La bio dans le monde : à Madagascar, la forêt comestible

L’agriculture biologique peut-elle être une solution pour les pays les plus pauvres du monde ? Les résultats le prouvent à Madagascar, selon Bounah Fabiola Bouisson et son association Tsiky Solidarité.

Podcast

Pourquoi la bio est une solution pour Madagascar ?

1 - Pourquoi la bio est une solution pour Madagascar ?

02:17

Plus de 4000 Malgaches aidés par la bio avec Tsiky Solidarité

2 - Plus de 4000 Malgaches aidés par la bio avec Tsiky Solidarité

04:18

L’agriculture biologique, un soutien pour l’autosuffisance malgache

3 - L’agriculture biologique, un soutien pour l’autosuffisance malgache

04:18

Basée à Niort mais œuvrant à Madagascar, l’association Tsiky Solidarité a développé l’agriculture biologique pour “la cantine scolaire que nous avons créée, en 2016, et aussi en voyant la crise alimentaire et la pauvreté qui se développe”, décrit sa présidente Brunah Fabiola Bouisson.

A N N O N C E

Cette agriculture a pris la forme d’une “forêt comestible”, comme l’appelle Brunah Fabiola Bouisson qui précise que “ce sont des vergers dans lesquels on peut cultiver des cultures à cycles courts qui peuvent rapporter de l’argent aux paysans au bout de quatre mois. Le verger donnera dans quatre ans des compléments de revenus aux familles et à l’association des femmes agricultrices”.

Plantation en hydroponie

Cette forêt est un système qui permet de lutter contre la baisse de la pluviométrie qui a en partie changé l’agriculture. En effet, “les côtes de Madagascar ouest et sud ont de l’eau seulement quand le cyclone passe, indique la présidente de Tsiky Solidarité. Avant, il y avait six mois de pluie, maintenant l’Ouest a quatre mois et quasiment rien au sud.”

Ce changement climatique a poussé la population à reboiser. En plus de ses actions de lutte contre l’illettrisme et le travail des enfants, Tsiky Solidarité a multiplié les propositions agricoles allant jusqu’à développer un système de plantation d’herbe en hydroponie pour pouvoir nourrir le bétail.

Elle rappelle que “Madagascar était un grenier alimentaire. Aujourd’hui, le pays importe 500 000 tonnes de riz pour pouvoir combler les manques de la population. Mais Madagascar peut être en autosuffisance, ça demande un engagement de chacun : associations, ONG, État et habitants.” Avant d’ajouter : “Si notre exemple pouvait être mis ailleurs, on serait ravis !”