Près de Paris, ils fabriquent des instruments avec de la récup’

Une flute creusées dans un tube, un xylophone obtenu avec des rails de faux plafond ou encore une guitare-raquette…. Bienvenue aux ateliers de luth’inouies’, à Montreuil. Rencontre avec le trio Somoho.

Podcast

Peut-on faire de la musique avec n’importe quoi ?

1 - Peut-on faire de la musique avec n’importe quoi ?

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Parcourez l’instrumentarium du trio Somoho

2 - Parcourez l’instrumentarium du trio Somoho

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Les ateliers Luth’inouies, proposés par le trio Somoho

3 - Les ateliers Luth’inouies, proposés par le trio Somoho

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Ils sont un peu les Géo Trouvetou de la musique. Alain Guazzeli, Richard Cailleux et Nicolas Meluk forment Somoho, un trio musical qui crée ses instruments de musique, en joue et transmet sa vision de la musique via divers ateliers à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

A N N O N C E

Alain Guazzelli a une volonté : rendre la musique accessible à tous en utilisant les objets du quotidien, en favorisant la récupération. Tout ce qui traine autour de nous émet un bruit, est-ce un son exploitable ? Comment ? Dans quel genre de musique pourrait-il intervenir ? Voilà les questions auxquelles il trouve parfois des réponses comme cette batterie composée de moule à gâteau, de tôle, d’une marmite, d’une caisse de ventilation et de vieilles cymbales.

« Au son, on est très proche d’une batterie ordinaire, seulement rien de neuf a été utilisé », explique le musicien. Et ce savoir, ils le transmettent via des ateliers.

Les ateliers de création et de jeu

Cammile Tribet/AIrZen Radio

Il y a une représentation de fin d’année ce jour-là. Michèle et Nathalie viennent jouer ce qu’elles ont appris ces dernières semaines. Elles s’installent derrière des bidons bleus qui font office de percussions. « Je ne suis pas du tout musicienne, donc j’ai demandé un petit rôle ! »

Chercheuse à l’Inserm, Michèle trouve un intérêt tout particulier à jouer des instruments recyclés : « Déjà, on a moins de pression et puis c’est ma fille qui m’a sensibilisée à la seconde main, aux questions environnementales et je trouve ça formidable de transposer ça à la musique ».

Nathalie semble dans son élément, impatiente que la représentation commence : « J’ai déjà ramené des touches de clavier pour faire des maracas, j’aime l’idée de récupérer pour réutiliser », confie-t-elle.

Et vous, avant de jeter vos objets, vérifiez-vous comment ils sonnent ?