Sapar, la marque de seconde main qui revalorise nos vêtements

Marc Minart et Ariane Renaud-Brûlé ont décidé de se lancer dans le vêtement de seconde main. Ils collectent à domicile ceux dont vous ne voulez plus et les mettent au goût du jour pour les vendre.

Podcast

Sapar : tous les vêtements déjà disponibles ont une utilité

1 - Sapar : tous les vêtements déjà disponibles ont une utilité

02:11

Les fondateurs de Sapar veulent en faire une marque à part entière

2 - Les fondateurs de Sapar veulent en faire une marque à part entière

04:04

Sapar, la marque de seconde main qui revalorise nos vêtements

3 - Sapar, la marque de seconde main qui revalorise nos vêtements

08:15

On le sait, l’industrie de la mode est l’une des plus pollueuses. Selon l’ADEME, l’Agence de la transition écologique, le textile est le troisième secteur le plus consommateur d’eau dans le monde derrière la culture du riz et du blé. Conscients de ces chiffres et des enjeux environnementaux, Marc Minart et Ariane Renaud-Brûlé ont décidé de quitter leur carrière dans la communication pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Les associés ont ainsi lancé, début novembre, leur marque de seconde main : Sapar.

Leur concept ? Ils collectent tous les vêtements que vous ne souhaitez plus porter à domicile à l’aide de leur vélo-cargo électrique. C’est sur rendez-vous et pour le moment qu’à Bordeaux. En échange, ils donnent des bons de réduction pour acheter sur leur boutique en ligne. Par la suite, les habits donnés sont triés, lavés, repassés et retravaillés dans un atelier bordelais par une styliste et une couturière, puis vendus. Il y a aussi une collection de vêtements créée avec des patrons de la marque Sapar.

Marc Minart et Ariane Renaud-Brûlé ont lancé leur marque début novembre à Bordeaux. Ils collectent à domicile les vêtements dont vous ne voulez plus, les mettent au goût du jour pour les vendre.

« Quand on a commencé les collectes, on a pu se rendre compte qu’il y a encore des étiquettes des vêtements. C’est pour dire à quel point on surconsomme. D’ailleurs, 70% de notre garde-robe n’est pas portée, et c’est vrai qu’on porte finalement toujours les mêmes vêtements. On s’est dit qu’il fallait capter ça », explique le cofondateur.

Tout se transforme

Il constate d’ailleurs que certaines personnes ont envie de changer leur façon de consommer, mais rencontrent des difficultés avec la multitude de publicités des marques de première main. Bien qu’il existe de solutions de seconde main, comme les dépôts vente et sites de revente, les fondateurs de Sapar voulaient passer au stade au-dessus.

Par ailleurs, selon Marc Minart, tous les vêtements déjà disponibles sont utiles. « Certains que l’on reçoit sont en fin de vie, mais on peut toujours les recycler. Par exemple, il y a des entreprises dans le bâtiment qui font de l’isolation. Il y a une telle tension avec les matières premières que, si on se projette dans les années à venir, l’enjeu sera de bien collecter ces matières-là. On n’est pas inquiets par rapport à ça, il y a des innovations. On pense que ça va être une opportunité. »