Une singularité précieuse, loin des clichés

L’hypersensibilité est souvent réduite à « trop d’émotions ». Pour Charlotte Wills, c’est bien plus large : une manière d’être, faite d’hyperprésence au monde, d’acuité sensorielle, cognitive et intuitive. « J’aime à dire que c’est une singularité précieuse », résume-t-elle. Autrement dit, ce n’est pas un trait de caractère que l’on décide de changer, mais un état d’être à mieux comprendre.

Une réalité fréquente… et très variée

Selon Charlotte Wills, environ 30% des personnes seraient hypersensibles, 40% sensibles et 30% hyposensibles. Mais l’important est ailleurs : il existe autant de formes d’hypersensibilité que de personnes. Certains vivent une sensorialité amplifiée, d’autres un mental qui « tourne » sans cesse, d’autres encore une intuition très développée. « C’est une particularité, mais ça ne définit pas la personne », insiste la coach.

Repère clé : Charlotte Wills évoque 30% d’hypersensibles, 40% de sensibles et 30% de hyposensibles.

Comment savoir si l’on est hypersensible ? Trois étapes

Au cabinet, Charlotte Wills s’appuie sur une démarche en trois temps. D’abord, l’écoute : la personne décrit ce qu’elle vit, ses déclencheurs, les domaines où elle se sent plus perméable. Ensuite, un test qu’elle a élaboré pour clarifier les choses. Enfin, un échange de mise en sens, afin de vérifier si la définition proposée « colle » à l’expérience intime.

Hypersensibilité ou hyperémotivité : ne pas confondre

Parce que le sujet est plus visible aujourd’hui, des personnes se pensent hypersensibles alors qu’elles sont surtout hyperémotives. Charlotte Wills rappelle que ce sont deux réalités différentes. « L’hypersensibilité n’est pas l’hyperémotivité », explique-t-elle, d’où l’intérêt d’un regard extérieur et d’outils pour distinguer les profils. Cette nuance aide à mieux se comprendre… et à choisir un accompagnement adapté.

Une “fleur sauvage” à apprivoiser

Charlotte Wills aime comparer les hypersensibles à des fleurs sauvages : mêmes racines, mille nuances. Reconnaître son fonctionnement, c’est déjà se donner de la douceur et des repères. Et surtout, sortir d’une idée injuste : celle qu’il faudrait « se durcir ». Mieux informée, l’hypersensibilité devient un levier de connaissance de soi, au service d’une vie plus alignée.