Selon un récent sondage Harris Insteractive pour l’Immo, 62% des Français disent avoir plus envie qu’avant de profiter de l’extérieur. La raison ? Le confinement, bien sûr, et l’enfermement qu’il a induit.
Cette tendance, la start-up Rhinov l’a bien comprise puisqu’elle a lancé, il y a deux ans, une branche d’accompagnement pour ses clients souhaitant réaménager leur balcon, terrasse ou jardin et profiter aussi du plein air, même dans un petit espace.
« La demande a explosé de près de 70% et nos décorateurs se sont donc mis au travail », explique Bastien Paquereau, l’un des trois cofondateurs de cette entreprise bordelaise.


« Rhinov, c’est avant tout une aventure humaine, partie d’un constat, explique Bastien, ancien agent immobilier, celui qu’il existe, sur le marché, de nombreux biens qui ont du potentiel mais sur lesuqels les acheteurs ont du mal à se projeter. »
Bastien et ses deux associés imaginent alors une solution de modélisation des espaces intérieurs en 3D, via une technologie photo réaliste. « Tout se passe en ligne, sur rhinov.fr », ajoute l’entrepreneur. Il suffit ainsi d’envoyer ses plans, les bonnes dimensions, ses désirs en matière de décoration et d’utilité des espaces et les architectes d’intérieur se mettent au travail.

Ainsi, en dématérialisant la relation, la start-up est parvenue à rendre accessible le conseil, proposant des plans de décoration entre 99 et 189 euros par pièce contre presque 1000 euros pour certains cabinets.
« Les propositions sont envoyées sous quelques semaines et nous procédons ensuite à un suivi avec les clients. Nous leur proposons aussi des meubles directement sur catalogue, ce qui permet d’acheter ce que l’on voit à l’image », ajoute le cofondateur.

Rhinov est née en 2013 et compte aujourd’hui plus de 100 collaborateurs. Ses locaux sont basés à Bordeaux. L’entreprise a déjà réalisé plus de 100 000 projets.
C’est en 2020 que le projet de Domani voit le jour, à Pessac, près de Bordeaux, au moment même où les personnes âgées sont au cœur des politiques sanitaires.
« On voulait avoir une idée à impact, on a puisé des idées à l’étranger, en France et Domani est née », explique Jean de Miramon, son co-fondateur.
Arrive un âge où l’on perd son autonomie et où rester chez soi représente un coût d’argent et de temps, entre les aménagements et la venue du personnel soignant ou des proches pour assister le quotidien.
Pourquoi ne pas tenter la colocation ? Jean de Miramon et Oscar Lustin proposent aux personnes âgées un lieu de vie aménagé, d’environ 300m2 à partager entre à sept ou huit habitants. À l’image d’une colocation entre étudiants ou jeunes actifs, ici chacun aurait son intimité dans sa chambre et les lieux de vie seront partagés : cuisine salon, buanderie… il faudra faire son repas et son ménage.
La personne âgée continue alors à être active dans son quotidien et stimulée par les autres occupants. Par ailleurs, le fait de n’avoir qu’une seule adresse pour divers profils facilite les temps de trajets pour le personnel médical.
Ça commence comme un cours de maths comme un autre. Aujourd’hui, dans cette classe de 6e du collège Dupaty de Blanquefort, en Gironde, les élèves s’installent, non sans bruit. Il est 10h30. Au programme : les proportionnalités. Les collégiens ne sont pas très sûrs de savoir de quoi il s’agit. Ce n’est pas grave. Pour les aider, il y a les Rapémathiques. Ce sont des clips tournés par le prof, Antoine Carrier, alias A’Rieka, lui-même rappeur et impliqué dans le club rap du collège.
“Mon penchant pour l’écriture est venu en premier, j’ai toujours aimé les chansons à texte depuis que je suis tout petit, Renaud, Brassens… Puis, au lycée, j’ai choisi la filière des maths”, raconte-t-il.
L’idée des Rapémathiques lui est finalement soufflée par Jérôme Avril, de l’association de quartier ABC. “Ce serait super si tu faisais des maths en rap”, lui dit-il. “J’ai réfléchi pour trouver la bonne formule. Je me suis dit, si je me mets à mon tableau, je vais pouvoir illustrer mes chansons avec des exemples. Avoir un petit leitmotiv qui revient sur les refrains pour que ça reste en tête. Je me suis mis à écrire. J’ai pris les deux ou trois chansons les mieux écrites au début, j’ai tourné le clip, je l’ai montré à mes collègues, à mon chef, ma famille, mon inspectrice. Et tout le monde m’a encouragé. Donc, je me suis lancé complètement”. En l’espace de quatre à cinq mois, A’Rieka en écrit une quinzaine, de quoi avoir de la marge pour les publier à raison d’un par semaine.
“On peut se permettre d’innover à condition que ce soit pertinent”
Et ça marche ! Il n’y a pas un collégien qui méconnait les Rapémathiques à Dupaty. D’ailleurs, chacun leur tour, dans chaque niveau, ils ont, un jour ou l’autre, eu droit à leur cours ponctué d’un Rapémathique.
Tous les thèmes sont abordés, autant dans les domaines de la géométrie que du numérique : théorème de Pythagore, de Thalès, trigonométrie, fractions, addition de nombres relatifs, multiplication de relatifs, proportionnalité, Antoine Carrier n’a rien oublié.
Des fiches de révision en musique en quelque sorte. Car si on peut les utiliser avec une visée d’apprentissage, A’Rieka insiste pour leur usage de révision, en images. “C’est plutôt pour replonger dans un chapitre déjà vu en classe, de manière moins classique qu’une fiche de révision.”
En amont du brevet spécialement, où les collégiens ont bon nombre de chapitres à revoir. “Avec les Rapémathiques, ils peuvent aller chercher le chapitre qui convient et ainsi plus facilement s’y remettre, avec plus d’envie. Cela peut pousser certains à réviser plus d’eux-mêmes, plutôt que d’y être forcé”, explique-t-il.

