Jean Fil, la marque aux polos 100% cotons français

L'idée de cultiver du coton en France a germé en 2016 dans la tête de trois agriculteurs Gersois Yohan de Witt, Samuel et Médéric Cardeillac.

Podcast

Jean Fil, la marque aux polos 100% cotons français

1 - Jean Fil, la marque aux polos 100% cotons français

01:54

Jean Fil : l’importance de la maîtrise de la production jusqu’au produit fini

2 - Jean Fil : l’importance de la maîtrise de la production jusqu’au produit fini

03:43

Cultiver du coton en France, c’est possible !

3 - Cultiver du coton en France, c’est possible !

07:25

C'est à la suite d'une réflexion sur le monde du textile et leur méthode de travail que, Samuel et Médéric Cardeillac, et Yohan de Witt agriculteurs à Montréal-du-Gers ont décidé de lancer une marque de polo en coton français : Jean Fil. Ce dernier explique : "on voyait l’évolution du Made In France, et nous en tant que producteurs de matière première avec la vigne, le maïs, le tournesol, entre autres. Et,on s’est dit que c'était dommage de ne pas produire la matière première de nos vêtements.

Les premiers essais ont commencé en 2016 : "on a commencé avec six graines de coton que l’on a planté au fond du jardin de chez mes parents, détaille Yohan de Witt. On a vu que le coton pouvait pousser en France. L'année suivante, on a planté deux hectares. Mais on a commis quelques erreurs agronomiques et on en a perdu un. C'est dû au fait qu'on avait assez de connaissances quant à la fragilité de la plante par rapport aux mauvaises herbes. Mais on a pu ramasser 100 kg de coton pour sortir nos 100 premiers polos 100 % coton français en 2018. Ça peut sembler énorme, mais pour l’industrie française, c'est peu.

Depuis les trois associés ont pu augmenter leur volume de culture de coton et possèdent 12 hectares de champs de coton. Une matière première qui n’est produite que pour la marque Jean Fil précise Yohan de Witt. Si cela a été possible, c'est grâce à la pluviométrie favorable du Sud-Ouest et du coup le coton n’a pas besoin d’apport d’eau artificiel. 

Après ces six mois de pousse, le coton est ramassé et égrainé sur place à la ferme, c’est-à-dire que l’on sépare la fibre de la graine à l’aide d’une machine. Ensuite, des balles de coton de 150 kg sont envoyées à la filature dans les Vosges. Au niveau du tricotage, c’est à Troyes que ça a lieu et pour finir les polos sont conçus à Mont-de-Marsan dans les Landes. En se lançant dans cette aventure, il tenait à cœur des trois agriculteurs de maîtriser le processus de fabrication jusqu’au produit fini et qu’il y a une traçabilité des plus transparentes.