Lieu : France

PISA : le niveau dégringole, comment remonter la pente ?

Christophe Duhamel· 12 septembre 2026 à 08:52

Les résultats de PISA 2025 confirment une chute inquiétante du niveau des élèves français en lecture et en mathématiques. Le téléphone joue-t-il un rôle ? Le bac est-il devenu trop facile ? Surtout, que peut faire le pays et que peuvent faire les parents, dès ce soir, sans transformer la maison en annexe du collège ?

Un classement de plus, quelques jours d’indignation et, bientôt, le prochain sujet ? Ce serait passer à côté de ce que raconte vraiment l’enquête PISA 2025, publiée le 8 septembre 2026. La France ne vient pas soudainement de tomber tout au fond de la classe : elle reste proche de la moyenne des pays de l’OCDE. Le problème est moins son rang que sa trajectoire. En lecture comme en mathématiques, les compétences des jeunes de 15 ans continuent de reculer.

Et la moyenne cache deux mouvements préoccupants : les élèves en difficulté sont de plus en plus nombreux, tandis que les très bons élèves se raréfient. Une école qui produit davantage de fragilité sans entretenir suffisamment l’excellence finit par descendre tout entière, même si ses voisines descendent aussi.

La bonne nouvelle, car il en faut une et pas seulement pour respecter la ligne éditoriale d’AirZen, est que cette pente n’a rien d’une fatalité biologique. Les adolescents français restent curieux, disent croire très largement que l’intelligence peut progresser et disposent toujours d’une école capable de les faire réussir. Encore faut-il regarder les problèmes en face et s’occuper de ce qui fait réellement apprendre.

PISA 2025 : ce que disent vraiment les résultats français

PISA n’évalue pas la connaissance du programme français ni la capacité à réciter un cours. L’étude mesure la manière dont des jeunes de 15 ans mobilisent leurs connaissances pour comprendre un texte, raisonner, interpréter des données ou résoudre un problème proche de la vie réelle.

En compréhension de l’écrit, la France obtient 456 points, soit 18 points de moins qu’en 2022. Un tiers des élèves, exactement 33 %, se situe sous le niveau de base.

En mathématiques, le score tombe à 458 points, en recul de 16 points depuis 2022. Plus d’un élève sur trois, soit 36 %, ne maîtrise pas le niveau de base.

En sciences, la France atteint 483 points. Le score est stable par rapport à 2022, mais reste inférieur de 12 points à celui de 2015. Un quart des élèves, soit 26 %, se situe sous le niveau de base.

La lecture a déjà perdu 19 points entre 2018 et 2022, avant d’en perdre 18 supplémentaires. En mathématiques, la baisse atteint 37 points depuis 2018. Il ne s’agit donc pas d’un petit accident statistique.

En 2025, un élève français sur trois ne possède pas le niveau de lecture jugé nécessaire par PISA pour utiliser correctement l’écrit afin d’apprendre et d’affronter des situations pratiques. En mathématiques, plus d’un sur trois reste sous le niveau de base. À l’autre extrémité, seuls 5 % des élèves français sont très performants en mathématiques, contre 15 % en 2003.

La France reste dans la moyenne de l’OCDE, mais cette phrase ne devrait rassurer personne : les résultats moyens des pays membres ont eux aussi atteint leurs niveaux les plus faibles jamais mesurés en lecture et en mathématiques. Être au milieu d’un escalier mécanique qui descend ne signifie pas que l’on monte.

Pourquoi le niveau baisse-t-il ?

La pandémie n’explique plus tout

Les fermetures de classes et l’enseignement à distance ont évidemment perturbé les apprentissages. Mais l’OCDE souligne que l’affaiblissement avait commencé avant la pandémie dans de nombreux pays. En France, la baisse se poursuit entre 2022 et 2025, alors que les établissements fonctionnent de nouveau normalement.

Le Covid a pu accélérer la chute. Il ne peut plus servir de réponse universelle chaque fois qu’un élève peine à comprendre un texte.