“On peut se permettre d’innover à condition que ça reste pertinent”, précise Antoine Carrier. “On va s’ouvrir à de nouvelles techniques d’apprentissage dans les années à venir. Le rap s’y prête bien, parce que les jeunes ont plus l’habitude d’en écouter. Ça leur est plus familier. On leur parle avec leur vocabulaire et leur langage musical.”
Des jeunes qui ne semblent pas surpris le moins du monde par la démarche. “Ça reste un cours”, rappellent certains. Même si tous reconnaissent l’efficacité et l’aide apportée par les Rapémathiques, sans compter la fierté d’avoir un prof de maths “qui est une star dans le collège, et même à l’extérieur”. Un prof qu’on suit en cours, et surtout sur YouTube.
Révéler le meilleur des plantes pour nous aider dans notre quotidien, c’est le leitmotiv d’Activ’Inside, société basée à Beychac-et-Caillau en Gironde, qui fournit les principes actifs que l’on va retrouver dans nos compléments alimentaires.
Au cœur de son travail : le safran, connu pour agir sur les problèmes de stress, d’humeur, de sommeil, eux-mêmes liés à une angoisse préalable. Parmi les autres matières naturelles sur lesquelles l’entreprise bûche : le raisin, et plus précisément le marc de raisin, qui protège contre la perte de mémoire, ou pour la booster dans des cas très précis, activer la vivacité, l’attention, la concentration, en situation d’examen, par exemple, pour les étudiants.
Des matières premières alimentaires végétales auxquelles peuvent s’ajouter la cranberry, utilisée dans le cadre de la prévention des infections urinaires, ou encore la mélisse, pour laquelle il y avait une tradition très implantée en France, une plante utilisée dans le traitement des problèmes liés au sommeil, par ses aspects sédatifs, qui se consommait principalement en tisane.
“On refait ces procédés ancestraux à l’échelle industrielle”, explique Benoit Lemaire, dirigeant d’Activ’Inside. “Des études universitaires ont montré que le safran avait un effet très similaire à la fluoxétine, principe actif contenu dans la plupart des médicaments contre le stress. C’est très intéressant, car très rare de pouvoir mesurer l’effet de molécules naturelles par rapport à des molécules de synthèse, issues de l’industrie pharmaceutique, pour lesquelles on sait très bien qu’elles fonctionnent. Nous, nous sommes dans la prévention, dans le bien-être, nous ne sommes pas là pour guérir. Mais on utilise les outils de la pharmacie, que sont les études cliniques, par exemple, pour comprendre quelle est la bonne dose et comment les utiliser au quotidien.”
“C’est très intéressant, car très rare de pouvoir mesurer l’effet de molécules naturelles par rapport à des molécules de synthèse”
Leurs partenaires, les laboratoires de compléments alimentaires, vont ensuite formuler ces matières végétales avec des vitamines, des minéraux, qui vont encore améliorer leurs effets.
Dans le cas particulier du stress, des médicaments existent, mais plutôt en ce qui concerne des problématiques d’anxiété, de dépression. “On n’a pas envie d’aller chez le médecin ou encore moins de prendre un médicament pour traiter quelque chose de plus léger. On était dans une zone grise. À présent, il y a une solution.” Et le grand intérêt, c’est qu’il n’y a aucun effet secondaire.
Le safran est connu depuis plus de 3000 ans. Cléopâtre l’utilisait. Son usage est décrit dans des textes sacrés ou dans des pharmacopées et usages traditionnels, en Inde, en Iran, qui représente d’ailleurs 90% de la production de safran dans le monde. Il faut environ 200 000 fleurs pour faire un kilo de safran, que l’on va ensuite pouvoir utiliser pour en sortir le concentré actif.
On a beaucoup travaillé sur le stress et le sommeil, mais je pense qu’on va creuser les problèmes de pré-menstruation, pour lesquels le safran a déjà été utilisé à travers l’histoire
En Iran, c’est dans les montagnes désertiques que ces fleurs poussent, sur des surfaces immenses. Par ailleurs, aucun outil mécanisé n’existe pour récolter les stigmates rouges très recherchés. Tout doit se faire à la main. On les prélève très délicatement. Il n’y en a que trois par fleur, et seulement deux fleurs par bulbe. Il ne s’agit pas de les casser ou les couper. Il faut aller les chercher jusqu’au fond de la corolle. Une opération qui prend du temps et doit être opérée par des personnels qualifiés. Un procédé donc très difficile à exporter, à tous les niveaux.
“Mais ce n’est que le début”, prophétise Benoît Lemaire. “Je pense que le safran n’a pas encore livré tous ses secrets. On a beaucoup travaillé sur le stress et le sommeil, mais je pense qu’on va creuser les problèmes de pré-menstruation, pour lesquels le safran a déjà été utilisé à travers l’histoire. Ce sont des études un peu plus compliquées à réaliser, donc ça prend du temps, mais ça devrait bientôt émerger.”
N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre pharmacien pour savoir vers quel complément alimentaire vous tourner.
Dans le bassin d’Arcachon, Anaïs Assante Di Cupillo a grandi au milieu des avions. Très jeune, elle s’est retrouvée à bord d’un avion et a su qu’elle voulait en faire plus tard son métier. Vers ses 16 ans, elle a passé son Brevet d’Initiation Aéronautique, proposé dans son lycée, où elle a appris les principes du vol, les facteurs humains et la technique d’un avion. Elle a enchaîné les vols accompagnés puis en solo et ressent toujours une sensation de bien-être au milieu des nuages.
Aujourd’hui, elle est étudiante en première année d’école d’Ingénieur à Bordeaux et s’est lancé un pari fou : traverser la France toute seule à bord de son avion.

