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L’Association Brin d’Éveil gère neuf établissements d’accueil pour jeunes enfants. Elle propose des services d’accompagnement et de développement adaptés aux tout-petits, qu’ils soient porteurs de handicap ou non.
À travers ses différentes structures, l’association crée un environnement accueillant et propice au bien-être de chaque enfant, en favorisant l’inclusion et le vivre-ensemble. Laurence Garcia, responsable de l’association, supervise et coordonne les structures de Brin d’Éveil, mettant un point d’honneur à accueillir chaque enfant dans son individualité.

Ainsi, l’inclusion des enfants en situation de handicap aux côtés d’enfants sans handicap est une priorité pour Brin d’Éveil. “Il faut savoir que dans toutes les crèches, nous avons la possibilité d’accueillir des enfants en situation de handicap”, explique Laurence Garcia.
En effet, l’association adapte ses services aux besoins spécifiques de chaque enfant, en collaboration étroite avec les familles et les professionnels de santé. “L’objectif, c’est d’accueillir les enfants en fonction de leur vécu et de pouvoir vraiment accueillir chaque enfant dans son individualité qu’il soit ou pas porteur de handicap”, souligne Clothilde Legay, directrice de la structure L’Île aux Enfants, située à Amios en Gironde.

Un point d’honneur sur l’intégration

Par ailleurs, Brin d’Éveil veille à ce que l’intégration se fasse de manière naturelle entre les enfants, et que les différences soient bien accueillies. Valérie Plachot, infirmière puéricultrice et directrice de la crèche Brin d’Éveil de Bordeaux, insiste sur l’importance de répondre aux besoins spécifiques des enfants porteurs de handicap, notamment en termes de sécurité affective et physique.

Depuis 2021, le rôle de Pauline Reynaud, en charge de la santé et de l’accueil inclusif au sein des structures de Brin d’Éveil, a été mis en place pour renforcer cet accompagnement. “Quel que soit l’enfant — handicap, maladie chronique ou particularité sensorielle — nous sommes là pour répondre à leurs besoins dans les limites de ce que nous impose la collectivité, mais de manière la plus individualisée possible”, explique-t-elle. Ce travail d’adaptation s’appuie sur une concertation régulière avec les familles, les professionnels de santé, et les équipes éducatives, permettant ainsi de suivre de près l’évolution de chaque enfant.

L’intégration des enfants porteurs de handicap se déroule généralement sans encombre, avec un accueil bienveillant de la part des autres enfants et de leurs familles. Cette démarche d’inclusion, loin d’être simplement un idéal, se construit au quotidien, posant ainsi les bases d’une société plus inclusive dès la petite enfance.

 

Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.

Rendez-vous sur handicap.fr…

« Avec le surf, tout est possible ! ». C’est la devise de l’association See Surf, basée en Gironde. Elle a été créée en 2012 par Claudy Robin, atteint d’une déficience visuelle, avec son groupe d’amis. Régulièrement dans l’année, l’association organise des journées d’initiation et de démonstration à destinant des personnes malvoyantes ou aveugles ; elles sont 1,7 million en France selon la Fédération française des aveugles. L’objectif est de leur montrer que le handicap visuel n’est absolument pas un obstacle à la pratique du surf.

Ainsi, See Surf agit pour plus d’inclusivité dans le sport, et fait dans le même temps de la sensibilisation au handicap visuel auprès du grand public. Alors comment se déroulent les événements organisés par l’association ? Comment adapter la pratique du surf à une personne avec une déficience visuelle ? Quels sont les bénéfices de ce sport ? AirZen Radio s’est rendue à l’une de ces journées pour en savoir plus.

La culture pour tous. C’est ce pourquoi agit la maison d’édition jeunesse Mes Mains en or depuis 2010. Cette structure au fonctionnement associatif est spécialisée dans l’adaptation de livres à destination des enfants ayant une déficience visuelle.

Derrière ce projet, il y a Caroline Chabaud, la directrice et fondatrice. Au début, elle s’est lancée dans cette aventure pour répondre à un besoin identifié à partir de son histoire personnelle. Sa fille ayant perdu la vue lorsqu’elle était bébé, la créatrice de Mes Mains en or a constaté un manque d’ouvrages adaptés à ce jeune public malvoyant et aveugle.

Aujourd’hui, cette maison d’édition jeunesse propose plusieurs collections s’adaptant aux différentes tranches d’âge. Les livres sont disponibles à la vente ou en prêt en librairies et médiathèques. Des outils de médiation et pédagogiques sont aussi disponibles pour les familles et les professionnels. Au micro d’AirZen Radio, Caroline Chabaud raconte comme ce projet promeut l’égalité des chances.