Le téléphone ne prend pas seulement du temps : il morcelle l’attention

Les jeunes Français déclarent utiliser des appareils numériques pendant 4,9 heures par jour en semaine, hors vacances, dont trois heures pour leurs loisirs. C’est légèrement moins que la moyenne de l’OCDE et moins que dans certains pays performants comme l’Estonie. La quantité d’écran ne suffit donc pas, à elle seule, à expliquer le niveau scolaire.

En revanche, l’endroit, le moment et le type d’usage comptent énormément. En France, 26 % des élèves disent que leurs camarades sont souvent distraits par des appareils numériques pendant les cours de sciences. Après prise en compte du profil socio-économique, ceux qui signalent ces distractions obtiennent 24 points de moins en sciences que ceux qui n’en signalent pas. L’écart moyen n’est que de 11 points dans l’OCDE.

Attention au raccourci : cette corrélation ne prouve pas que le portable provoque à lui seul ces 24 points de différence. Les classes les plus agitées peuvent cumuler plusieurs difficultés. Mais le signal est suffisamment net pour ne plus traiter le smartphone comme un simple détail vestimentaire posé sur la table.

Les notifications, les conversations en cours, les vidéos courtes et la possibilité permanente de basculer vers autre chose entraînent le cerveau à changer de cible, précisément au moment où l’école lui demande de rester sur un raisonnement. À cela s’ajoute l’usage du soir, qui peut retarder le sommeil et réduire la vigilance du lendemain. Pour agir sans entrer en guerre, les familles peuvent tester des méthodes simples pour développer la concentration.

Les fondamentaux sont insuffisamment consolidés

PISA ne sanctionne pas seulement des connaissances manquantes. Il montre que de nombreux élèves peinent à réutiliser ce qu’ils ont appris. On peut connaître une formule sans reconnaître le moment où elle devient utile, déchiffrer un paragraphe sans en saisir l’idée principale ou effectuer un calcul sans savoir expliquer sa démarche.

L’OCDE invite les systèmes scolaires à privilégier la profondeur plutôt que l’accumulation : moins de notions survolées, davantage de notions réellement maîtrisées. Un programme terminé n’est pas nécessairement un programme appris. Le cahier peut être plein tandis que certaines fondations restent joliment fissurées.

Le bac est-il devenu trop facile ? Une vraie question, mais un mauvais raccourci

En juin 2026, 91,4 % des candidats ont obtenu le baccalauréat, dont 95,9 % dans la voie générale. Près de quatre jeunes sur cinq d’une génération deviennent bacheliers. Dans le même temps, PISA observe que 33 % des jeunes de 15 ans sont en difficulté en lecture et 36 % en mathématiques.

La coexistence de ces chiffres interroge, mais elle ne permet pas de conclure que l’on aurait officiellement « baissé le niveau du bac ». PISA teste des jeunes trois ans plus tôt, issus de parcours différents, et n’évalue pas les mêmes connaissances que l’examen. Le taux de réussite dépend également de la sélection des candidats, de la diversité des voies et des modalités d’évaluation.

Une chose est néanmoins certaine : le bac ne joue plus le même rôle de filtre qu’autrefois. Son obtention très fréquente peut donner l’impression que les compétences fondamentales sont acquises alors que les évaluations externes révèlent des fragilités. Le problème n’est pas qu’il y ait trop de diplômés. Ce serait plutôt que le diplôme ne garantisse pas assez lisiblement ce que chacun sait réellement faire.

Remonter la pente ne suppose donc pas de faire échouer davantage d’élèves pour redonner du lustre au parchemin. Il faut relever les exigences tout au long de la scolarité, aider réellement les élèves à les atteindre et rendre les évaluations plus transparentes. Distribuer moins de diplômes ne fait pas automatiquement monter le niveau ; distribuer un diplôme sans maîtrise suffisante ne le fait pas davantage.