Après plusieurs sélections, elle a été prise pour participer au Tour aérien des jeunes pilotes 2022, organisé par la Fédération Française de l’Aéronautique. Pour Anaïs, c’est un rêve qui va se réaliser et pendant plusieurs jours cet été, elle va desservir huit étapes à travers la France.
À bord de l’avion avec lequel elle a appris à voler, elle va s’envoler de Chambéry et, en compagnie de 45 pilotes, elle fera la promotion de l’aéronautique. Lors des étapes, Anaïs accueillera le public et pourra présenter sa passion et ainsi casser les idées reçues sur ce loisir. Elle espère aussi motiver les jeunes à découvrir l’aéronautique et leur montrer à quel point on peut se sentir léger dans les airs.
Une vingtaine de capteurs ont été récemment posés sur des arbres. Des chercheurs analysent la forêt urbaine de Floirac, près de Bordeaux, sur le site de l’ancien observatoire. Objectif : comprendre la réponse de cette forêt au changement climatique mais aussi l’effet retour de cette forêt. Va-t-elle permettre de rafraîchir la ville ? Si oui, quelle est la surface de forêt nécessaire pour avoir un effet rafraîchissant sur la ville ?
Ce site de recherche est ouvert aux étudiants, aux scolaires et a vocation à être ouvert au grand public. La création d’un « canopy walk », un chemin suspendu, est également en préparation.
Ce projet, porté par l’université de Bordeaux, comprend aussi un autre volet sur la résistance à la sécheresse. Des pins maritimes, identifiés comme étant plus résistants, ont ainsi été plantés sur le plateau landais. Un toit y sera installé pour simuler une sécheresse.
Un troisième volet utilisera les résultats obtenus sur la forêt pour les implémenter dans des systèmes de grande culture. « C’est ce que l’on appelle de la transition agro-écologique, avec des solutions fondées sur la forêt. Nous allons utiliser le cycle du carbone, de l’eau, de l’azote pour essayer de s’affranchir des intrants, pesticides dans les grandes cultures », explique Sylvain Delzon, directeur de recherche à l’Inrae au sein du laboratoire Biodiversité, gènes et communautés.
Le projet de recherche est prévu pour durer huit ans. Une vingtaine de personnes travaillent dessus.
Les grottes et autres endroits cachés ont toujours fasciné petits et grands. À 103 de mètres de profondeur, vous pourrez apercevoir une rivière souterraine dans une cavité naturelle de 35 mètres de diamètres. Attention, trypophobes (ceux qui ont peur des trous) s’abstenir…
Les légendes urbaines cultivent la curiosité et l’imagination de beaucoup d’entre nous. « Le Trou du Diable » en fait naturellement partie et offre différentes versions de son histoire.

Plusieurs hypothèses ont donc vu le jour concernant cette vaste cavité naturelle. Parmi les plus répandues, il existe le mystérieux le récit du trésor caché.
À la fin de la guerre de cents ans, des soldats anglais commandés par Édouard de Woodstock, fils aîné du roi Édouard III, auraient caché un trésor enfoui dans les fins fonds de l’abîme. Objet de convoitise pour les habitants voisins, la perspective sans fond de la grotte réfréna toutefois leurs envies. Un beau jour, Édouard-Alfred Martel se décida à descendre dans le gouffre pour y découvrir ses galeries.
Lorsqu’il remonta, bredouille, sa détermination à trouver ce fameux trésor n’en fut que renforcée. Une autre solution : acheter les terrains qui entouraient le site pour l’aménager à sa convenance et poursuivre ses recherches. Dès lors, les propriétaires et habitants exigèrent que si le trésor était amené à être trouvé, les gains devraient partager.
Un trésor, selon la légende, toujours enfoui dans les bas fonds de l’abîme…
Cette anecdote plus croustillante va attirer les fans de mythologie et de science-fiction.
Il y a des milliers d’années, un dénommé Saint-Martin se promenait sur le Causse. Le but de cette balade n’était ni de respirer l’air frais ambiant des hauts plateaux, ni de faire la cueillette aux champignons pour le dîner du soir. Son véritable objectif était de sauver les âmes égarées des paysans de l’époque et s’assurer qu’elles aillent bien jusqu’au paradis.

Lors de l’une de ses balades nocturnes, Saint-Martin fit la rencontre de… Lucifer. Au courant du travail de Saint-Martin, le Diable lui adressa un sourire machiavélique et lui proposa un pari : « je compte amener ces âmes égarées en enfer. Si tu souhaites continuer à les sauver, tu devras franchir un obstacle. Si tu réussis, je te laisserai continuer ta besogne. »
Hésitant, le Saint fini par accepter. C’est alors que Lucifer, sans se retourner, assena un coup de talon dans (vous l’aurez surement deviné) le Gouffre de Padirac.
C’est alors qu’un gigantesque trou béant fit son apparition au milieu de la roche.
Porté par sa foi, le Saint chevaucha sa mule au triple galop et s’élança dans les airs. Miracle, il parvint à franchir l’abîme, “saint” et sauf. Fou de rage, Lucifer gronda comme le tonnerre et disparu à jamais dans ce trou sans fond.
Vaincu et déchu, la légende raconte que le Diable, vexé, se terre toujours dans les fins fonds du Gouffre de Padillac.
Maintenant que vous êtes incollable sur l’histoire du Gouffre de Padillac, il serait temps de le visiter ! Voici toutes les offres proposées par le site :
Infos pratiques
Le Gouffre, 46500, France
Tél : +33 5 65 33 64 56
[email protected]
Il y a 200 ans, naissait Rosa Bonheur, peintre du XIXe siècle qui a marqué son époque par sa personnalité, son style, son travail novateur où les animaux sont omniprésents.
Pour rendre hommage à cette artiste, une rétrospective est organisée au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, dans sa ville natale, jusqu’au 18 septembre. Ce projet d’exposition est commun avec le Musée d’Orsay à Paris, prochain lieu de l’exposition à compter du 18 octobre.

Cette exposition était nécessaire pour Sandra Buratti-Hasan, directrice adjointe du musée bordelais et commissaire d’exposition car « Rosa Bonheur est une artiste qu’on a mal vue, peu vue et même oubliée. Elle nous propose un regard complétement différent sur les animaux, sur le monde. C’est une personnalité formidable qu’on a envie de connaître ».

Issue d’une famille d’artistes, la peintre cultive cet amour pour les animaux dès l’enfance. Elle a décidé de se dédier à eux en représentant leur puissance, leur liberté, leur force et dénonce en quelque sorte les mauvais traitements. À travers ses œuvres, Rosa Bonheur nous invite à nous questionner sur le statut des humains dans le monde des vivants et met finalement les animaux sur le même plan en les choisissant comme sujet.

