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Annie Bertin aime cultiver des légumes anciens mais pas que, elle prône aussi des mauvaises herbes, comme le pourpier, qui contrairement à ce qu’elles laissent entendre sont excellentes en goût et pour la santé. L’agricultrice cultive également une ancienne variété de blé, toujours dans un but de responsabilité, afin d’avoir un minimum de manipulation génétique sur ses légumes et céréales. 

Un engagement reconnu à la capitale et dans le monde 

Ne vous laissez pas tromper par son franc parler du monde paysan, Annie Bertin fournie les tables de restaurant étoilé de Paris. Elle exporte également ses produits à Bangkok, Singapour et au Japon ! Les variétés anciennes de nos légumes sont très appréciées dans le monde asiatique. 

Mais la vie d’une agricultrice bio c’est aussi une vie assez rude, qui suit la nature, les saisons. “Ce n’est pas à nous de nous adapter à la nature, c’est plutôt l’inverse !” selon la bretonne. 

Julia du Sartel, la fondatrice de Maison Hädenn, a commencé à se poser la question du mieux agir et du mieux consommer lorsqu’elle est devenue maman. Elle s’est très vite heurtée à certaines limites, difficultés qu’elle a décidé de surmonter en créant sa propre gamme.

maison Hadenn

« Quand j’achetais des shampoings traditionnels, ça revenait à acheter de l’eau contenue dans une bouteille en plastique qui est jetée à chaque fois, avec en plus des ingrédients par forcément éco-responsables. C’est comme ça que j’en suis venue à essayer de trouver un nouveau type de solution zéro déchet : le shampoing en poudre à diluer », raconte Julia .

Une solution facile d’utilisation, puisqu’il suffit de diluer la poudre dans le flacon. Il est possible également de s’abonner et de recevoir par la poste les sachets de poudre ainsi que le flacon dont on peut se servir pour faire le mélange.

« Le shampoing contient 99,6% d’ingrédients naturels, bio et bretons comme l’algue rouge, la graine de sarrasin et l’huile de chanvre », explique la jeune entrepreneuse. Un shampoing qui sent bon, et dont la texture n’a rien à envier aux shampoings classiques. Il était en effet important pour la créatrice de commercialiser un produit accessible, efficace, naturel, mais aussi agréable à utiliser.

Elle a fait appel au financement participatif et a su créer une vraie communauté autour de ses produits et des valeurs qu’elle défend.

Après cinq ans passé en tant que comptable à Paris, Christophe a décidé de revenir s’installer en Bretagne et de renouer avec ses premières amours. Il est skipper et offre à toutes celles et tous ceux qui en ont envie la possibilité de se former à la voile traditionnelle.

Il part plusieurs jours avec ses stagiaires en mer à bord du vieux gréement Le Saint-Quay : « C’est un ancien langoustier, construit en 1947. La ville de Saint-Quay-Portrieux a décidé de le racheter pour lui donner une quatrième vie. Il a d’abord été langoustier, coquillier, bateau de plaisance pour un particulier et maintenant bateau-école », explique Christophe, dont le bateau est amarré au port de Saint-Quay-Portrieux, dans les Côtes-d’Armor.

Privatiser pour des événements

Lorsque le bateau était dédié à la pêche à la langouste, il y avait un compartiment étanche au milieu pour stocker ces crustacés et pouvoir les garder vivants. Depuis, ce voilier a été réhabilité par une association de passionnés qui a su lui permettre de conserver toute son âme.

Il a même été classé bateau d’intérêt patrimonial en 2014. Il est possible de faire des initiations à la voile traditionnelle mais aussi de le privatiser pour certains évènements et profiter de la magie du cadre et des paysages à couper le souffle.

Mickaël Offret est conseiller municipal à Locminé, commune de 4 000 habitants dans le Morbihan, en Bretagne. À force de voir des masques usagés lors de ses promenades sur la plage ou aux abords du stade municipale, il s’est mis en quête d’une solution.

Un jour, par hasard, il tombe sur un reportage de France 3 évoquant une société basée dans la Vienne, près de Chatellerault. Plaxtil recycle les masques à usage unique depuis septembre 2020. Bonne idée car le polyproplylène qu’ils contiennent à 90% est issu du pétrole et met environ 400 ans à se dégrader.