L’école française reste profondément inégalitaire

En sciences, 100 points séparent en moyenne le quart des élèves français les plus favorisés du quart le plus défavorisé. Le milieu social explique 14 % de la variation des performances en France, contre 12 % en moyenne dans l’OCDE.

La famille ne transmet pas seulement des livres ou des cours particuliers. Elle transmet du vocabulaire, des conversations, une familiarité avec les nombres, l’autorisation de poser des questions et la conviction que l’école mérite des efforts. Lorsque ces ressources manquent, l’école devrait compenser. Or elle n’y parvient pas assez.

Le climat des classes et le soutien se fragilisent

Près d’un élève français sur deux estime que le bruit et l’agitation perturbent la plupart ou la totalité des cours de sciences. Seuls 54 % disent que leur professeur s’intéresse à leurs progrès, contre 69 % dans l’OCDE. Et 45 % sont scolarisés dans un établissement dont le chef signale que l’enseignement est affecté, au moins en partie, par un manque de professeurs.

Enfin, 26 % des élèves français considèrent que l’école a été une perte de temps, contre 4 % en moyenne dans l’OCDE. Même en tenant compte des différences culturelles dans la façon de répondre, le chiffre mérite mieux qu’un haussement d’épaules. On apprend difficilement dans une institution dont on ne perçoit plus l’utilité.

À l’échelle du pays : cinq leviers pour remonter

1. Faire réellement respecter l’école sans téléphone

Depuis la rentrée 2026, l’interdiction du téléphone s’étend de l’école au lycée. Encore faut-il qu’elle se traduise par une mise à l’écart effective des appareils, et pas seulement par une ligne dans le règlement intérieur. En 2025, seuls 27 % des élèves français étaient scolarisés dans un établissement où le chef déclarait une interdiction dans toute l’enceinte, contre 49 % dans l’OCDE.

Selon PISA, les élèves des établissements interdisant le téléphone sont, en moyenne, 13 % moins susceptibles de signaler des distractions numériques. L’interdiction n’est pas une politique éducative complète, mais elle peut rendre aux professeurs une ressource devenue rare : l’attention collective.

2. Enseigner moins de choses, mais les faire vraiment maîtriser

Lecture longue, vocabulaire, calcul, proportions, raisonnement, argumentation : les compétences structurantes doivent être travaillées jusqu’à devenir mobilisables. Cela implique des programmes plus hiérarchisés, des exercices réguliers, des retours précis et du temps pour reprendre ce qui n’est pas compris.

L’OCDE recommande explicitement de privilégier la profondeur à l’étendue des programmes. C’est moins spectaculaire qu’une nouvelle réforme portant un nom en majuscules, mais probablement plus utile.

3. Repérer les lacunes tôt et intervenir immédiatement

Les évaluations nationales ne devraient pas seulement produire des tableaux pour le ministère. Elles doivent déclencher rapidement du soutien en petits groupes, du tutorat et des exercices adaptés. Attendre la troisième pour réparer une lecture hésitante installée depuis le primaire revient à appeler le couvreur lorsque le salon est déjà devenu une piscine.

4. Soutenir les enseignants et restaurer le calme en classe

Former les professeurs à l’explication explicite, à la vérification de la compréhension et à la gestion de classe est aussi important que réécrire les programmes. Il faut également stabiliser les équipes dans les établissements fragiles et concentrer les moyens humains là où les difficultés sont les plus importantes.

5. Rendre les exigences et les résultats compréhensibles

Une note de 14 sur 20 n’indique pas toujours précisément ce qu’un enfant sait faire. Chaque famille devrait pouvoir connaître les compétences attendues en fin d’année et celles qui restent fragiles. Le ministère prévoit justement de transmettre aux familles un document synthétique présentant les objectifs annuels.

Le même effort de clarté devrait accompagner les diplômes. Un bac peut rester largement accessible tout en attestant plus honnêtement la maîtrise de la lecture, de l’écriture, du raisonnement mathématique et de l’expression orale.

