Ile-de-France : le ticket de métro parisien tire sa révérence

Après plus de 120 ans de bons et loyaux services, le ticket de métro parisien en papier disparaît. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce petit bout de carton.

Podcast

Les différentes utilisations du ticket de métro

1 - Les différentes utilisations du ticket de métro

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Le métro, une passion pour Grégoire Thonnat

2 - Le métro, une passion pour Grégoire Thonnat

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L’histoire du ticket de métro parisien

3 - L’histoire du ticket de métro parisien

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Exit le ticket de métro parisien. Après plus de 120 ans d’histoire, le ticket de métro francilien cartonné tire sa révérence. La RATP souhaite le remplacer par des moyens plus modernes, dématérialisés, plus écologiques. Désormais, ce ticket, c’est une carte, le passe Navigo, mais aussi votre smartphone.

Vous pouvez en effet payer par SMS ou directement via votre téléphone mobile. Face à la technologie, le ticket papier est donc remisé. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce petit bout de carton. Une histoire passionnante, expliquée par Grégoire Thonnat, auteur du livre « Petite histoire du ticket de métro parisien », paru aux éditions Télémaque.  

A N N O N C E

Un ticket de métro devenu un objet du quotidien, de marque-page à outil de drague où l’on griffonnait son numéro de téléphone, à une époque où les portables n’étaient pas encore aussi présents dans nos vies. Le ticket de métro est aussi devenu une arme, symbole de la résistance sous la France occupée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Trois tarifs au début

« Au début, il n’y avait que trois tarifs et trois couleurs différentes de ticket, explique Grégoire Thonnat. Trois tarifs : première classe, deuxième classe et un billet d’aller-retour. Il faut attendre 1930 pour qu’il y ait un 4e tarif, un tarif réduit pour les mutilés de guerre. » L’autre tarif réduit, pour les familles nombreuses, ne sera lui mis en place qu’en 1948.

En 1941, en pleine Seconde Guerre mondiale, le métro parisien connaît un pic de fréquentation avec plus d’un milliard de voyageurs transportés, ce qui oblige la régie de l’époque à créer une carte hebdomadaire du travailleur. Un titre de transport, qui est alors valable pour sept voyages, aller le matin et retour le soir, c’est en quelque sorte l’ancêtre de la carte orange. Suivra dans les années 60 la carte hebdomadaire des étudiants.

En 1975, apparaît la première carte Orange, destinée à la base aux travailleurs, qui permet pendant un mois de voyager de manière illimitée sur le réseau francilien. Le succès est immédiat, non pas auprès de travailleurs, mais du grand public qui s’emparera de cette carte pour découvrir la région, explique Grégoire Thonnat.