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Katia, Louise et Alix sont toutes les trois ingénieures agroalimentaires. Ensemble, elles se sont rendu compte que, chaque année, 10 millions de tonnes d’aliments encore consommables sont jetées en France, dont une grande quantité de pain dans les boulangeries. Elles ont également constaté que les personnes en situation de handicap sont deux fois plus touchées par le chômage que la moyenne nationale.

Face à ces deux constats, elles ont décidé d’agir en créant la biscuiterie Handi-Gaspi et les biscuits Kignon. Elles ont testé des recettes de cuisine et proposent cinq recettes sucrées, toutes faites à base de pains bio invendus.

Kignon : Un biscuit avec un projet écologique, social et solidaire
La biscuiterie Handi-Gaspi

En travaillant avec un partenaire dans la région de Nantes, Kignon récupère et valorise les invendus de pains des boulangeries bio nantaises. Grâce à leur savoir-faire, ces pains sont ensuite broyés et directement intégrés dans les biscuits. Une innovation gourmande, puisque la texture est inédite, le biscuit croustille sous la dent.

Avec Kignon, les trois fondatrices s’engagent aussi auprès des personnes en situation de handicap. En leur proposant de fabriquer les biscuits, elles les accompagnent vers l’insertion professionnelle. La plupart des ingrédients sont locaux pour mettre en avant les bienfaits de l’agriculture biologique. Depuis septembre 2021, Kignon a sauvé de la poubelle plus de 6 000 baguettes de pain.

C’est au printemps dernier que l’idée a germé dans l’esprit d‘Isabelle Deval. Saisonnière en maraîchage depuis 2007, elle a décidé de se lancer dans un périple à vélo pour partir à la rencontre de différents maraîchers bios. Installée au Tronchet, en Ille-et-Vilaine, elle souhaite ainsi donner envies aux plus jeunes générations de se lancer dans l’aventure du maraîchage.

Elle souhaite aussi s’adresser aux jeunes agriculteurs pour les encourager à s’installer malgré les difficultés d’accès à des terres. Partie le 1er octobre depuis Dinan, dans les Côtes-d’Armor, elle va pédaler jusqu’au 11 novembre. Une aventure sportive qui la mènera chez 25 maraîchers bios de Bretagne. Elle discutera avec eux pour les connaître et prendra le temps d’observer leur quotidien au travail.

Montrer la réalité des maraîchers

L’objectif est aussi de documenter les réalités de la profession et montrer la relation que chaque maraîcher entretient avec l’environnement. Un périple à vélo et des rencontres qui seront immortalisés par trois photographes bénévoles qui l’accompagnent. Le tout permettra la publication d’un photoreportage sous forme de livre.

Un moyen pour Isabelle de faire vivre toutes ces émotions afin de valoriser ce métier. Suivez son aventure sur son site internet.

Quand elle était petite, Françoise, fondatrice de Lorj, se souvient que sa grand-mère profitait déjà des nombreuses vertus de l’orge. Elle s’en servait pour en faire des cataplasmes ou soigner les animaux.

« Cette céréale possède de nombreuses vertus dermatologiques : elle hydrate, adoucit et protège naturellement la peau contre les agressions du quotidien. L’orge est connue depuis toujours pour sa richesse en vitamines et oligo-éléments aux propriétés hydratantes, régénérantes et antioxydantes », explique la créatrice de Lorj.

Connue depuis plus de 4 000 ans, l’orge a longtemps fait partie de notre alimentation avant d’être remplacé par le blé. Depuis quelques années, cette céréale riche en vitamines revient dans nos assiettes. Elle arrive aussi dans notre salle de bains grâce à Françoise.

Lorj, une gamme bretonne

Après que ses enfants l’ont sensibilisée au mieux agir et mieux consomme, elle commence à remettre en question ses habitudes.

Après un temps de réflexion, arrive celui de l’action. Elle contacte un laboratoire breton pour expliquer son idée : faire des cosmétiques bio et vegan à base d’orge. L’orge est cultivée sur les terres familiales bretonnes avant d’être envoyé au laboratoire Ephyla, spécialisé dans l’élaboration de formules issues de plantes.

« L’orge nourrit le monde depuis des années. Cette céréale était déjà utilisée dans les produits de beauté en Egypte au XVIIIe siècle. Je me suis donc posé la question de savoir pourquoi est-ce qu’on n’en ferait pas quelque chose ? » raconte cette passionnée.