Dans son approche, « la peintre avait cette volonté de maitriser l’animal sous toutes ses formes. Elle adoptera même une attitude scientifique car elle va étudier l’anatomie, la myologie, l’ostéologie ; et va jusqu’à pratiquer la dissection, détaille Sandra Buratti-Hasan.
Les premières œuvres de Rosa Bonheur dépeignent la ruralité des animaux dans le travail. Plus tard, elle s’intéresse davantage aux animaux sauvages et de la forêt, comme le cerf. Le château de By, situé en lisière de la forêt de Fontainebleau, devenu un musée, lui permettra d’admirer cette nature. S’il fallait décrire son style : « Le premier mot qui nous vient, c’est réaliste. C’est vrai, parce qu’il y a une volonté d’être au plus proche de la réalité. Mais c’est beaucoup plus que ça, déclare la commissaire d’exposition. Il y a une grande richesse dans ces tableaux, avec une complexité, avec une veine romantique. »

Artiste phare, « Rosa Bonheur a envie de devenir la meilleure artiste possible, qui veut gagner sa vie au moyen de son pinceau, raconte Sandra Buratti-Hasan. Elle est d’une liberté incroyable et décide de ne pas avoir d’enfant. Elle s’installe avec Nathalie Micas, sa compagne jusqu’à sa mort. La peintre animalière est intéressée par la question féminine. Elle souhaite que les femmes n’aient pas de barrière, pas de limite et qu’il n’y ait pas de différence de traitement avec les hommes ».