Ce samedi soir à 20 heures, l’équipe de France de cécifoot joue une finale du tournoi paralympique de cécifoot. Cette discipline désigne le football pour personnes déficientes visuelles.

Après avoir éliminé la Colombie en demi-finale, nos bleus affrontent l’Argentine dans la magnifique enceinte du Stade tour Eiffel devant près de 13 000 personnes. L’occasion peut-être d’assister à nouveau à une ola. Des milliers de spectateurs qui lèvent leur bras pour former une vague dans les gradins. Mais le speaker du stade de cécifoot a eu une idée inédite… lancer des olas silencieuses. 

Nos amis belges ont aussi eu le droit à une fan zone en plein cœur de Paris lors de ces Jeux paralympiques. Et c’est sur les Champs-Élysées qu’ils ont installé leur QG.

La Belgium House permet à tous les supporters de suivre les performances des athlètes belges. Le tout dans une ambiance festive. Le Mouvement paralympique en Belgique est composé de deux entités : la Ligue Handisport Francophone et G-sport Vlaanderen. Le pays compte 20 000 licenciés dans les différents clubs. Ce chiffre ne comprend pas les pratiquants occasionnels de handisport. 

Les Jeux paralympiques se termineront avec une magnifique cérémonie de clôture au Stade de France dimanche soir. Pendant ces 11 jours de compétitions, les para-athlètes auront bénéficié d’une très grande visibilité. La place du handicap dans le sport aussi.

Reste à savoir quel héritage laisseront ces Jeux paralympiques… en matière de mentalité, d’inclusion et d’accessibilité. Que ce soit à l’école, dans le sport et dans la société en général. Nous vous avons posé la question au Club France, plus grande fan zone des Jeux à Paris.

Les Jeux paralympiques sont aussi culturels. Au Club France est ainsi présenté Micro-Folie. Il s’agit d’un dispositif numérique modulable et transportable proposé par le ministère de la Culture et la Villette. Celui-ci donne accès, grâce à une télé et des tablettes, aux œuvres des musées nationaux.

Ce musée numérique est ainsi alimenté par plus de 205 établissements culturels et 3200 œuvres sont numérisées. Le dispositif permet de rapprocher la culture et les musées des publics éloignés de ces établissements. À l’occasion des Jeux paralympiques, une série d’œuvres en lien avec le sport est proposée aux curieux. 

Créée en janvier 2024, Handipause est une plateforme de répit solidaire en Indre-et-Loire, initiée par l’association Enfance et Pluriel. Elle permet aux familles de confier, pour quelques heures, leur enfant en situation de handicap, afin de les soulager. Ce sont alors des bénévoles issus des secteurs médical, paramédical, social et sanitaire qui les prennent en charge.

Sur la plateforme Handipause sont ainsi, par exemple, disponibles des kinésithérapeutes, des infirmières, des auxiliaires de puériculture, des ergothérapeutes ou en encore des travailleurs sociaux. Sonia Pareux, salariée de la structure, est chargée des projets sur l’inclusion et sur la question de l’aide aux aidants. Elle porte ce projet. Pour le comprendre, elle explique en détail son fonctionnement et en quoi ce genre d’initiatives est nécessaire.

À lui seul, il a décroché quatre médailles lors de ces Jeux de Paris. Trois en argent et une en bronze. Le grand public a ainsi pu découvrir les talents du para nageur Alex Portal. L’athlète de 22 ans, malvoyant de naissance, est arrivé deuxième en 200 m quatre nages (catégorie SM13), ainsi qu’en 100 m papillon (catégorie S13), en 400 m nage libre et troisième en 100 m dos.

Même si l’or était dans un coin de sa tête, Alex ne boude pas son plaisir d’avoir glané autant de médailles. Un plaisir qu’il a partagé avec les spectateurs venus en nombre le soutenir. Une ambiance dont il a essayé de profiter au maximum durant ces Jeux.  

L’accessibilité numérique est devenue une priorité pour assurer l’inclusion de tous, y compris des personnes en situation de handicap. 

Stéphanie Gâteau, entrepreneuse dans le domaine de la tech et fondatrice de la start-up Handiroad, incarne cet engagement. Son application vise à faciliter et sécuriser les déplacements des personnes à mobilité réduite. L’objectif est de faciliter leur vie quotidienne sans les forcer à révéler leur handicap, tout en plaçant la dignité humaine au cœur de son projet. “Je ne souhaite pas forcément dire que je suis la blonde handicapée parce que je n’ai pas envie d’être que ça,” illustre-t-elle au travers de son propre exemple. 