50 000 masques recyclés

Le conseiller municipal se met en contact avec l’entreprise, installe des points de collecte un peu partout dans la ville et demande à l’ESAT de s’occuper du délissage, le procédé qui consiste à retirer la petite barrette de métal (qui ne se recycle pas).

Pour 10 000 masques récoltés, la ville récupère environ 400 kits de géométrie. Cela coûte 680 euros à la municipalité. Aujourd’hui, Locminé à recyclé environ 50 000 masques, dont certains sont devenus des coques de protection de smartphone.

En Bretagne, la voix de Yann Quéré est douce et bienveillante. Il est conteur Breton. Il fait gris ce jour-là, je suis ravie qu’il m’accueille chaleureusement chez lui, je m’installe près d’un chaton de deux mois qui dort paisiblement sur le canapé. Je me sens aussi bien dans sa maison qu’en sa compagnie. Le conteur a une présence rassurante et bienveillante. Avec lui, même les silences racontent quelque chose.

Touchant, il explique qu’il n’a pas l’habitude de se raconter. Sa spécialité à lui c’est de savoir raconter les histoires des autres, il le fait avec passion depuis de nombreuses années en Bretagne.

“Quelque chose me traverse”

« Ce sont des histoires qui ont beaucoup été collectées au XVIIIe siècle par différents auteurs, dans les fermes essentiellement car les gens n’avaient pas l’écrit et tout se transmettait à l’oral. Ils les ont donc écrites, un peu comme les frères Grimm en Allemagne. »

Et lorsque je lui demande pourquoi il raconte des histoires, il répond sincèrement en prenant le temps de trouver les mots, de réfléchir : « Je n’ai pas trouvé le chemin de ma narration, je sais simplement que j’ai du plaisir, je sais que quelque chose me traverse qui va aux gens mais qui ne m’appartient pas. »

Il intervient dans les écoles, les collèges, dans des formations et crée aussi des promenades contées le soir en se servant des ambiances et des lieux qui l’entourent.

Après avoir évolué pendant plusieurs années dans le milieu équestre, Gwenola décide d’ouvrir son propre club, plus proche de ses valeurs.

Elle a voulu et imaginé un lieu où les chevaux vivent en liberté et ne sont pas en box : « Les chevaux vivent en troupeau. J’ai voulu être au plus près de leurs réels besoins naturels pour respecter leur rythme ».

Créer du lien avec l’animal

Elle aime autant ses chevaux que ses cavaliers. Avec beaucoup de douceur et de bienveillance, elle accueille les émotions. Avant de pouvoir monter, il faut d’abord aller observer les chevaux, leur parler, les laisser s’approcher pour créer du lien. Elle n’a pas toujours été comme cela, elle s’est beaucoup remise en question et a pu suivre une formation avec l’Académie bienveillante du cheval grâce à laquelle elle a pu trouver différents outils.

Gwenola ouvre également les portes de son club aux personnes en situation de handicap avec qui elle adore partager des moments privilégiés et authentiques. Que ce soit des handicaps sociaux, émotionnels, psychologiques ou moteurs, elle prendra le temps de faire découvrir son centre et ses chevaux afin de mettre en place un accompagnement adapté à chacun.

Les Chevaux du Coat
14 bis RTE Coat Bruc
22860 Plourivo

Pour rejoindre cet archipel qui se situe au large de la pointe de l’Arcouest, dans les Côtes-d’Armor, il suffit de prendre la navette une petite dizaine de minutes avant d’accoster. Le dépaysement est total.

Dès l’arrivée on se laisse séduire par la douceur de vivre qui règne là-bas. Pas de voiture sur place, mais un petit wagonnet accroché à un tracteur qui peut transporter les personnes à mobilité réduite ou les gros chargements qui ont besoin d’être livrés aux habitants de l’île.

On prend plaisir à se promener tranquillement dans les petites rues du village protégées du vent et à découvrir les charmants commerces de l’île. À l’image du concept-store La Bullerie, tenu par Florence : « On est venu pour la journée, on est revenu en vacances et on a eu l’opportunité d’acheter une maison puis la boutique… Un concours de circonstances qui ne se refuse pas ».

Une entraide incroyable

Elle propose et fabrique des produits locaux : des broches avec les fleurs séchées de l’île, des paniers fabriqués avec d’anciennes poches à huitres, des sacs magnifiques.

Hémelyne Guillemot/AirZen Radio

Selon elle, l’entraide entre Bréhatins est incroyable. Ici, chacun met son savoir-faire au service des autres et donc de la communauté.

