Sécheresse : adopter les bons gestes pour sa piscine et préserver nos ressources en eau

Christophe Duhamel· 26 juillet 2026 à 16:16

Piscine, jardin, pelouse : voici les départements concernés par les restrictions d'eau. Consommez responsable et évitez les amendes !

Chaque geste compte pour protéger nos nappes phréatiques tout en continuant de profiter de la belle saison !

Onze départements en simple alerte : piscines et pelouses déjà sous surveillance

Onze départements sont désormais placés en seuil d'alerte, parmi lesquels le Nord, le Pas-de-Calais, la Seine-Maritime, le Var ou la Guadeloupe. Ce statut, le moins sévère de l'échelle sécheresse, impose déjà des règles strictes sur l'eau des particuliers et des professionnels.

Remplir ou vider une piscine privée de plus d'un mètre cube y est interdit, sauf pour une remise à niveau ou un premier remplissage. Cette exception protège les propriétaires qui viennent tout juste d'installer leur bassin cet été.

L'arrosage des espaces verts reste globalement proscrit, à l'exception des jeunes plantations. Pour les terrains de sport, massifs et potagers, l'eau ne peut couler qu'en dehors du créneau 11 h-18 h, quand l'évaporation est la plus forte.

Vingt-et-un départements en alerte renforcée : l'arrosage d'agrément totalement stoppé

Vingt-et-un départements montent d'un cran, dont l'Isère, la Savoie, le Rhône, les Bouches-du-Rhône ou le Val-d'Oise. Les mêmes règles s'appliquent aux piscines privées, mais l'arrosage des jardins d'agrément passe cette fois d'une simple limitation à une interdiction totale.

Les jardins potagers échappent partiellement à la règle : ils peuvent encore être arrosés tôt le matin ou en soirée, avant 11 h et après 18 h. Une tolérance pensée pour préserver les cultures vivrières sans gaspiller l'eau en pleine chaleur.

Cinquante-huit départements en crise : seuls les usages vitaux restent autorisés

Cinquante-huit départements sont classés en seuil de crise, le niveau maximal de l'échelle sécheresse. C'est le cas de la Gironde, du Gard, de la Dordogne, du Loiret ou encore de la Haute-Garonne, entre autres territoires du grand Sud-Ouest et du Centre.

Dans ces territoires, seuls les prélèvements prioritaires restent tolérés : santé, sécurité civile, eau potable et salubrité publique. L'irrigation des cultures, l'arrosage des espaces verts et celui des jardins particuliers sont intégralement suspendus, sans aucune exception horaire.

Le remplissage des piscines privées reste proscrit sans exception dans ces zones en crise. Pour les bassins publics, une autorisation préalable de la préfecture devient obligatoire avant toute mise en eau, remise à niveau comprise.

Jusqu'à 1 500 euros d'amende : des contrôles qui se durcissent sur le terrain

Le non-respect de ces règles expose à une amende pouvant atteindre 1 500 euros, que ce soit pour le remplissage d'une piscine ou un arrosage prohibé. En cas de récidive, la sanction grimpe jusqu'à 3 000 euros pour les particuliers comme pour les professionnels.

Cette carte évolue presque chaque semaine selon la pluviométrie et les décisions préfectorales. Début juillet, la quasi-totalité des départements métropolitains étaient déjà concernés par au moins une mesure, un signe de la tension durable sur les nappes phréatiques cet été.


Pour connaître les restrictions dans votre département, consultez le site VigiEau.