À la maison : ce que les parents peuvent vraiment faire

Les parents ne peuvent ni réécrire les programmes ni recruter des professeurs. Ils peuvent toutefois protéger quelques conditions essentielles de l’apprentissage. Il ne s’agit pas de refaire l’école après l’école, encore moins de transformer chaque dîner en interrogation surprise.

1. Sortir le téléphone de la zone de travail

Pendant les devoirs, le téléphone est placé dans une autre pièce ou dans un « parking » familial. Le mode silencieux ne suffit pas toujours si l’appareil reste visible et accessible.

Commencez par deux blocs de 25 minutes sans notification, séparés par une courte pause sans écran. Si l’appareil est nécessaire pour un exercice, définissez son usage avant de commencer. L’objectif n’est pas de supprimer le numérique, mais d’empêcher qu’un problème de mathématiques se retrouve en concurrence avec l’ensemble d’Internet.

2. Restaurer vingt minutes de lecture continue

Roman, bande dessinée, manga, documentaire, magazine : laissez votre adolescent choisir, à condition qu’il lise un texte suffisamment suivi. Vingt minutes quotidiennes valent mieux qu’une grande résolution littéraire abandonnée après douze pages de Balzac.

Les parents peuvent lire au même moment. Ils peuvent aussi demander : « Qu’est-ce qui t’a surpris ? », plutôt que « Tu en es à quelle page ? ». AirZen a déjà exploré les raisons pour lesquelles les jeunes décrochent de la lecture et les moyens de préserver le plaisir de lire.

3. Faire vivre les mathématiques dix minutes par jour

Comparer deux promotions, calculer une proportion dans une recette, estimer une durée de trajet, lire un graphique ou vérifier une facture entraîne le raisonnement sans ajouter une fiche d’exercices. Demandez surtout : « Comment as-tu trouvé ? »

Une réponse fausse accompagnée d’un raisonnement explicité est souvent plus utile qu’un bon résultat obtenu au hasard ou à la calculatrice. Pour les plus jeunes, le jeu peut aussi contribuer à rendre les mathématiques moins abstraites et moins anxiogènes.

4. Demander à l’enfant d’expliquer ce qu’il a appris

Une ou deux fois par semaine, posez une question très simple : « Apprends-moi quelque chose que tu as vu aujourd’hui. » Expliquer oblige à sélectionner les idées importantes, à les organiser et à repérer ce que l’on n’a pas compris.

Ne transformez pas l’échange en contrôle. Si vous corrigez chaque approximation avant la fin de la deuxième phrase, votre nouvelle université familiale risque de fermer assez vite.

5. Suivre les compétences, pas seulement la moyenne

Un 13 de moyenne peut masquer une difficulté persistante en fractions, en compréhension de consigne ou en rédaction. Consultez les résultats détaillés des évaluations, regardez quelques copies et demandez au professeur quelles sont les deux priorités du moment.

Lorsqu’une lacune apparaît, intervenez tôt avec des séances courtes et régulières. Une heure de crise la veille du contrôle est rarement aussi efficace que dix minutes trois fois par semaine.

6. Protéger le sommeil et l’assiduité

Un adolescent fatigué peut assister au cours sans être réellement disponible pour apprendre. Fixez un horaire de recharge du téléphone hors du lit, conservez des horaires de sommeil relativement réguliers et prenez au sérieux les retards répétés. Pour aller plus loin, consultez nos conseils pour aider les adolescents à dormir davantage.

7. Parler de l’école sans ne parler que des notes

En 2025, 63 % des élèves français disent qu’un parent leur demande au moins une fois par semaine ce qu’ils font à l’école, contre 74 % en 2022. Seulement 34 % parlent chaque semaine avec leurs parents des problèmes qu’ils peuvent y rencontrer.

Essayez des questions plus précises que « Ça s’est bien passé ? » : « Qu’est-ce qui t’a semblé difficile ? », « Quel cours t’a intéressé ? », « De quelle aide aurais-tu besoin ? » Accompagner ne signifie ni surveiller chaque note ni faire les devoirs à la place de l’enfant. C’est aussi le sens des conseils d’AirZen pour accompagner un enfant vers la réussite scolaire.