Les paysages sont à couper le souffle, les couleurs changent au gré des saisons et de la météo et invitent à la contemplation. Il y a plusieurs ambiances différentes sur Bréhat, qui donnent parfois l’impression de traverser plusieurs pays.

Au phare de Faon, on se sent vivant. Tout à la pointe de l’île, le vent souffle dans les herbes hautes dont le vert intense contraste avec la couleur des roches de granit rose. L’ile aux fleurs doit son nom aux différentes fleurs que les marins ont rapportées au fil du temps et de leurs voyages :   jasmins, palmiers, figuiers, mimosa ou encore rosiers grimpants.

C’est bien connu, l’air de la mer donne faim. Il faut donc régulièrement prendre des forces et faire des pauses à la crêperie.

Géraldine tient cet la Crêperie du port depuis 12 ans. Elle vient d’une famille de restaurateurs et adore le contact avec les clients. Elle aime aussi transmettre et a voulu s’associer à l’office du tourisme de Saint-Quay-Portrieux pour proposer des ateliers crêpes aux touristes et les initier à l’art du billig.

Le billig, c’est la plaque de fonte sur laquelle on tourne les crêpes. On l’utilise avec un rozell, un petit râteau plat qui permet de pouvoir étaler la pâte sur la plaque.

Hémelyne Guillemot/AirZen Radio

Pour réussir à faire une crêpe sur un billig, il faut un minimum d’expérience et de persévérance. En revanche, peu importe la forme de la crêpe, on se régale toujours. Impossible d’avoir les secrets de la pâte à crêpes de Géraldine, en Bretagne chaque famille garde la sienne secrète. On saura simplement qu’elle la prépare toujours à la main et qu’en été, elle en fait plusieurs litres par jour.

Géraldine, souriante et accueillante, donne l’impression à ses clients qu’ils font partie d’une grande famille, elle a d’ailleurs voulu que sa cuisine soit ouverte pour toujours créer du lien et profiter de la vue magnifique du port de Saint-Quay.

Crêperie du Port
50 quai de la République
22410 Saint-Quay-Portrieux

Après deux longues années d’attente, Cassandre André voit le rêve qu’elle a longtemps imaginé devenir une réalité. Située sur la commune de Guilliers, dans le Morbihan, l’écurie du Breizh Pinto est un lieu unique en France qui a ouvert ses portes le 1er avril.

Il s’agit d’un centre de bien-être dédié aux chevaux. Mais ce qui fait la particularité de cet établissement c’est qu’il adresse aussi à leur propriétaire.

Ici, les cavaliers peuvent en effet venir profiter d’un moment de détente avec leur monture. Un concept que Cassandre a tiré de sa propre expérience.  « Il y a 10 ans, j’ai eu un accident avec mon étalon et j’ai fini à l’hôpital. À l’époque, moi aussi, je courrais après le temps, je ne prenais pas le temps d’être à l’écoute de mon animal qui m’avait pourtant envoyé des signes et que je n’ai pas su percevoir. C’est de là que m’est venue l’idée d’un lieu qui serait spécialement dédié à la détente du cheval mais aussi du cavalier. »

Ici, tout est pensé pour renforcer l’harmonie du duo cavalier-cheval : bassin aquatique, bain massant, jacuzzi extérieur en duo, solarium, et même la possibilité d’un repas en terrasse avec son animal ! 

Le centre propose aussi un espace détente 100% dédié à l’humain avec sauna, hammam etc. Une bulle hors du temps qui plaira sans doute à tous les propriétaires d’équidé, et pas seulement. Les passionnés d’équitation qui ne possèdent pas de chevaux sont aussi les bienvenus.

Ecurie du Breizh Pinto – 23 Kerbigot, 56490 Guilliers

Plus d’infos au 06 58 77 41 66 ou par mail [email protected]

Manon et Brice sont deux amoureux des animaux. En 2017, il décide de quitter leur travail respectif ainsi qu’Angers, leur ville de résidence, et viennent s’installer en Bretagne.

Après avoir fait l’acquisition d’un terrain sur lequel ils vivent en autonomie, le couple accueille dans un premier temps des animaux de fermes abandonnés et quelques poules. C’est à ce moment-là qu’ils se rendent compte que, non seulement, elles pondent autant d’œufs que de jeunes poules mais qu’en plus elles sont de parfaites dames de compagnie. En 2021 c’est l’officialisation, les Caquetteuses viennent de voir le jour.

