La pollution lumineuse accélère l’arrivée du printemps en ville

Une étude publiée dans la revue Science, le 25 novembre, révèle que les éclairages nocturnes des villes accélèrent la période de développement et la floraison des végétaux.

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La pollution lumineuse accélère l’arrivée du printemps en ville

1 - La pollution lumineuse accélère l’arrivée du printemps en ville

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Le bourgeonnement des arbres, le retour du feuillage ou encore l’ouverture des fleurs sont modifiés. Ce constat est le résultat de la chercheuse Lin Meng de l’Université Berkeley à San Francisco. Elle met en cause les éclairages nocturnes des villes (lampadaires, panneaux publicitaires, les devantures) dans la provocation de ces phénomènes. La lumière constante affecte le cycle naturel jour-nuit du développement des plantes, les empêchant ainsi de se régénérer correctement durant la saison hivernale, et rend les végétaux incapables de jouer leur rôle d’absorption des gaz carboniques présents en ville.

En 2014, un rapport de la NASA avait démontré que la luminosité de certaines zones urbaines des États-Unis augmente de 30 à 50 % au cours des semaines entre Thanksgiving et le jour de l'An, et ce phénomène tend à s’amplifier. Selon la chercheuse, le nombre croissant de ces éclairages publics provoque des différences de températures de près de 3°C entre les zones urbaines et rurales.

En France, l’ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergié) estime que la puissance fournie pour les illuminations de fêtes de fin d’année avoisine les 1 300 Mégawatts , soit l’énergie délivrée par une tranche nucléaire à pleine puissance.

Bon à savoir, l’éclairage public correspond à 41 % de la consommation d’électricité des communes et émet 670 000 tonnes de CO2 par an.

La loi interdit que les devantures des commerces restent allumées entre 1 heure et 6 heures du matin. Toutefois, cette réglementation n’est pas très bien respectée, malgré le gaspillage d’énergie évident que cela représente.