« Il y a eu des femmes artistes au XIXe siècle, mais qui ont obtenu un tel succès : non. C’est absolument exceptionnel et unique, s’exclame la directrice adjointe du musée. Elle est devenue une star, elle est adulée, parfois il y avait des comités d’accueil avec des banderoles. Son œuvre parlait à l’époque, il y a cette idée du combat, du défi de cette femme petite qui faisant des formats monumentaux, qui choisissait des sujets d’hommes. Forcément, ça intriguait. »
Il y a environ 200 œuvres au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux à découvrir jusqu’au 18 septembre. Elles seront visibles à partir du 18 octobre au Musée d’Orsay à Paris.
Lorsque l’on entre dans le salon de coiffure végétale de Sylvie Derouet, DS Coiffure, situé à Blanquefort, en Gironde, on peut être passablement étonné. Sur un plan de travail, des dizaines de bocaux remplis de poudres de multiples couleurs côtoient un fouet et une balance de cuisine.
“C’est un peu de l’alchimie”, comme le décrit une cliente. Elles sont deux ce matin-là, un cataplasme d’herbes sur la tête, à attendre patiemment que la potion fasse son effet, détendues, au son d’une musique indienne relaxante.
Sylvie Derouet a transformé, il y a presque 8 ans, son salon de coiffure classique en salon de coiffure végétale, pour être plus proche de ses convictions. Et le succès est au rendez-vous. “On a énormément de demandes, car les gens sont de plus en plus sensibles au côté naturel, bien-être, environnement…”
“L’idée est de se rapprocher au plus près d’un PH neutre, ce qui évite les problèmes d’eczéma, les démangeaisons, rougeurs, psoriasis, chutes de cheveux…, tous les problèmes de peau”
Un salon spécialisé dans les colorations végétales avec des plantes, des herbes, des fleurs, des racines, des huiles essentielles ou végétales. Mais, soyez prévenus, la coloration végétale n’éclaircit pas. “On ne peut apporter que des reflets, en fonction de sa couleur naturelle, et aussi couvrir les cheveux blancs”. On ne va donc pas ressortir avec un blond platine si on est brune.
Tout commence par un diagnostic. Sylvie Derouet observe l’état du cheveu, quelle est sa hauteur de ton naturelle, s’il y a des cheveux blancs… Elle fait ensuite son petit mélange et vient poser un cataplasme sur les cheveux de ses clientes. Un cataplasme qui soigne le cuir chevelu et fortifie le cheveu. “L’idée est de se rapprocher au plus près d’un PH neutre, ce qui évite les problèmes d’eczéma, les démangeaisons, rougeurs, psoriasis, chutes de cheveux… tous les problèmes de peau”.
”L’impression que l’on nous met de la boue sur la tête, et puis ces couleurs étonnantes, ce bleu, ce vert, on se demande ce que ça va donner”
Cidre, jus de pomme, vinaigre de jus de pomme, aloe vera, camomille, rhubarbe chinoise, poudres ayurvédiques… tout est bio ou Ecocert. De quoi sentir bon. “Des odeurs de terre, de nature”, comme le décrit l’une des clientes, ravie, car “lorsqu’on applique la coloration, c’est chaud et bien agréable”. Passé le côté déconcertant du début, ”l’impression que l’on nous met de la boue sur la tête, et puis ces couleurs étonnantes, ce bleu, ce vert, on se demande ce que ça va donner”, le résultat est au rendez-vous. “C’est pour ça qu’il faut avoir confiance. Elle sait ce qu’elle fait.”
Elles ne sont pas les premières dans l’histoire à tenter l’expérience. Ces nouveaux salons de coiffure végétale ne font que reprendre des techniques ancestrales. “On sait que le henné est utilisé depuis toujours, explique Sylvie Derouet. Il y a des écrits sur des déesses qui se coloraient les cheveux avec des herbes, on sait que les Égyptiennes utilisaient ces techniques. Les Indiennes aussi. On n’a fait que les remettre au goût du jour, en améliorant leurs effets et leur durabilité.”
Les temps de pause sont variables, d’un quart d’heure à une heure et demie, selon le résultat que l’on souhaite. La coloration naturelle ne s’oxyde pas au contact de l’air, donc elle tient plus longtemps.
Des soins qui peuvent aussi concerner les enfants et adolescents avec des problèmes de cuir chevelu gras ou de pointes sèches, de cheveux qui cassent, et même de poux et de lentes. “Le henné est un excellent répulsif naturel”, précise Sylvie Derouet.
Après avoir travaillé pendant plus de 20 ans dans la restauration collective, Christophe Bagilet s’est lancé dans la création d’une entreprise à Floirac, dans la métropole bordelaise. Metaver est une ferme d’élevage qui produit des larves de ténébrions meuniers sous forme déshydratée pour la consommation humaine.
Sa motivation première ? Proposer des denrées saines et écologiquement responsables. La piste des insectes s’est imposée à lui après avoir consulté le rapport de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de 2015, qui présente les insectes comme une solution d’avenir pour nourrir la planète.
Mais le projet est bien plus global, avec un volet écologique mais aussi social. Christophe Bagilet a décidé de s’installer dans un quartier prioritaire de la ville, précisément dans les caves d’un immeuble géré par un bailleur social. Il prévoit de recruter au sein de ce quartier et envisage d’ores et déjà de s’implanter dans d’autres quartiers prioritaires de la métropole.
À ce stade, les produits qu’il propose se dégustent nature, à la fleur de sel, au piment d’Espelette ou au caramel. Il espère travailler, plus tard, avec l’industrie agro-alimentaire.
Il arrive parfois que lorsqu’il y a un divorce ou une séparation, la situation devienne conflictuelle. Mais il existe des structures qui accompagnent ces familles à traverser ces moments pour, notamment, préserver le bien-être de l’enfant qui se retrouve au milieu. Parmi elles, l’association Équilibre, créée en 2018 par Nassira Feghoul, à Bordeaux.
Cette directrice d’une agence de banque a remarqué que lorsqu’elle recevait des clients, certains vivaient « des séparations dramatiques. Je me demandais pourquoi la procédure mettait du temps. Pourquoi y avait-il autant de conflits ? Et les enfants dans tout ça, je les voyais se noyer, être envahis. Ce n’était pas possible pour moi. »