Cette même année, ils s’associent à l’association GRAAL et recueillent des animaux de fermes abandonnés ou maltraités, les soignent et les remettent à l’adoption.

Quelques 9 000 poulettes sont actuellement disponibles à l’adoption. Manon et Brice expliquent d’ailleurs qu’il est préférable d’adopter deux poules au minimum puisque, tout comme nous les humains, elles sont des animaux sociables et sympathiques et ont besoin d’avoir une copine avec qui caqueter.

Pour adopter une poule, pas de prix fixe, chacun donne ce qu’il veut et peut. La moitié de ce « don » ira à l’association et le reste servira à financer la nourriture et l’entretien des autres gallinacés en attente d’un foyer doux et accueillant.

N’hésitez pas à réserver vos poules par SMS au 06 58 55 11 92 ou directement sur leur site internet.

Il était là au bon endroit, au bon moment. Le 28 janvier dernier, alors qu’il allait prendre son train pour rejoindre l’Alsace, Cédric aperçoit un petit groupe, avec une fille en pleurs. L’adolescente, sur le pont au-dessus des voies, avait déjà un pied dans le vide, de l’autre côté de la rambarde.

Son regard croise alors celui de Cédric qui réagit presque de manière instinctive. Il s’approche, la rattrape et la ramène sur le pont. La jeune fille est sauvée, elle est alors prise en charge par les secours. Cédric reprend son chemin jusqu’à son quai, et là, il réalise ce qui vient de se passer.

S’il a été particulièrement touché par cet incident, c’est aussi parce que ce militaire de 35 ans a été victime d’un syndrome post-traumatique, en 2016, lors d’une opération au Mali. « C’est une blessure presque invisible, physiquement ou psychologiquement. Pour moi, c’est une blessure psychique », explique Cédric. « C’est une blessure très compliquée, qui est très compliquée à guérir aussi. Mais on peut guérir avec du temps et de l’accompagnement », poursuit-il.

Aujourd’hui, Cédric se reconstruit. Il est toujours suivi par des médecins, psychologues et psychiatres. À côté, il souhaite aussi alerter sur cette maladie. Pour ça, il fait de la prévention auprès du grand public via notamment l’association Soutenir Toujours.

À plus de 70 ans, Marie-Claire Le Tessier est une super mamie. Cette ancienne agricultrice à la retraite a découvert en 2013, « un peu par hasard » grâce à un couple d’amis un sport, le lancer de hache.

Une discipline qui l’a tout de suite séduite. « À l’époque, je faisais partie d’une chorale. J’ai rencontré là-bas un couple d’amis qui pratiquait déjà le lancer de hache. Ils m’ont dit que je lançais bien (…) et de continuer. Comme je ne savais pas trop quoi faire comme sport à l’époque, j’ai continué tout simplement. »

Au départ, Marie-Claire prend ça pour un jeu, puis elle s’entraine et décroche, en 2015, deux titres. Celui de championne de France et vice-championne du monde ! « Moi, j’ai commencé à lancer en 2013-2014 », explique Marie-Claire Le Tessier. « Les championnats de France et du monde ont eu lieu à quelques kilomètres de chez moi (…) j’avais fait de très bons résultats, j’étais 11ème sur 22. Je suis un peu tombée des nues, car cela ne faisait que six mois que je m’entrainais. Au mois de septembre, je faisais 10 heures d’entrainement par semaine. Et l’année suivante, en 2015, je suis devenue championne de France et vice-championne du monde. »

La discipline est ouverte à tous. Du plus jeune autour de 10 ans au plus âgé à plus de 80 ans. Marie-Claire nous livre quelques conseils pour bien démarrer dans cette discipline. Rencontre.

"Je savais que mon âge pouvait être un frein pour trouver un nouvel emploi, mais je ne pensais pas à ce point.”  

Stéphane a 54 ans quand il doit quitter son travail, contraint et forcé. Pour autant, il ne s’avoue pas vaincu, envoie des CV par centaines, multiplie les candidatures entre Le Havre et Biarritz. Mais rien n’y fait.  

Trois ans plus tard, c’est un concours de circonstances qui lui offre “l’opportunité”. Il décide de se lancer à son propre compte et de reprendre un camion de pizza, “Ty Pizza”. 