Une semaine type, sans transformer la maison en prépa

  • Chaque jour : 20 minutes de lecture choisie, téléphone éloigné.

  • Les jours de travail : deux blocs de devoirs de 25 minutes, sans notification.

  • Deux ou trois fois par semaine : un petit problème de mathématiques du quotidien pendant 5 à 10 minutes.

  • Une ou deux fois par semaine : 10 minutes pour répondre à la consigne « Apprends-moi quelque chose ».

  • Une fois par semaine : un point de 15 minutes sur une difficulté précise.

Ce programme ne remplacera jamais un enseignement de qualité. Il peut en revanche renforcer les habitudes qui permettent d’en profiter : lire assez longtemps pour comprendre, rester sur une tâche, raisonner sans chercher immédiatement la réponse et demander de l’aide avant que la difficulté ne s’installe.

La France peut-elle réellement remonter ?

Oui, mais probablement pas grâce à une mesure miracle ou à une réforme supplémentaire annoncée avant que la précédente ait eu le temps d’atteindre la salle de classe. Le ministère vise une progression de 20 points dès PISA 2029 et un retour dans le premier tiers de l’OCDE en 2033. L’ambition est utile. Elle devra surtout survivre aux changements de ministres, d’acronymes et de couleur des classeurs.

PISA montre aussi que certains pays progressent et que de bonnes performances peuvent aller de pair avec davantage d’équité. Les systèmes les plus solides partagent plusieurs caractéristiques : des attentes claires, des fondamentaux travaillés en profondeur, des enseignants soutenus, des classes préservées des distractions évitables et une aide concentrée sur les élèves qui en ont le plus besoin.

Les parents ne sauveront pas seuls l’école française. Et l’école ne peut pas, seule, protéger l’attention d’un adolescent jusqu’au fond de sa chambre. Mais entre le grand plan national et le téléphone posé sur le bureau, il existe une même question : sommes-nous prêts à redonner du temps, du calme et de la valeur à l’effort d’apprendre ?

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Questions fréquentes

Quel est le classement de la France dans PISA 2025 ?

Il n’existe pas un rang unique valable pour toutes les matières, et les écarts entre certains pays ne sont pas statistiquement significatifs. En lecture et en mathématiques, 19 pays de l’OCDE obtiennent un score supérieur à celui de la France. Le pays reste proche de la moyenne de l’OCDE, mais ses scores comptent parmi les plus bas jamais mesurés en France.

Les téléphones sont-ils responsables de la baisse du niveau ?

Ils n’en sont pas l’unique cause et PISA ne démontre pas un lien causal direct avec la baisse nationale. L’enquête montre cependant une forte association entre distractions numériques en classe et résultats plus faibles. Les usages du soir peuvent également réduire le sommeil et la vigilance.

Le baccalauréat est-il devenu trop facile ?

Un taux de réussite élevé ne suffit pas à prouver que les épreuves sont plus faciles, car les parcours et les modalités d’évaluation ont évolué. Le bac est cependant beaucoup moins sélectif et son obtention ne garantit pas que toutes les compétences fondamentales soient maîtrisées. D’où l’intérêt de rendre les acquis réels plus lisibles.

Combien de temps un adolescent devrait-il lire chaque jour ?

Il n’existe pas de durée magique. Vingt minutes de lecture suivie chaque jour constituent un objectif accessible pour réinstaller une habitude. Le choix du support et la régularité comptent davantage qu’une séance exceptionnelle imposée.

Comment aider sans mettre davantage de pression scolaire ?

Protégez les conditions de travail, intéressez-vous à ce que l’enfant comprend et intervenez sur une difficulté précise. Évitez de commenter chaque note ou de refaire les devoirs à sa place. Le but est de développer son autonomie, pas d’installer un second conseil de classe dans la cuisine.

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