Dans son jardin, Aimée de Mars inaugure ses premières vendanges florales. Une récolte de roses à l’aube, suivie d’une distillation à l’alambic, pour célébrer le vivant.
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Une première vendange florale, entre récolte et partage
AirZen Radio retourne sur les terres où Valérie Demars a ancré sa maison de parfums naturels, Aimée de Mars. Cette fois, elle nous convie à un moment inédit : les toutes premières vendanges florales de la marque. L’idée est simple et belle : cueillir les roses à la main, au bon moment, et ouvrir ce geste agricole à celles et ceux qui veulent comprendre d’où viennent les matières premières. « Les vendanges florales, c’est un temps de récolte, mais c’est aussi un temps de partage, de connexion au vivant », résume Valérie.Cueillir à l’aube, quand la rose porte encore la rosée
La journée commence tôt, au moment où la fraîcheur conserve au mieux les notes aromatiques. Les roses sont récoltées délicatement, puis destinées à une transformation rapide. Sur place, une source qui jaillit sur ces terres entre dans le processus, comme un fil conducteur entre le jardin et l’atelier. « Nous récoltons la rose à la main au moment où il y a encore la rosée », précise Valérie, attentive à chaque étape.Trois variétés de roses sont cultivées sur place, dont deux roses anciennes (Damascena et Gallica), emblématiques de la parfumerie.
Trois roses, une même exigence du vivant
Dans les rangs, on croise la rose Damascena et la rose Gallica, deux variétés anciennes traditionnellement utilisées en parfumerie. À leurs côtés, une rose plus moderne, Sweet Love, se distingue par des accents fruités et sa floraison longue. « Elle sent la pêche et le litchi… et elle a l’avantage d’être remontante », explique Valérie, qui mise sur la diversité pour étaler la production et préserver la générosité du jardin.De la fleur à l’alambic : la distillation comme transmission
Au cœur de cette première vendange florale, un objet attire les regards : l’alambic. Sébastien, présent pour la distillation, détaille le procédé avec pédagogie. Les pétales cueillis le matin ont macéré dans l’eau de la source, avant d’être chauffés pour en extraire l’eau florale. « On va donc récolter… à la sortie de l’eau de rose après refroidissement », décrit-il, rappelant que l’huile essentielle n’apparaît qu’en infime quantité.Un jardin qui apprend, une aventure qui s’enracine
Ce rendez-vous marque aussi un cap pour Valérie Demars, qui a porté ce projet sur plusieurs années. Le rêve a précédé la plantation, et l’apprentissage s’est fait sur le terrain, au contact des aléas. Pucerons, maladies : ici, pas de solution miracle, mais des réponses inspirées du végétal, avec des préparations à base de plantes et d’huiles essentielles. « On a cru en perdre des pieds… mais les rosiers ont été plus forts », confie-t-elle, heureuse de voir le jardin tenir bon et offrir aujourd’hui ses premières récoltes. Ces vendanges florales inaugurent un geste qui dépasse la simple production : elles reconnectent un parfum à son origine, une rose à sa saison, et un savoir-faire à ceux qui veulent le comprendre. Une façon concrète de remettre du sens dans nos habitudes, en commençant par une poignée de pétales cueillis au petit matin.#Mieux agir