Il se forme, apprend le métier, avec le soutien de sa femme notamment, et de ses proches.  

Aujourd’hui, il ne changerait de vie pour rien au monde. “Je suis heureux”, conclut-il. 

« On va retrouver sur le sol, un petit tortillon de sable, en fait, c'est un vers marin qui va le faire, il est extrêmement intéressant pour nous et aussi pour les scientifiques, car il a un sang qui peut se transmettre à l’homme. C’est un sang universel qui est beaucoup plus riche que celui des hommes. C’est vraiment une espèce incroyable. » s’émerveille Florian.

Il est guide nature et accompagne les gens qui ont envie de découvrir les trésors du littoral et des côtes bretonnes.

Notre journaliste s’est laissée guidée plusieurs heures sur la plage de la Comtesse à Saint-Quay-Portrieux. Avec ce guide nature passionné, tout devient passionnant. On s’agenouille devant un rocher pour découvrir les différentes espèces qui le peuplent. Florian Bargat œuvre aussi pour sensibiliser à la préservation de tous ces trésors et se tourne régulièrement vers les plus jeunes et les différentes écoles de la région.

Il a la soif de transmettre, de partager. Florian a également créé avec une poignée de passionnés l’application Bernic&Clic qui permet d’identifier la faune et la flore en bord de mer grâce à un jeu de questions/réponses. Elle référence 130 espèces marines bretonnes que vous pourrez vous amuser à reconnaître en famille lors de votre prochaine promenade iodée en Bretagne. 

C’est en sortant d’un de ses reportages en Bretagne, que notre journaliste Hémelyne a entendu un jeune homme qui l’interpellait sur le port de Saint-Quay-Portrieux.

« Vous ne voulez pas faire un reportage sur moi ? » lui demande alors Jessy avec malice. Elle accepte et se laisse embarquer par son histoire.

Celle d’un jeune homme qui, enfant, rêvait de devenir pirate. Il a trouvé un bateau à donner sur un site de petites annonces en ligne, il y a huit mois, et décide sans savoir naviguer de se jeter à l’eau : « On a retapé le bateau, on l’a repeint, on attend que la mer soit plus calme pour aller au Havre. J’ai appris à naviguer en même temps que j’ai eu le bateau. Je me sens bien dans mon bateau on vit à trois, quatre dedans en plus de mes deux chiens. »

« Je suis SDF à la base, ça fait sept ans que je voyage en sac à dos. On avait créé avec des amis une petite équipe qui s’appelait les C.D.L, les clochards de luxe et on jonglait à travers la France et même en Espagne », raconte Jessy.

Il souhaite monter un spectacle de cirque sur son bateau et partir à la rencontre d’autres bateaux-spectacles à travers le monde.

Les côtes de Saint-Quay-Portrieux sont bordées par le sentier des douaniers, l’un des plus grands chemins de randonnée de France, créé à la base par les douaniers pour scruter la mer et lutter contre la contrebande. Les paysages y sont à couper le souffle, la couleur émeraude de la mer aussi. Les plages sont toutes très différentes et invitent au calme et à l’évasion.

Sur le site internet de l’Office du tourisme de Saint-Quay il est écrit : « Que vous ayez envie de bouger, de vous reposer, d’apprendre, de contempler, de lézarder ou de vous initier, nous avons forcément quelque chose à vous proposer. »

Notre journaliste peut le confirmer, elle a pu tester pour AirZen Radio, une promenade nature sur la plage de la Comtesse avec Florian, guide nature, qui a su lui montrer tous les trésors que l’on peut découvrir en prenant le temps d’observer. Elle s’est aussi essayée à l’art et la manière de faire des crêpes avec Géraldine, à la crêperie du port et a pu embarquer à bord du vieux Grément Le Saint-Quay, avec Christophe.

Saint-Quay-Portrieux se dévoile aussi à travers ses habitants, amoureux de leur région. À l’image d’Anna, peintre polonaise qui s’inspire des paysages de la station balnéaire pour créer et faire des tableaux pleins de vie.

Séverine Pallu a crééMa Kibell en 2015, elle travaille le plus possible avec les producteurs locaux et des produits naturels qui apportent de nombreuses vertus.