L’idée a germé et a fait naître une gamme bio et naturelle faite avec authenticité.

Lorj

Fabrice Belin a accompagné 13 étudiants en première année de BTS management, commercial et opérationnel dans le développement d’une micro-entreprise. Sur plusieurs mois, les étudiants ont pensé Flexiball, des jouets pour chiens, respectueux de l’environnement et du bien-être animal.

En récupérant localement des balles de tennis, les étudiants ont décidé d’enlever la feutrine toxique pour les animaux et de combiner les balles à des cordes recyclées à base de plastique. Il a fallu également qu’ils trouvent des partenaires distributeurs comme des animaleries ou des cliniques vétérinaires.

Fabrice, avec la fédération Entreprendre pour Apprendre, a suivi les étudiants lors de l’élaboration de Flexiball. Avec cette aventure, les étudiants ont pu prendre conscience des défis d’une micro-entreprise et découvrir tous les éléments qui forment cette entreprise.

C’est en mutualisant leurs idées et leurs compétences qu’ils ont pu développer ce projet. Pour Fabrice, il est essentiel de leur faire comprendre que malgré des expériences négatives, il est possible de trouver des solutions et de se tourner vers le positif. Une expérience inoubliable puisque les étudiants ont remporté le premier prix micro-entreprise postbac au championnat de Bretagne à Saint-Brieuc.

Au départ, Sandrine et Thierry ont un objectif : vivre en autonomie. Réussir à ne plus avoir à acheter leurs fruits et légumes en les cultivant eux-mêmes. Un jour, leurs filles les mettent au défi de filmer leurs aventures. Comme tout ce qu’ils entreprennent, ils le font avec cœur et sincérité. C’est sans doute ce qui a donné envie à plus de 155 000 personnes de les suivre sur leur chaine internet.

Chaque semaine Sandrine propose des vidéos ou elle se filme en cuisine. Elle partage ses expériences mais aussi ses astuces. Thierry lui est dans le potager.

De la fourche à la fourchette

« De la fourche à la fourchette » explique Sandrine. L’idée est de montrer comment se régaler avec un potager nourricier.

Leur spontanéité et leur authenticité sont touchantes. Ils font les choses simplement, sans artifices, c’est sans doute grâce à cela que très rapidement, ils se sont créé une communauté fidèle.

Installés à Guiscriff dans le Morbihan, ils rénovent depuis quelques années leur ferme tout en prenant soin de leur potager.

« Quand on est dans notre potager, on sait qu’on est dans le vivant. On sait qu’on a les pieds sur terre. Qu’on est entouré de choses qui vivent et qu’on n’est pas tous seuls » raconte cette passionnée des bonnes et belles choses.

Elle accorde effectivement une place importante à l’esthétisme de son potager et aime aussi s’y promener le soir avec son conjoint.

L’hiver, elle prend le temps d’écrire des livres, car elle a soif de transmission. Son dernier-né : « Réussir mes conserves maison ». Elle y distille tous ses conseils pour pouvoir conserver ses légumes toute l’année.

Avant d’organiser ces cérémonies en mer, Jean-François a travaillé pendant plusieurs années dans le monde du funéraire. Il a exercé dans plusieurs corps de métier jusqu’à devenir directeur d’agence.

Assez vite, il se rend compte qu’il y a une demande. Certaines familles souhaitent disperser les cendres de leurs proches en mer, mais ne savent pas comment s’y prendre.

Il est possible de disperser les cendres à certaines conditions

En effet, en plus de l’aspect émotionnel à gérer, il y a l’aspect légal et peu de gens le savent, mais en France, il est possible de disperser les cendres en mer à certaines conditions. Jean-François l’explique sur son site internet.

« Pour la dispersion des cendres en mer, quelques formalités sont à respecter afin que tout se passe dans la plus grande légalité selon la règlementation :

​– Prévenir la mairie de naissance du défunt de la date présumée de la dispersion des cendres

– Effectuer une déclaration auprès de la mairie du port d’attache du bateau est obligatoire

– La dispersion des cendres doit se faire au-delà de 300 mètres du littoral

– Si vous souhaitez déposer une urne en mer, la règlementation impose une urne biodégradable en sel ou en carton. Dans ce cas il ne s’agit plus d’une dispersion, mais d’une immersion de cendres. L’immersion de cendres doit se faire à minimum 3 milles (5,56 km) de la cote

 – La règlementation autorise un délai de 1 an maximum aux familles pour trouver une destination finale aux urnes funéraires. Le crématorium peut conserver les cendres du défunt après la crémation pendant 1 an maximum. Passé ce délai, les familles doivent accomplir les démarches de dispersion des cendres. »

Jean-François est non seulement professionnel du funéraire, mais il est également diplômé de la marine française. Son bateau permet d’accueillir 8 à 10 personnes. Il propose des dispersions, mais aussi des immersions d’urnes biodégradables. Il organise aussi des cérémonies des souvenirs au cours desquelles les familles peuvent se retrouver pour rendre hommage à leur(s) proche(s) en mer.