Des technologies inclusives pour tous

Pour Stéphanie Gâteau, l’innovation technologique doit être au service du bien commun. Dans son jargon technique, elle parle de “tech for good” et d’“IA for good”. Elle cite des exemples concrets pour illustrer la manière dont des technologies initialement conçues pour les personnes handicapées bénéficient aujourd’hui à l’ensemble de la population : la reconnaissance vocale, pensée à l’origine pour les personnes en situation de handicap, ou encore les SMS, destinés aux personnes sourdes. Elle mentionne aussi l’application Be My Eyes, une solution disponible sur le marché permettant de lire le courrier des personnes aveugles. 

Ces innovations, devenues universelles, démontrent l’importance de concevoir des outils inclusifs dès le départ. Cependant, la route est encore longue pour atteindre une véritable inclusion numérique. L’entrepreneuse déplore le manque de femmes dans le secteur de la tech. Elle évoque aussi celles qui y entrent et finissent souvent par le quitter. “C’est juste ahurissant qu’on en soit là et que cela n’affole personne,” dénonce-t-elle. 

Penser des technologies inclusives dès leur conception

Malgré les avancées, elle reste lucide sur les défis à venir. Elle pointe du doigt le manque d’accessibilité des écosystèmes technologiques en France. “Il y a deux ans, un organisme indépendant a démontré qu’aucun incubateur ou pépinière n’était accessible,” ajoute-t-elle. Cette réalité souligne le fossé qui existe encore entre les intentions affichées et la réalité du terrain. 

La fondatrice de Handiroad ne se contente pas de constater les manquements. Elle agit. Après un premier échec de la version initiale de son application, elle a décidé de repartir de zéro pour créer une solution véritablement inclusive. Elle ambitionne de développer la première application 100% inclusive. Elle est consciente que “la majorité des outils numériques actuels restent discriminants” pour certaines catégories de la population. 

Pour illustrer ce manque d’inclusion, la fondatrice d’Handiroad prend l’exemple de Doctolib, une plateforme de e-santé avec des moyens financiers et techniques conséquents. “Avec Doctolib, on peut faire de la téléconsultation, mais il n’y a pas de sous-titrage. Si vous êtes sourd et que vous ne lisez pas sur les lèvres, vous ne pouvez pas utiliser l’outil,” explique-t-elle. Ce constat montre que même les solutions les plus avancées peuvent passer à côté de l’inclusion. Preuve à l’appui, l’entreprise Microsoft a identifié 240 types d’altérations à l’usage d’un outil numérique. 

Stéphanie Gâteau voit dans la technologie un potentiel immense pour transformer la vie des personnes en situation de handicap. Mais elle insiste sur le fait que, pour être véritablement inclusives, les innovations doivent être pensées pour tous dès leur conception. “Moi, ce que je regarde, ce n’est pas ce qui est résolu, c’est la marge de manœuvre et tout ce qui reste à faire,” confie-t-elle. Cette vision reflète son engagement à faire bouger les lignes dans le secteur de la tech, où l’inclusion est encore trop souvent reléguée au second plan. 

 

Depuis 2002, Handicap.fr est le 1er média d’informations en ligne sur tous les sujets liés au handicap et à l’autonomie des personnes handicapées. C’est aussi une équipe de personnes engagées qui mettent leurs énergies et leurs différences au service d’un objectif, celui d’une meilleure prise en compte des personnes en situation de handicap dans la société.

Rendez-vous sur handicap.fr…

L’or paralympique était clairement son objectif en para badminton. À 27 ans, Charles Noakes, 4ᵉ mondial en simple, vice-champion d’Europe, a décroché lundi 2 septembre ainsi son premier titre individuel. C’est avec le sourire aux lèvres qu’il est venu célébrer cette médaille avec le public au Club France, à Paris.

Cette médaille récompense un travail de longue haleine pour le sportif. Sa préparation a débuté en 2019. Charles est atteint d’hypochondroplasie, une pathologie proche de celle du nanisme. Jeune, sa croissance s’est donc rapidement arrêtée. Il mesure désormais 1,47 m.

Dans sa catégorie SH6, les joueurs évoluent sur le même terrain et avec la même hauteur de filet que pour le badminton olympique. Sa victoire est intervenue quelques heures après une autre médaille d’or, celle de Lucas Mazur, un coéquipier qui l’a toujours soutenu. 