« Nous sommes une petite équipe de fabrication qui conçoit et fabrique tous ses produits à Trémuson, dans les Côtes-d’Armor. Chacun est responsable de sa fabrication du début jusqu’à la fin comme tout artisan. Nous réalisons nous-mêmes notre saponification et nos savons sont cuits doucement à la vapeur ou mélangés à froid. Ils sont dosés un par un en équipe à l’arrosoir. Chaque tempête de bain est moulée une par une à la main. Et chaque shampoing solide est tassé un par un dans des moules à fromage », explique-t-elle. 

« On fait du gel douche caramel, du savon aux fraises de Plougastel et toute une gamme de produits de beauté au Kouign-amann. Ce sont des petits clins d’œil humoristiques, parce qu’en Bretagne on aime beaucoup l’humour », raconte la fondatrice avec malice.

Séverine termine la visite en disant : « Ma Kibell, veut dire ma baignoire en breton » et il y a effectivement de quoi se prendre de bons bains bretons grâce aux différents produits.

Les magasins ont tous leurs personnalités, sont meublés avec pour certains des buffets bretons vintage et les produits sont extrêmement bien mis en valeur. Une équipe authentique, chaleureuse, attachante avec du caractère à l’image de leurs cosmétiques.

L’ambition de l’atelier Les bottes d’Anémone, à Vannes, comme l’explique Tiphaine la créatrice, est de « proposer une alternative éco-responsable à l’industrie des fleurs coupées qui est extrêmement polluante et émettrice de gaz à effet de serre. Notre souhait est de permettre aux amateurs de fleurs de (se) faire plaisir sans devoir déroger à leurs efforts de préservation de la planète. L’ADN des bottes d’Anémone est de faire rayonner la Bretagne à travers ses créations florales. »

Après avoir passé dix ans à sillonner le monde grâce au milieu de la voile, dans lequel elle a évolué, Tiphaine a eu envie de venir s’enraciner en Bretagne. Elle découvre le collectif de La Fleur Française et décide alors, elle aussi, de s’engager et de soutenir une agriculture plus responsable et faire évoluer les pratiques de consommation.

Elle choisit de travailler au contact direct des producteurs, ce qui est très rare, car d’habitude ce sont les grossistes qui font livrer leurs fleurs aux fleuristes.

Tiphaine adore créer, elle a beaucoup d’idées et souhaite monter une ferme florale grâce au financement participatif. Elle a d’ailleurs semé les premières graines et espère voir ses premières fleurs au printemps.

Ses bouquets sont doux, poétiques et pétillants, à l’image de leur créatrice.

Valentin Moricet met tout son cœur – qu’il a aussi gros que ses bras  – dans les plantes qu’il fait pousser dans sa ferme de Saint-Daniel.

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Si, en Bretagne, on s’attend toujours à voir des artichauts et des choux-fleurs, lui a décidé de sortir des sentiers battus en cultivant du gingembre, du curcuma, des ananas… Sans oublier des fleurs comestibles. Pas pour faire son intéressant mais parce qu’il considère que si on respecte la nature, elle saura vous le rendre.

À force de patience et de beaucoup de travail, il a ainsi réussi à acclimater des végétaux qui avaient pourtant longtemps poussé sur ce terroir avant d’être oubliés ou négligés.

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Dernière petite chose : si, en voyant le portrait de Valentin, vous vous dites qu’il vous rappelle étrangement un participant d’une émission où il est question d’amour et de pré, c’est peut-être bien parce que c’est lui…

Pinceau à la main, Mirelle nous accueille avec un large sourire. Ici, venez comme vous êtes.

Mireille et Pascal sont venus s’installer dans le petit village de Plouha il y a une vingtaine d’années. Ils ont vendu leur restaurant à Saint-Ouen, quitté la région parisienne et sont venus redonner vie à d’anciennes petites maisons bretonnes. Ils ont aussi contribué à la restauration et à la sauvegarde du patrimoine local.

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Les Gîtes de Kérégal portent le nom de leurs trois filles. Ils ont imaginé et aménagé des hébergements indépendants et des chambres d’hôtes confortables.

Mireille propose des petits déjeuners 100 % maison. Excellente cuisinière, elle aime passer de longues heures à préparer de délicieuses spécialités bretonnes.

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Que viennent chercher les visiteurs ? Une certaine douceur de vivre, un sens de l’accueil, une générosité sincère. Mireille vous dira que tout se joue lors des 10 premières minutes de la rencontre. Démonstration.