“On veut diffuser le message que l’on peut grandir d’une leçon de vie, voir le divorce comme une opportunité”
Aussi, elle-même s’est retrouvée à la place de ces couples dans le « tourment de la préparation pour la séparation. J’ai vu souffrir mes enfants de ça malgré moi. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose ».
À travers son association, Nassira accompagne les familles à différents niveaux, comme sur le plan financier. Mais pas seulement. Elle apporte un soutien juridique pour, par exemple, monter leur dossier. Aussi, « afin que les parents sortent de leur souffrance liée à leur couple, puissent assumer leur rôle de parents et que l’enfant ne souffre pas, on peut faire intervenir des médiateurs, des psychologues ou un psychiatre, explique la fondatrice d’Equilibre.
Par ailleurs, il y a un autre point pour lequel se bat Nassira c’est l’accompagnement aux transports : « Je tente de joindre régulièrement Air France et la SNCF pour avoir des billets gratuits ou à tarifs préférentiels pour permettre aux enfants et parents qui sont à distance de se voir. »
Pour que son combat soit entendu, Nassira Feghoul souhaite consacrer un événement annuel pour sensibiliser sur la lutte contre les souffrances des enfants victimes de séparation parentale conflictuelle. Elle a déjà le soutien de personnalités connues comme Jean-Luc Reichmann, Bob Sinclar ou encore Grand Corps Malade, mais aussi de certains sponsors comme Harvey Immobilier et d’une certaine Mimi. Des nouveaux sont les bienvenus.
Finalement, « avec l’association Équilibre, on veut diffuser le message que l’on peut grandir d’une leçon de vie, voir le divorce comme une opportunité, et surtout se dire que mon enfant n’est pas responsable de mes choix amoureux et que je dois me concentrer sur lui pour qu’il ne souffre pas ».
Depuis son existence, l’association a aidé 150 familles à l’échelle nationale.
S’enfoncer dans le canapé molletonné marron que vous avez vu cent fois, mille fois, dans votre série préférée, un café à la main, entouré de votre bande de copains, c’est désormais possible à Bordeaux.
Chab Kachani, gérant de la SAS Arthur vient d’y ouvrir un Central Perk. ”J’ai toujours voulu faire des bars à thème”, explique-t-il. L’Etna, World of Craft, inspiré du jeu “World of Warcraft”, et maintenant “Friends”. Même si “Orange mécanique”, ou encore” Fight Club”, avaient été, un moment, pressentis. C’est finalement la série plus grand public qui l’a emportée, en raison de l’emplacement du local, dans un quartier étudiant.
“On voulait vraiment créer une atmosphère, un bar où on se retrouve entre amis”, précise Chab Kachani. Lui-même a passé de bons moments devant “Friends”, entouré de ses copains de fac lorsqu’il étudiait le droit. Même s’il se défend de toute nostalgie : “Il y a aussi un public jeune qui regarde. Je pense qu’il reste quelque chose d’infime de certaines époques, et “Friends” en fait partie”.
Une série intemporelle donc. “Ma sœur a 20 ans, elle a déjà regardé six fois la série. J’ai 30 ans, je regarde la série”, raconte Jimmy Lavigne, directeur de Central Perk. “Les parents et les ados connaissent. De génération en génération, il y a une continuité. On voit des parents s’arrêter avec leurs enfants à l’ouverture, vers 17 heures. Les plus jeunes ont des étoiles dans les yeux. On les entend : “Regarde, c’est la série qu’on regarde à la télé tous les soirs””. Des curieux viennent déjà, à l’occasion d’un passage à Bordeaux, découvrir de leurs propres yeux ce lieu qui éveille tellement d’images et de bons souvenirs.
“On voit des parents s’arrêter avec leurs enfants à l’ouverture, vers 17 heures. Les plus jeunes ont des étoiles dans les yeux”
Des cadres représentant les héros de la série plantent le décor, la peluche pingouin de Joey trône fièrement sur le bar, mais la décoration est encore amenée à évoluer, comme dans la série elle-même où les meubles, les éléments changeaient au fil des épisodes et des saisons.
La réplique de la guitare de Phoebe ne devrait pas tarder. Chab Kachani peaufine son petit nid au fur et à mesure. Le canapé était introuvable. Il a fallu le faire fabriquer sur-mesure.
Le souci du détail est recherché jusque dans la cuisine. On peut ainsi déguster le Joey club, un pain brioché hotdog avec des boulettes de viande et une sauce marinara italienne, les fameuses boulettes de viande de Joey. Des recettes, revisitées à la sauce Loucas – le cuisinier du lieu -, compilées dans des livres que tout un chacun peut acquérir . Cheesecake, carrot cake sont aussi là, pour pouvoir bruncher comme Rachel, Monica, Ross et consorts.
“Avec le reste de l’équipe, on s’entend tous bien donc, au final, on retrouve la bande de copains de ce lieu emblématique”, précise Chab Kachani. “On travaille entre amis et ce sont nos amis qui viennent”, commente Joy, l’un des serveurs. Personnel et clients sont unanimes. Ici, on vient pour l’ambiance et le côté convivial. Et ça se ressent une fois les portes de l’établissement franchies.
Le lieu est à découvrir vite si vous êtes du côté de Bordeaux, ou même de passage. D’autant plus que de nombreuses animations sont en train d’être mises en place : soirées karaoké sur le thème “Friends”, jeux tirés de la série et de nombreuses autres surprises, qui se mettent lentement en place comme se construit une solide amitié.
Pratique. Central Perk, 28 Cours de la Somme – 33800 Bordeaux
Ancien chef d’entreprise, puis salarié dans le e-commerce, Arnaud Brukhnoff a finalement trouvé sa voie en 2018 en devenant d’artisan d’art photographe auprès de la Chambre de commerce et d’industrie.
Sa passion pour cet art remonte à quelques années : « Mon premier appareil photo, je l’ai eu en 1998. Mais c’est vraiment quand les téléphones ont commencé à prendre des belles photos, dans les années 2010, que je me suis dit qu’il y avait un truc à faire, confie le Bordelais. On pouvait prendre des photos sur le vif, ça m’a motivé à me remettre à la photo. »