« Alors ça, c’est un projet fou ! » Voilà comment Tiphaine Fox parle d’Eizhy. L’entreprise qu’elle a fondée s’inspire de la société anglaise Brackenburn, qui recycle des fougères en buches compressées.

“C’est lors d’une balade avec nos amis Barry et Bert, qu’ils nous ont parlé de leur concept. J’ai trouvé ça génial et on l’a ramené en France !” explique l’entrepreneuse. L’idée traverse la Manche donc et s’implante en Bretagne sous le nom Eizhy, avec quatre associés : Thyphaine, François (son frère), Barry et Bert. Ensemble, ils ont pour but de continuer la production de buches à base de végétaux tout en diversifiant l’offre en direction des animaux. De ce concept naissent alors les litières végétales Eizhy.

Eizhy

Comment faire une litière végétale ?

Direction les landes bretonnes pour comprendre ce qu’utilise Eizhy comme matière première. « On travaille avec des réserves naturelles qui doivent être fauchées les landes pour garantir la biodiversité. Or, ce qui est fauché n’est pas valorisé aujourd’hui », explique Thyphaine Fox.

Eizhy récupère donc cette matière pour en faire une litière qui sent bon l’humus. Pour les animaux plus exigeants, une autre litière est proposée à base de paille de colza en provenance des fermes situées autour de l’entreprise. De quoi satisfaire nos bêtes poilues et upcycler des déchets verts.

Maud de Bretagne a démarré sa vie d’expat par un stage aux États-Unis… Depuis elle n’est plus jamais revenue. C’était il y a vingt-deux ans. Elle continue aujourd’hui de vivre, à des milliers de kilomètres de Paris, ce qui était avant tout un rêve de petite fille.

Elle est aujourd’hui à Montréal, salariée d’une entreprise qui s’efforce d’importer sur le vaste territoire nord américain le bon goût français en matière de décoration d’intérieur. Mais la vie de ces quelques dernières années pour Maud ne s’est pas cantonnée à la seule ville de Montréal.

Une longue parenthèse de quatre ans a installé sa famille à New York, dans cette ville qu’elle-même connaissait si bien et aimait tant, mais que ses trois enfants, eux, découvraient. Au bout du compte, reste de ce choix une parfaite culture américano-francophone, un pari gagné qui débouche sur un bonheur quotidien.

La seule zone d’ombre qu’ait traversé la famille de Maud ces dernières années est la période de la pandémie. Longue, contraignante, déprimante. Mais pas suffisamment pour susciter une quelconque envie de revenir.

« Mama, Papa, j’ai oublié Doudou à l’hôtel ! » Et là, c’est le drame. Il faut faire demi-tour parce qu’il est hors de question de perdre Doudou, devenu un membre de la famille à part entière.

« Le doudou, pour un enfant, c’est un objet qui permet de se détacher de la mère, d’être rassuré. C’est aussi un objet avec lequel on crée de l’imaginaire, c’est le réconfort par excellence », explique Véronique Lacaze. Celle qui a précieusement gardé la peluche qu’elle avait quand elle était petite a lancé la marque Adada.

L’imaginaire, c’est justement cela que cette ancienne décoratrice d’intérieur pour Le Printemps, à Paris, a mis à profit pour concevoir ses peluches. Toutes ont une histoire. « Pour Le Printemps, je m’occupais des vitrines de Noël animées. Fabriquer des décors pour des enfants a toujours été très gratifiant. Alors, un jour, j’ai fait un break de la décoration et je suis partie à Berlin. »

Véronique Lacaze/Adada

C’est justement dans la capitale allemande qu’est née sa première peluche : Jermaine l’Ourson. «.

« Quand je croise des gens ou des situations qui m’inspirent, je m’en sers pour créer une peluche. Ensuite, nous réalisons plusieurs prototypes avant de produire des pièces uniques », ajoute la fondatrice de Adada.

