Elle veut créer un refuge pour les renards inaptes à la vie sauvage

Carine Gresse a fondé "le Clos des Renardises" en 2020 en Dordogne avec pour objectif de faire changer l’image de nuisible qui colle à la peau des renards. D’ici fin 2022, l’association ouvrira un refuge destiné à ces animaux.

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Dordogne : elle veut créer un refuge pour les renards inaptes à la vie sauvage

1 - Dordogne : elle veut créer un refuge pour les renards inaptes à la vie sauvage

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Halte aux préjugés sur les renards : la mission du Clos des Renardises

2 - Halte aux préjugés sur les renards : la mission du Clos des Renardises

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Le projet de refuge

3 - Le projet de refuge

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Concurrents illégitimes des chasseurs, vecteurs de maladies comme la rage ou encore pilleurs de poulaillers … En France les renards traînent depuis toujours une image de nuisible. C’est pour faire changer les mentalités que Carine Gresse, assistante vétérinaire de formation, a décidé de fonder le “Clos des Renardises”

Depuis deux ans cette association installée en Dordogne a pour mission d’étudier et de faire partager ses connaissances autour du renard roux. Un animal “méconnu”, dont la réputation de nuisible empêche le grand public de voir les services qu’il animal rend à la nature. « Les renards ont un rôle très important » explique Carine. « Ils régulent par exemple la population de rongeurs et empêchent la propagation de certaines maladies comme la maladie de Lyme ». 

“Sorte de sanctuaire”

Autre constat dressé par Carine qui a longtemps travaillé dans des centres de soins : l’image de nuisible du renard lui fait perdre toutes ses chances de survie lorsqu’il est blessé dans la nature. Si un humain le renverse en voiture par exemple ou alors recueille un renard blessé pour une tout autre raison, ce dernier sera euthanasié, car il n’existe pas de centre spécialisé capable de recueillir ces animaux une fois qu’ils ne peuvent plus retourner à l’état sauvage.

C’est la raison pour laquelle l’association va renforcer son action d’ici fin 2022 en ouvrant un refuge. « Ce sera une sorte de sanctuaire » décrit Carine. « L’idée n’est pas de prélever des renards en bonne santé qui peuvent vivre dans la nature ni d’en faire un parc animalier. Le centre d’ailleurs ne se visitera pas. Il accueillera simplement des « gueules cassées », des renards qui auraient été voués à l’euthanasie car incapables de retourner vivre à l’état sauvage ».

Une seconde chance pour ces animaux dont la captivité sera valorisée et servira de base pédagogique à l’association grâce notamment à des caméras placées dans leur enclos. Ouverture prévue d’ici l’été à l’automne 2022.