L’artisan tient à ce statut pour plusieurs raisons : « L’auteur photographe a un champ limité dans l’art. Moi, je suis artisan, ce qui me permet de faire ce que je veux : des reportages photos pour l’immobilier, pour des entreprises dans les vignes bordelaises, pour des restaurateurs…. J’ai un champ d’action illimité. Alors qu’un auteur-photographe n’a pas tout cela. Et artisanat, j’aime ce terme, il apporte une vision noble à la profession. »
Bien que le terrain de prédilection d’Arnaud Brukhnoff soit Bordeaux et ses alentours, n’importe quel environnement le passionne. « Tout est beau, le monde est beau, je suis amoureux du monde, de la vie et j’espère que mes photos apportent la même joie que lorsque je les prends. »

Pour lui, le beau se trouve dans l’ordinaire, c’est ce qui l’amène à shooter. « C’est une réflexion sur le vif de choses banales que je trouve belles, explique-t-il. Je veux montrer au monde, aux gens que tout ce qui nous entoure est beau. Ça peut être une mouche sur une vitre, qui est moche mais qui avec un fond, une certaine lumière aussi peut donner une très belle photo. »
En trois ans, Arnaud Brukhnoff a auto-édité et mis en forme quatre livres photos dont “Bordeaux-Confinés 2020. Une partie des fonds a été reversée au CHU de Bordeaux. Le circuit court à d’ailleurs été privilégié pour sa conception.
Loger, accompagner, tisser des liens sont les trois champs d’action de Toit à Moi pour aider les sans-abris. Cette association nationale est active depuis 2007 dans douze communes de France comme à Toulouse, Bordeaux, Lyon, Lille, Clermont-Ferrand etc…
À l’origine de cette structure : Denis Castin. « Le point de départ a été la misère que l’on côtoie dans les villes. Enfant, quand je voyais des gens qui dormaient dans la rue, je trouvais ça révoltant. Devenu adulte, j’ai gardé cette indignation-là et j’ai voulu agir », confie-t-il.
Denis avait alors dans l’idée de compter sur la solidarité citoyenne pour lancer Toit à Moi : « Je me suis dit que si on était plusieurs à faire des petits dons réguliers, peut-être qu’à plusieurs on pourrait acheter des logements pour sortir des personnes de la rue ».
Il a été rejoint par Gwenaël Morvan pour créer ce projet qui a « pour vocation d’être un dispositif tremplin pour permettre aux bénéficiaires de se stabiliser grâce à un logement. »
Aussi, les bénéficiaires sont accompagnés par une équipe de travailleurs sociaux pour régler des problèmes d’ordres différents : administratif, santé, justice, familial, emploi, addiction, financés par du mécénat d’entreprises. « Les accompagnants dans notre association sont comme des chefs d’orchestre, explique le co-fondateur de l’association. Ils sont en lien avec plein d’autres associations. Ils tissent des liens forts et créent une relation de confiance. Nous, on fait du sur-mesure : un accompagnant pour dix personnes. »
L’association peut aussi compter sur ses bénévoles pour partager des activités toutes simples avec les personnes aidées, comme aller à un concert, boire un café, faire une randonnée. Le but étant de les sortir de l’exclusion.
En quinze ans d’existence, Toit à Moi a aidé une centaine de personnes et pu acheter 50 appartements.
À Libourne, en Gironde, l’association laïque du Prado a fait le pari de la mixité sociale en créant des logements pour tous et en proposant une résidence hôtelière à vocation sociale labellisée Fabriqu’cœur d’Habitat par le département de la Gironde, qui soutient cette initiative.
D’autres institutions se sont engagées dans ce projet telles que les communautés des communes et d’agglomérations des alentours, Actions logement, l’État, la Caisse des dépôts et des châteaux viticoles de la région.
Le projet a pour but d’améliorer le bien-être des personnes accueillies et veiller à leur sécurité, grâce à ce bâtiment qui, pour une touche poétique, porte sur l’un de ses flancs un arbre de vie dessiné par le cabinet d’architecture Art’Ur.
Le bâtiment s’appelle L’Airial des vignes et compte 87 studios don cinq logements adaptés à des personnes à mobilité réduite, 26 seront réservés à des personnes défavorisées, 46 dédiés aux travailleurs saisonniers et mobilité professionnelle, cinq pour le public des communautés de communes et 10 en gestion libre.
Dans cette résidence, les loyers seront adaptés aux locataires et le tarif à la nuit est fixé à partir de 14 €. Il est possible de séjourner dans cette résidence d’une nuit à six mois.
Un projet social, où un public large sera accueilli comme, par exemple, des familles ayant perdu leur logement ou des personnes victimes de violences intra-familiales, l’idée étant de diversifier des solutions d’hébergement de qualité à un coût maîtrisé. Une initiative publique et associative, reflet d’un modèle possible vers la mixité sociale et culturelle en faveur du mieux vivre et du mieux se loger.
“À la mairie, nous n’avons pas la science infuse”, explique Camille Choplin, adjointe au maire de Bordeaux en charge de la démocratie permanente. “On n’a pas l’expertise que les habitants peuvent avoir. Ils sont très créatifs, ce sont eux qui savent, eux qui vivent leur quartier. On sait, dans son quartier, où il y a des choses qu’on pourrait mettre en place, à améliorer.”
C’est la raison pour laquelle la mairie implique et compte sur ses habitants pour réfléchir, proposer, faire germer des idées à l’échelle de la ville, via les Assises de la démocratie permanente. Pour autant, ils sont trop peu à connaître et se rendre aux conseils de quartier. Alors, c’est le conseil de quartier qui va venir à eux jusqu’au mois de juillet.
“On n’a pas l’expertise que les habitants peuvent avoir. Ils sont très créatifs, ce sont eux qui savent, eux qui vivent leur quartier”
Un Parlement mobile en bois va se déplacer un peu partout, pour aller à la rencontre des Bordelaises et Bordelais. Il doit permettre des temps d’échange sur le thème des quartiers, avec le maire du quartier, autour de la culture, de la résilience alimentaire…
À côté de ce Parlement, un village, qui présentera des initiatives citoyennes, celles des habitants déjà engagés, afin d’inciter les autres à faire de même. On pourra se détendre et discuter de manière plus informelle sur les transats, autour d’un sirop. Des ateliers de cuisine anti-gaspillage sont aussi au programme.
Il s’agit également de faire la promotion des budgets participatifs, dont c’est la seconde édition cette année. Une initiative de projets d’investissement autour de la solidarité et du lien social, avec un budget jusqu’à 150 000 euros. Ce sont les citoyens qui les portent et les déposent sur la plateforme prévue à cet effet.
“Ce qui m’intéresse dans la démocratie participative, c’est retrouver cette citoyenneté que, parfois, on a perdue par désintérêt, par défiance”
Dans un second temps, ils seront soumis au vote. Et là encore, ce sont les habitants qui choisiront ceux qui seront mis en place. Seule condition pour déposer un projet : être deux personnes au minimum, “parce qu’on part du principe que dès qu’on commence à réfléchir à plusieurs, nos idées ont plus d’intérêt, plus de corps”, précise Camille Choplin.
La précédente thématique était celle du développement durable. Elle a permis de créer des nichoirs, des abris pour les abeilles, des plantations d’arbres fruitiers, le réaménagement de plusieurs places… “On a senti que les habitants avaient besoin de plus de verdure, des projets de végétalisation et de soutien à la biodiversité.” Le projet peut être local, à l’échelle d’un quartier, ou plus global, à l’échelle de la ville toute entière.
L’idée est de permettre aux habitants de parler de manière continue pendant le mandat, et pas seulement au moment des élections, et de leur faire connaître cette possibilité. “C’est passer d’une démocratie intermittente à une démocratie permanente”, explique Camille Choplin.
Il s’agit de briser les freins, dont souvent celui de la légitimité : “Ce n’est pas pour moi, je ne m’exprime pas bien ou j’ai peur de prendre la parole en public”. Le dialogue interpersonnel est, pour cela, valorisé au village, dans un cadre plus détendu, pour ceux qui ne souhaiteraient pas intervenir en public dans le Parlement mobile. On peut aussi coucher ses idées sur de petits papiers que l’on vient ensuite accrocher avec des pinces à linge sur une grande fresque. Tout sera lu.
“Ce qui m’intéresse dans la démocratie participative, c’est retrouver cette citoyenneté que, parfois, on a perdue par désintérêt, par défiance. C’est tout notre job”, conclut Camille Choplin.
Dans le hall du bâtiment de la Carsat Aquitaine, à Bordeaux, une petite pièce d’à peine 10 m2 a été créée pour y faire un escape game : SAV des Chimiques.
Ce jeu d’évasion a été mis au point par la caisse d’assurance retraite et par Tricky, une entreprise “qui permet à un salarié, un patient, une personne lambda de vivre la prévention en situation immersive. Le but est de se rendre compte des effets sur la santé du sujet en question et de comprendre l’intérêt de se protéger”, explique David Labrosse, le fondateur.
Un comité d’experts, composé d’une quinzaine de personnes, dont des médecins et des experts en chimie, y ont aussi contribué.