Made in Bretagne et écoresponsables

C’est en Bretagne que Véronique Lacaze a ouvert son atelier. Il s’agit d’un espace de production 100% Made in France, où les doudous Adada sont conçus et entièrement manufacturés.

Les idées de Véronique Lacaze prennent vie sous les doigts de la modéliste et des couturières. « Nos peluches sont cousues et brodées à la main par des artisanes passionnées », explique-t-elle.

Adada

Les tissus sont directement tricotés en France, idem pour les encres choisies. Le processus de production et de fabrication est donc 100% tricolore, respectueux de l’environnement et des normes de sécurité les plus rigoureuses. Pour le prix, il faut compter une centaine d’euros.

Anaïk a longtemps travaillé dans un bureau. Un emploi qui lui plaisait, mais elle avait envie d’autre chose.

Passionnée de chevaux, elle trouve alors, avec son conjoint, un superbe terrain à quelques kilomètres d’Etables-sur-Mer, dans les Côtes-d’Armor, et s’y installe avec ses trois chevaux. Au départ, c’est vers un projet de maison d’hôtes qu’elle s’oriente.

« Avec le premier confinement, nous avons dû revoir nos plans. Au même moment, un ami qui produit du safran m’annonce qu’il souhaite arrêter », explique-t-elle. Elle rachète alors 35 000 bulbes de crocus sativus, la fleur qui produit le safran.

Prendre le temps

Anaïk propose aux vacanciers de visiter sa safranière mais aussi de découvrir la façon dont elle communique avec ses chevaux. « Pour communiquer avec mes chevaux, je fais comme tous les cavaliers, je fais comme je peux », dit-elle avec malice.

« Il y a plein de boutons sur le corps d’un cheval il faut trouver le moyen de les actionner »

« J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs enseignants et d’assimiler plusieurs choses. Notamment le fait que lorsque l’on veut instaurer de la communication avec un cheval, il faut instaurer un langage. Ce langage passe aussi par le toucher des différentes parties du corps et la gestuelle. Il faut y aller progressivement », explique cette passionnée.

Elle ajoute qu’il faut prendre le temps et commencer par des choses qui semblent simples, a priori, mais qui prennent du temps à être assimilées.

Communiquer avec les chevaux demande beaucoup de travail et d’instinct. « Le principe est en fait simple : demander des choses de manière cohérente, qui sont physiologiquement possibles. Les demander de manière constante et ne jamais lâcher », conclut Anaïk.

Pratique.
La microferme équestre est située au 13, rue de l’Epine Habet, à Étables sur mer
Réservations pour les visites : 06 09 94 58 42 

« Les danses bretonnes sont très souvent communautaires. Elles sont issues des communautés paysannes. Après le travail, on se retrouvait, c’était très important d’être ensemble et de partager des moments. Lorsque l’on fait des danses en ronde, vous n’êtes plus un individu qui danse la ronde, mais vous devenez la ronde. Au bout d’un moment, ça fait une espèce de transe », raconte Catherine Labrune, professeure de danse bretonne.

Catherine Labrune est bretonne d’adoption. Lorsqu’elle s’installe dans les Côtes-d’Armor, elle est institutrice et une collègue lui suggère d’intégrer un cours de danse bretonne. Très vite, on lui propose aussi de mettre les costumes traditionnels et de participer à différents événements. Elle se forme ensuite et devient monitrice pour le Danserien Sant Ke, le cercle de Saint-Quay-Portrieux.

Été comme hiver

« Le cercle Danserien Sant Ke de Saint-Quay-Portrieux est une association qui a pour vocation de faire découvrir la danse bretonne et faire partager son plaisir de danser dans une ambiance conviviale et chaleureuse », explique Catherine.

Il est possible de prendre des cours toute l’année mais aussi en été. Tous les étés, sur la place du port de cette charmante station de bord de mer, les touristes peuvent s’initier à la danse bretonne.

Plus d’une centaine de danses

« La danse an dro est un peu la caricature de la danse bretonne, celle où l’on se tient avec les petits doigts. En réalité, il existe plus d’une centaine de danses différentes. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au départ les danses étaient transmises pendant les fêtes, les veillées, les mariages. Aujourd’hui, on danse moins de manière spontanée. C’est pour cela que nous avons à cœur de rechercher toutes ces formes de danse », précise Catherine.