Charles-Antoine Kouakou a remporté la médaille d’or du 400 m aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2021, dans la catégorie T20 (déficience intellectuelle). Il est le seul champion paralympique français et espère bien décrocher une nouvelle victoire chez lui, à Paris, en septembre.

Pour réaliser de telles performances, il peut compter sur l’aide de son entraineur Vincent Clarico. Les deux hommes ont su tisser des liens forts basés sur la confiance réciproque, l’empathie et une immense faculté d’adaptation. Ensemble, ils ont marqué l’histoire du handicap mental des Jeux paralympiques.

AirZen Radio. Vincent Clarico, comment gérez-vous les situations sur le terrain ?

Vincent Clarico. Nous avons la capacité de gérer des situations pédagogiques compliquées, qui peuvent être répétées. En compétition, c’est différent avec un environnement, des enjeux et un contexte climatique variables. L’adaptation est essentielle. La gestion répétée de ces situations aide à faire face de manière réactive.

C’est presque la définition de l’intelligence, non ?

Complètement. Il s’agit d’une intelligence d’adaptation, de ressentis des choses, que même l’entraîneur ne peut pas toujours anticiper. L’athlète doit réagir avec les outils fournis, souvent face à des situations inattendues. C’est ce que Charles-Antoine Kouakou arrive à faire.

Ce travail est-il le même pour tous les athlètes, handicapés ou non ?

Absolument. La difficulté avec les athlètes handicapés intellectuels est la compréhension des éléments. La compréhension des mots est cruciale. Avec Charles-Antoine, seulement 20 à 30 % des mots sont compris, contre 95 à 98 % pour les autres.

Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Une fois, pour illustrer un problème qu’il rencontrait sur la piste, j’ai parlé d’un pneu crevé à Charles-Antoine. Je lui ai demandé s’il savait où était le kit de réparation avec la rustine qu’on avait mis en place ensemble. Il m’a répondu qu’il savait où il se trouvait et qu’il allait l’utiliser. Puis quelques jours plus tard, j’ai compris qu’il ne savait pas ce qu’était une rustine. Cela montre la nécessité de reformuler et de vérifier la compréhension des mots.

Comment gérez-vous ces différences de compréhension ?

L’entraîneur doit avoir de l’empathie et comprendre la personne. Avec Charles-Antoine, son intelligence motrice est élevée, mais son intelligence cognitive est moins développée. Cela rend la communication et l’entraînement plus complexes.

Pour aller supporter Charles-Antoine Kouakou dans sa conquête d’un nouveau titre, c’est ici !

Au Club France, le public peut profiter d’initiations à l’escrime fauteuil. Ce sport se pratique également dans les trois disciplines que sont le sabre, l’épée et le fleuret. En escrime valide, les athlètes peuvent se déplacer sur une piste de 14 mètres de long. Ici, les fauteuils sont fixes, ils ne bougent pas.

Trois catégories de handicap – A, B et C – composent la discipline. A concerne les escrimeurs ayant un handicap d’au moins un membre inférieur. B s’adresse à ceux qui n’ont pas de mobilité du tronc et la C aux athlètes ayant un handicap de membre inférieur et de membre supérieur. Comme pour les Jeux olympiques, les épreuves se tiennent dans un écrin de prestige : sous les verrières du Grand Palais. 

Elle figure parmi les favorites de sa discipline. L’athlète française Nélia Barbosa a fait du kayak un véritable mode de vie et une philosophie. À 25 ans, la championne de para canoë a déjà un beau palmarès. Trois médailles d’argent aux championnats d’Europe, une médaille d’argent et une de bronze aux championnats du monde, une médaille d’argent et deux en or en Coupe du monde. Sans oublier une magnifique médaille d’argent aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2021, au 200 mètres en para canoë.

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Elle a découvert ce sport à 12 ans, lors de vacances en Corse. Elle continuera de le pratiquer malgré le diagnostic d’une maladie génétique à ses 15 ans. Une neurofibromatose à la cheville droite et ses complications conduiront à l’amputation de la partie inférieure de sa jambe droite à ses 19 ans. En quoi le handicap est une force ? Quelle place occupe le sport dans sa vie ? Elle nous raconte. 

Certains athlètes paralympiques ont besoin d’adaptation matériel pour pratiquer leur discipline. Parfois, des aides techniques doivent être créées. Comme, par exemple, des orthèses.

Ces accessoires doivent ainsi correspondre aux besoins des athlètes, à leur handicap et à leur morphologie. Le Rehab-Lab de Lorient, né au sein du centre mutualiste de Kerpape, est pionnier dans la conception de ces aides techniques. Ces pièces sont conçues à l’aide de l’impression 3D.  