Dans ce cas, les collaborateurs en entreprise sont sensibilisés aux risques des chimiques qui sont « parfois et le plus souvent imperceptibles. »
Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’un chimique ? Celui qui est aussi médecin, spécialisé dans la gamification répond : « C’est une molécule, une substance ou peu importe qui va avoir un effet sur notre santé. Il faut alors comprendre qu’il peut y avoir des effets à long terme et se dire qu’il faut soit le supprimer, soit réduire son exposition, soit s’en protéger avec le matériel adéquat. »
À savoir : 2 millions de personnes en France sont concernées par ces risques au travail.

L’utilisation du jeu pour parler de ce genre de sujet de santé n’est pas un hasard. « On se rend bien compte qu’en parlant de façon moralisante et culpabilisante, ça ne fonctionne pas, constate David Labrosse. Les cerveaux sont bien faits. Ils aiment les informations faciles à digérer. La gamification c’est une façon de parler avec bienveillance de santé. »
Le marché du voyage en fourgon aménagé progresse de 25 à 30% par an en France. Un mode de transports qui explose depuis le début des années 2010. Gaétan Pellat de Villedon a créé Make my van, en 2013, à Pessac, en Gironde.
Lui-même est un grand voyageur, avec une trentaine d’années de vie sur l’eau à son actif, puis sur la route. Ses rencontres lui ont permis de réaliser que la plupart des personnes qui voyagent par la route se heurtent souvent à une dure réalité : ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent dans les véhicules produits en série. Il y a donc dans ce domaine une véritable demande. Gaétan Pellat de Villedon décide alors de se lancer dans l’aménagement au cas par cas.
Depuis dix ans, ce sont des centaines de projets de voyage qui se sont concrétisés grâce à ses conceptions. Le travail d’une équipe d’une quinzaine de personnes, dont une dizaine dans l’atelier, soit six métiers différents : du chauffagiste au carrossier, en passant par le plombier… Car c’est une véritable maison qu’il faut faire entrer dans des surfaces de 3m50 sur 1m70. Il faut alors faire preuve d’ingéniosité et surtout s’adapter à chaque demande, à chaque gabarit, à chaque usage.
“C’est une des rares façons de se déconnecter complètement de la société et de ses contraintes quotidiennes”
Certains vont demander un aménagement pour transporter des vélos, d’autres des motos, des animaux, d’autres encore vont planifier un voyage au long cours avec toute leur famille à l’autre bout du monde ou un périple de l’extrême dans les pays nordiques en plein hiver. À chaque fois, il faut dessiner et matérialiser le véhicule parfaitement adapté. C’est une recherche, une adaptation permanentes.
Il y a d’innombrables étapes pour arriver au produit fini : d’abord, les modifications de carrosserie, l’installation des toits relevables, des pièces d’élargissement, puis celle de l’isolation et de l’insonorisation du véhicule pour plus de confort ; puis la partie habillage intérieur pour le rendre esthétique, la fabrication des meubles, l’agencement intérieur pour y intégrer tous les équipements techniques : réservoir d’eau, batterie, électroménager…
Aujourd’hui, il faut attendre entre douze et dix-huit mois pour obtenir son véhicule aménagé sur mesure.
Les matériaux naturels sont privilégiés, comme le bambou ou le liège pour la partie isolation et insonorisation. Le contre-plaqué va être utilisé pour des problématiques de poids, car ces véhicules de grand voyage doivent être les plus légers possible et structurellement très costauds pour résister au mouvement sur les pistes.
Un engouement pour le fourgon qui n’est pas seulement dû à la crise du Covid, mais aussi à des facteurs géopolitiques, comme le Printemps arabe et la modification des zones de destinations touristiques dans le pourtour méditerranéen. Un changement de philosophie des Français, aussi, sur la beauté des régions, le développement des circuits courts, la redécouverte de la nature, du patrimoine… “Le fourgon est un moyen de voyager qui s’adapte bien à cette philosophie-là”, explique le fondateur de Make my van.
“C’est une façon de prendre le temps de redécouvrir la nature et de rencontrer des gens, quand on est assez curieux et ouvert au monde”
Le fourgon offre aussi des avantages inégalés comparé à d’autres façons de voyager. Ceux qui ont connu l’expérience ne peuvent plus revenir en arrière. “C’est une des rares façons de se déconnecter complètement de la société et de ses contraintes quotidiennes”, explique Gaëtan Pellat de Villedon.
“Quand on part en fougon, on part avec ce dont on a besoin sur le dos, et on n’a besoin de rien d’autre que de son véhicule et de ce qu’on a mis dedans. On retrouve une liberté de mouvement et intellectuelle, qui est assez rare. C’est une façon de prendre le temps de redécouvrir la nature et de rencontrer des gens, quand on est assez curieux et ouvert au monde. Ces voyages sont riches en enseignements. On se cultive aussi sur chacun des pays qu’on visite, sur son histoire”.
Par ailleurs, il est relativement aisé aujourd’hui de trouver un bivouac agréable, même si c’est une première et que l’on n’est pas un spécialiste. De nombreuses applications se sont développées pour accompagner les voyageurs novices, parmi lesquelles Home camper ou encore Camping-car park.
Virginie Franco, sophrologue à Créon, près de Bordeaux, intègre cette technique de méditation active dans ses séances ou ses ateliers. Une technique très utile lorsque les mémoires émotionnelles sont bloquées au niveau du ventre, notre deuxième cerveau.
Deux temps en inspiration, un temps en expiration, sur une musique assez intense. L’oxygénation du sang va ainsi augmenter. On peut ressentir des picotements dans les mains et les pieds, jusqu’à la crampe, mais surtout on passe dans un état de conscience modifié, qui va venir réveiller des émotions qui nous empêchent d’avancer. Des images peuvent alors prendre forme, des mémoires revenir à la surface, pas une mémoire forcément consciente, mais plutôt sensorielle, émotionnelle.
Virginie Franco remarque que les personnes qui ont participé à ces séances ont pu se libérer de ce qui les freinait, avec un accompagnement, dans le cadre d’un travail plus large aussi. Une technique qui aide à monter, dit-elle, une marche un peu plus haute que les autres, plus rapidement.
“On va faire appel à notre corps, ne pas passer par le mental. On accueille.” Un moment, parfois, accompagné d’une montée d’émotions, de larmes, pas forcément de tristesse, mais de joie, de libération. Certains reconnectent avec des sensations de l’enfance. Un sentiment de paix s’installe alors.
Nous avons appris le monde grâce à notre corps, nos sens. “Si je peux parler, c’est que j’ai appris les mots et les mots je les ai entendus. Si je peux m’émerveiller devant un paysage, c’est que je peux le voir. Si je sais que c’est doux, que c’est chaud c’est parce que ma peau m’a informé de tout ça. C’est mon cerveau qui va ensuite relayer. Mon corps est magique.”
Et pour elle, il faut aller l’écouter et se servir de lui, il nous informe.
Ses vaches passent un maximum de temps dehors, dans des prairies dites naturelles, en majorité situées en zone Natura 2000. «!– /wp:paragraph –>
Éleveur de blondes d’Aquitaine, il est le gérant de l’exploitation familiale Monchany, basée à Saint-Médard-en-Jalles, aux portes de Bordeaux. Certaines bêtes y vivent à l’année tandis que d’autres sont dans le Médoc, plus au Nord du département.
Mais Vincent Monchany tient à cette implantation péri-urbaine. « Cela permet de garder le lien entre un potentiel consommateur urbain et l’agriculture. C’est bien dans les deux sens : le client voit comment cela se passe et nous, nous connaissons les attentes des consommateurs », explique Vincent Monchany, qui vend sa viande en direct tous les vendredis après-midi.

Autre particularité ? Vincent Monchany a mis en place, il y a cinq ans, un pâturage tournant dynamique, ce qui signifie que les vaches changent régulièrement de parcelle pour leur garantir une herbe tendre le plus longtemps possible dans la saison.
Vincent Monchany a également décroché le label Bleu-Blanc-Cœur pour sa viande de bœuf et de veau. « On essaie d’être dans une démarche vertueuse. Alors que l’on se sert du milieu naturel, l’idée c’est d’y faire attention », assure Vincent Monchany.