À 95 ans, Yvette continue de défier l'âge avec son douzième saut à l'élastique. Une passion qui lui permet de soutenir des causes importantes.
Imaginez-vous à 95 ans, debout sur un viaduc, prêt à plonger dans le vide. Pour Yvette, c'est devenu une routine presque familière. Le 17 octobre dernier, elle a réalisé son douzième saut à l'élastique depuis le viaduc de Saint-Georges-le-Gaultier, en Sarthe. Toute de rose vêtue, elle a sauté pour soutenir la lutte contre le cancer du sein, une cause qui lui tient à cœur.
Une passion tardive mais intense
Yvette a découvert le saut à l'élastique il y a cinq ans et n'a cessé de repousser ses limites depuis. "Pendant quelques secondes, je me sens comme un oiseau, je vole", confie-t-elle avec un sourire éclatant. Malgré son âge, elle ne se laisse pas freiner par les conventions. "Mon seul regret est de ne pas avoir commencé plus tôt", avoue-t-elle.
Son moniteur, François Lavielle, se souvient de leur première rencontre : "On était un peu interloqué parce que les personnes de cet âge-là ne sont pas la clientèle habituelle." Mais Yvette a prouvé qu'elle était plus que capable, sautant non pas une, mais douze fois.
Préparation et sécurité avant tout
Le saut à l'élastique n'est pas une activité à prendre à la légère, surtout à un âge avancé. Yvette grimpe 135 marches pour atteindre le sommet du viaduc, une prouesse en soi. Le matériel est spécialement adapté à sa morphologie pour éviter les à-coups. "L'élastique est relativement fin, pour qu'il soit souple", explique François Lavielle.
Avant chaque saut, Yvette doit obtenir l'aval de sa docteure. "Elle m'a fait un certificat médical un peu à contrecœur à cause d'un petit problème cardiaque", raconte-t-elle. Mais cela ne l'arrête pas. "Je vieillis, comme tout le monde, mais je n'ai pas plus de problèmes que ça", dit-elle avec une détermination tranquille.
Un engagement pour une cause
Au-delà de l'adrénaline, Yvette saute aussi pour soutenir une cause qui lui est chère. Sa nièce est gravement atteinte par le cancer du sein, et chaque saut est un hommage à elle et à toutes les personnes touchées par cette maladie. "Je fais ça pour toutes les personnes qui ont des problèmes graves", affirme-t-elle.
Son engagement rappelle celui de Mamie marathon, qui à 87 ans, se lance dans le triathlon pour prouver que l'âge n'est pas une barrière pour le sport.
Contexte et inspiration
Le saut à l'élastique est souvent perçu comme une activité réservée aux jeunes adultes en quête de sensations fortes. Pourtant, des personnes comme Yvette démontrent que l'âge ne doit pas être un frein à l'accomplissement de ses rêves. En 2010, Mohr Keet, à 96 ans, a établi le record du monde du saut à l'élastique le plus âgé, prouvant que l'âge n'est qu'un chiffre. D'autres, comme Betty Bromage, 97 ans, continuent de repousser les limites en réalisant des exploits comme la voltige aérienne.
Ces exemples montrent que la passion et la détermination peuvent surmonter les obstacles liés à l'âge. Ils inspirent de nombreuses personnes à travers le monde à ne pas se laisser limiter par leur âge et à poursuivre leurs rêves, quels qu'ils soient.
Et concrètement ?
Pour ceux qui souhaitent suivre l'exemple d'Yvette, il est essentiel de bien se préparer. Cela commence par une consultation médicale pour s'assurer que l'activité est sans danger. Ensuite, il est important de choisir un centre de saut réputé, avec des moniteurs expérimentés qui peuvent adapter le matériel aux besoins spécifiques des participants.
Le mental joue également un rôle crucial. Se lancer dans une telle aventure nécessite une bonne dose de courage et de confiance en soi. Mais comme le montre Yvette, la récompense est à la hauteur de l'effort : un sentiment de liberté et d'accomplissement inégalé.
Le réflexe AirZen
Si vous êtes inspiré par Yvette et souhaitez vous lancer dans une activité qui vous semble hors de portée, commencez petit. Identifiez une passion ou une cause qui vous tient à cœur et faites le premier pas. L'âge n'est qu'un chiffre, et chaque défi relevé est une victoire personnelle.