Lors des initiations, au départ, les vacanciers un peu timides se contentent de regarder en terminant leurs glaces achetées sur le port. Assez rapidement, ils entrent dans la danse et se laissent guider par la voix et l’humour du moniteur. Les cours sont adaptés et chacun peut venir s’y amuser. Ce soir-là, il y a des enfants qui dansent avec des seniors, je pense à mes grands-parents bretons qui seraient fiers de voir leur culture transmise ainsi.

Joyeux Anniversaire ! En 2022, le Campus des transitions, qui dépend de Sciences Po Rennes et est situé en plein centre-ville de Caen (Normandie), fête ses 10 ans d’existence.

Alors que les étudiants des grandes écoles ont récemment multiplié les actions pour réveiller les consciences – les cérémonies de remise des diplômes se sont transformées en plaidoyers en faveur d’un monde plus durable – le Campus des transitions semble être bien en avance.

Le cursus, lancé en 2012 avec une promotion de 40 élèves, dépend de Sciences Po Rennes, l’un des dix Instituts d’Études Politiques (IEP) qui existent en France. Depuis, les effectifs n’ont cessé de croître. L’école espère en outre pouvoir ouvrir un second site d’ici 2025 pour former quelque 400 élèves par an. Le site en question serait le premier établissement d’enseignement universitaire basé dans un tiers-lieu.

Le Campus des transitions « est accessible de la deuxième à la cinquième année », explique Nicolas Escach, son directeur. En effet, après l’admission au concours commun des IEP, les étudiants de Sciences Po Rennes peuvent transiter vers le campus normand directement après avoir passé un an dans la ville bretonne. Mais il est aussi possible de passer un concours pour une entrée en deuxième, quatrième et cinquième année pour les étudiants venant d’autres filières.

Sciences Po Caen (IEP de Rennes).

« C’est inédit en France. Nous permettons à nos étudiants de suivre quatre ans d’un cursus porté sur les transitions et nous allons même plus loin puisque, dès la rentrée de septembre 2022, nous proposerons aux premières années à Rennes de suivre une option climat », ajoute le directeur de l’établissement.

Trois masters spécialisés et une année d’alternance

Campus des transitions.

Les élèves suivent un cursus généraliste au cours des deux premières années, comme c’est le cas dans les autres IEP (langues, géopolitique, culture générale, sociologie…), mais ont aussi des enseignements de spécialité :  « Nous leur enseignons tous les courants relatifs à notre adaptation au changement climatique, de la théorie de l’effondrement à celle dite de la croissance verte », ajoute le maître de conférences en géographie et aménagement.

En troisième année, les étudiants ont la possibilité de passer un an à l’étranger ou dans une entreprise. Ils se spécialisent ensuite en Master.

Le Campus des transitions propose trois parcours : le master « concertation et territoires en transition ». Selon Nicolas Escach, les transitions énergétiques et écologiques ne s’appliquent pas partout et avec les mêmes leviers, il faut donc savoir comment agir au plan national ou territorial : le master Stratégies innovantes des territoires urbains, un troisième master tourné sur les transitions juridiques.

En plus de ces enseignements théoriques, l’école propose à ses élèves des projets très pratiques sur l’aménagement urbain, la végétalisation des villes ou encore les pistes cyclables. La cinquième année peut également se faire en alternance au sein d’une collectivité territoriale, d’une administration ou d’une entreprise.

Enfin, à l’occasion de ses 10 ans, le Campus des transitions lance un vaste projet de traversée en bateau à voile. À la rentrée 2022, les étudiants relieront ainsi la Normandie au Danemark.

L’école, très tournée vers les pays du Nord et baltiques, organise à leur arrivée des rencontres avec des architectes et acteurs de la transition danois.

Le concours Graines d’agriculteurs est porté par Terres Innovantes. Il vise à mettre en avant les visages de l’agriculture et les innovations du secteur. Cette année, la 12e édition a pour thème la préservation des ressources naturelles et présente 10 candidats pour lesquels vous pouvez voter. Attention, clôture des votes le 29 août.

>>> Retrouvez ici tous les articles sur le Concours Graines d’agriculteurs

Alexis Chevallier est à la tête de la ferme de Caric, qui s’étend sur une surface de 30 hectares, à La Forêt-Fouesnant, dans le Finistère. Sur l’exploitation, il y a 3 hectares de fruitiers (pommes poires coings), 15 hectares de cultures (céréales, blé noir…) et 7 hectares de prairie permanente occupés par sept bovins. L’éleveur a laissé une zone sauvage de 5 hectares pour favoriser la biodiversité (bois, zones humides…).

