bordeaux”. Il a récemment été inscrit dans le prestigieux registre “Mémoire du Monde de l’UNESCO”. Un fac-similé est exposé au sein de la Station Montaigne, au sein de l’établissement ou une exposition permanente a lieu. 

Rencontre avec le conservateur du patrimoine Matthieu Gerbault. 

Dirigée par des vétérinaires expérimentés, Ceva s’est donnée pour mission de fournir des solutions de santé pour tous les animaux. Elle vient par ailleurs d’inaugurer son nouveau siège social. Ses productions sur 32 sites dans le monde sont principalement des vaccins, des produits pharmaceutiques et des équipements et services. L’entreprise est indépendante, car majoritairement détenue par ses salariés.  

Forte de plus de 7 000 collaborateurs répartis dans 47 pays, Ceva Santé Animale s’efforce de concrétiser sa vision en tant qu’« entreprise One Health » (une seule santé ). Elle réalise un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros et vient d’être valorisée à plus de 9 milliards.

Véritable vitrine internationale du groupe, le nouveau siège social est un bâtiment circulaire impressionnant. Implanté en pleine nature, au cœur du territoire girondin, il réaffirme d’abord l’ancrage territorial de Ceva Santé Animale. Ensuite, il incarne son ambition en matière de croissance et de développement durable.

Le docteur Marc Prikazsky, président, la directrice du projet Marie-Dominique Piccoli et le directeur de l’exploitation du bâtiment nous partagent avec fierté les caractéristiques de ce vaisseau amiral du groupe. Groupe qui réalise 90% de son chiffre d’affaires à l’international.    

Un bâtiment moderne impressionnant

Avec 1 300 m² de toiture jardin, le bâtiment s’intègre naturellement dans le paysage. Il se veut un refuge pour la biodiversité. Dès sa phase de conception, un audit environnemental a permis d’intégrer la préservation d’espèces locales. Notamment le chardonneret élégant, la loutre d’Europe et le lézard vert occidental. Ainsi, plus de 100 espèces sont aujourd’hui recensées. Le site est en cours de certification BREEAM Very Good. Il se distingue également par son autonomie énergétique complète, assurée par la géothermie et par 4 500 m² de panneaux photovoltaïques.

Au début du projet, des ateliers de coconstruction ont été organisés avec les salariés. Cela pour identifier les besoins et repenser les usages. Cela a permis d’imaginer un cadre de travail en adéquation avec les besoins de chacun. Cette démarche collaborative a permis de faire émerger un lieu vivant et fonctionnel, résolument tourné vers l’innovation.

Ils ont longtemps été les repères des marins en mer. Certains le sont encore. Les phares sont ces tours géantes, qui jalonnent et surplombent les littoraux. Il en existe aujourd’hui 220 en France hexagonale et ultramarine. Parmi eux, 95 sont classés monuments historiques.

C’est le cas du Phare de La Coubre, à La Tremblade, en Charente-Maritime. Il est d’ailleurs le plus haut phare charentais. L’édifice est reconnaissable à son damier rouge et blanc en bas de sa structure, et au rouge qui cercle son sommet.

Gravir ses 300 marches permet d’avoir une vue panoramique sur la forêt de La Coubre, l’estuaire de Gironde, les dunes. Chaque année, environ 75 000 visiteurs se pressent pour visiter ce site patrimonial, datant du XIXe siècle. Alors, quelles sont les particularités de ce phare ? Comment fonctionne-t-il ? À quoi sert-il ? Damien Joussemet, le responsabledu site, nous fait une visite.

Cet été, nous vous emmenons en vacances à la rencontre de celles et ceux qui illuminent cette période particulière de l’année. Frédéric Guénand est maître glacier et créateur de Tonton Maboule, à La Rochelle.

Ses glaces artisanales, aux saveurs authentiques et parfois surprenantes, sont fabriquées avec amour et humour. Et ce nom si décalé ? “On a fait un brainstorming un peu alcoolisé avec ma famille et mes amis, on a sorti 150 noms potentiels et c’est celui-là qu’on a retenu”, raconte-t-il en riant.

Un grain de folie que l’on retrouve dans ses parfums originaux, son accueil chaleureux et son envie sincère de faire plaisir.

L’enfance est à l’honneur au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Jusqu’au 3 novembre est exposée “Sage comme une image ? L’enfance dans l’œil des artistes 1790-1850”. Cet événement est coorganisé par les musées de Tessé, du Mans, et du Louvre, à Paris.

En préambule de l’exposition, un accrochage de plusieurs œuvres : “Récits d’enfance“. Celui-ci est une exposition à voir et à écouter. Le projet est mené par Isabelle Beccia, docteure en histoire de l’art. La commissaire a ainsi organisé des ateliers d’écriture autour du thème de l’enfance, avec les patients et soignants du Centre Hospitalier de Cadillac (Gironde), les résidents et les seniors du Centre Ressources de l’EHPAD Grand Bon Pasteur, à Bordeaux.

Pourquoi travailler sur cette thématique ? Comment l’enfance est représentée ? Qu’est-ce que cela raconte ? Isabelle Beccia nous fait visiter.