La boccia, le goalball, le volley assis ou encore le rugby-fauteuil… Autant de disciplines que de nombreux Français découvrent durant ces Jeux paralympiques. L’occasion aussi d’en apprendre plus sur les différentes catégories de handicap et les performances de ces athlètes.

Ces Jeux paralympiques sont également une belle vitrine de l’inclusion par le sport et mettent en avant le quotidien de ces sportifs. 

Le basket 3×3 est en démonstration au Club France à Paris. Cette animation est organisée par la Fédération française de sport adapté. C’est l’occasion de promouvoir cette pratique accessible aux sportifs déficients intellectuels. Mais il y a aussi un enjeu de reconnaissance internationale, puisque la fédération internationale Virtus souhaite que cette discipline puisse accéder aux Paralympiques. Le handicap mental n’est représenté que dans trois disciplines : le tennis de table, la natation et l’athlétisme.  

C’est une petite révolution; Pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques et paralympiques, l’audiodescription en direct est disponible dans les stades. Ouverte à tous, personnes en situation de handicap ou valides, l’audiodescription en simultané permet aux spectateurs installés dans les tribunes des enceintes de Paris 2024 de vivre en temps réel les rencontres sportives.

Contrairement aux émissions de radio et de télévision, qui ont un délai de retransmission allant de 5 à 50 secondes, explique Renaud Vadant, l’audiodescription se fait quant à elle en temps réel, en simultané.

Pour aller plus loin > Handicap : le 7ème art accessible à tous grâce à l’audiodescription

Beaucoup de Français découvrent sans doute la boccia durant ces Jeux paralympiques. Cela s’explique en partie parce qu’elle n’a pas d’équivalent olympique. Elle est présente uniquement aux Jeux Paras depuis 1984. En France, la pratique réunit près de 3600 licenciés. Il s’agit d’un sport de stratégie et de précision proche de la pétanque, qui se joue avec des balles rouges et bleues. Pour marquer des points, il faut être le plus proche du jack, une balle blanche. Cette discipline est ouverte aux personnes en situation de handicap ayant sévèrement atteint leurs capacités motrices et qui se déplacent en fauteuil roulant. Il existe d’ailleurs différentes catégories. 

La place du handicap mental dans le sport de haut niveau est assez récente. La reconnaissance du caractère de haut niveau par le ministère chargé des Sports date en effet de 2009. Cinq disciplines ont d’abord été reconnues : l’athlétisme, le football, la natation, le tennis de table et le basket. Le ski de fond et le ski alpin ont rejoint cette liste en 2011. Le cyclisme s’est quant à lui ajouté en 2014. Huit disciplines sont ainsi reconnues de haut niveau aujourd’hui. Parmi elles, trois ont été inscrites au programme paralympique lors des jeux de 2012 : la natation, l’athlétisme et le tennis de table. Elles ne comprennent que quelques épreuves.

Une seule catégorie est ouverte : celle des sportifs en situation de handicap intellectuel. « La pathologie n’est pas visée. Ce qui est visé, c’est l’impact sur la discipline. Il est donc considéré, et toutes les mesures sont faites en ce sens, que seuls les sportifs qui ont une déficience intellectuelle avec un quotient intellectuel en dessous de 70 avec une marge de tolérance à 5, sont concernés par la catégorie du sport adapté aux jeux paralympiques », précise Marie-Paule Fernez, directrice technique nationale de la Fédération française de sport adapté. La FFSA fait partie des deux fédérations sportives délégataires du sport handicap en France.

Mise en place d’une classification

Elle se charge d’organiser et de développer la pratique du sport chez les personnes en situation de handicap mental et psychique. La Fédération française handisport se charge quant à elle de la pratique sportive des personnes handicapées moteur ou sensoriel. Pour ces athlètes, l’aventure paralympique a démarré en 1996. Mais elle a pris fin quatre ans plus tard, suite à un scandale. Lorsqu’a été révélé que l’équipe espagnole de basket comptait dans ses rangs des athlètes valides.

Le handicap mental retrouvera sa place paralympique en 2009, après un gros travail de définition de l’éligibilité des athlètes et un système de classification.  

Cette année, à Paris, près de 4400 athlètes paralympiques de 184 délégations différentes s’affronteront dans 549 épreuves. Parmi eux, Charles-Antoine Kouakou, unique médaillé d’or du paralympisme Français à Tokyo en 2021. Nous l’avons rencontré avec son entraineur, Vincent Clarico.