En tout, cela fait donc 40% de sa surface qu’il n’exploite pas. Ajoutez à tout cela, 70 ruches et vous comprendrez que les journées d’Alexis sont bien chargées.

Installation hors cadre familial

Agronome écologue de profession et naturaliste de passion, Alexis Chevallier à attendu trois ans avant de trouver le bon endroit pour s’installer. « L’arboriculture et l’apiculture me tenaient à cœur, il fallait trouver la ferme qui me permettrait de mener à bien ce projet, explique-t-il. J’ai commencé dans l’apiculture adolescent et j’ai décidé ici de faire des ateliers apicoles. »

Installé depuis 2020, les années qui arrivent seront cruciales pour l’organisation de toutes les parcelles en termes de charge de travail et de résultats, concernant le retour de la biodiversité.

Alexis Chevallier est l’un des finalistes au concours Graines d’agriculteurs 2022, les votes se terminent le 29 août.

À mon arrivée à la ferme de Sous la Ville, à Lantic, dans les Côtes-d’Armor, je retrouve Jean-Jacques allongé sous son tracteur en train de changer une roue. La veille, il a fait les moissons. Ses journées de travail sont aussi longues que certaines allées du labyrinthe qu’il a créé. C’est pourtant avec le sourire qu’il s’apprête à nous recevoir et à nous raconter son histoire.

Il y a quelques années, il décide de reprendre l’exploitation de ses parents. Il s’associe à sa sœur et son beau-frère. La ferme de Sous La Ville est et restera une histoire de famille. Les activités de la ferme sont réorientées, réinventées, avec notamment la création d’une boutique de vente de produits locaux.

Comme beaucoup d’agriculteurs aujourd’hui Jean-Jacques souhaite faire découvrir son métier et faire venir les gens dans sa ferme. Il décide de le faire de manière ludique en créant un labyrinthe de maïs sur les terres de sa famille.

Un objectif double

«. En rentrant, j’ai proposé à mes associés d’en créer un », raconte Jean-Jacques avec malice.

Il a donc fait un plan à la main : au milieu du labyrinthe il y a une fleur et un espace pique-nique.

L’idée n’est pas simplement de se perdre mais de découvrir la ferme. Tout au long de l’exploration du labyrinthe, des questions sont posées aux visiteurs. Elles concernent l’exploitation familiale et sont accessibles à tous.

En effet, plusieurs niveaux de questions sont proposés afin de rendre la visite ludique à tous. En fonction de la réponse que l’on donne, on s’oriente dans le labyrinthe. Si la réponse à bonne on peut continuer à avancer jusqu’à la prochaine question. Si elle ne l’est pas…. À vous de voir ce qu’il se passera.

Le labyrinthe est ouvert tout l’été et, à la fin, le maïs servira de nourriture pour les animaux de la ferme.

Avant d’être vendus, les poissons sont évidemment pêchés mais ensuite triés, pesés et classés par lot. Après toutes ces étapes la vente peut commencer aux alentours de 5 heures du matin, à la criée. À Saint-Quay-Portrieux, dans les Côtes-d’Armor, l’office du tourisme propose des visites tous les mercredis matin pour en expliquer le fonctionnement et permettre à chacun de plonger dans l’univers de la criée.

« La criée, à l’origine, était une vente à la voix, d’où le mot, car le vendeur annonçait les ventes. À l’époque, les enchères augmentaient de 5 centimes de francs en 5 centimes de francs. Lors de la construction du port, en eaux profondes en 1990, la vente à la criée s’est informatisée. Ce sont des enchères descendantes aujourd’hui », explique Gaëlle, qui guide les visiteurs.

AirZen Radio. Qui achète les poissons à la criée ?

Gaëlle. Essentiellement des mareyeurs. Ils se lèvent en pleine nuit pour venir acheter les lots de poissons Ce sont des grossistes, qui vont ensuite revendre à des restaurateurs, mais aussi des poissonniers par exemple. C’est le premier qui appuie sur son bouton qui pourra remporter le lot de poissons.

Comment se passe la vente à la criée ?

La vente à la criée se passe très très vite. Ça allait déjà vite à l’époque, mais depuis que c’est informatisé c’est encore plus impressionnant, un lot se vend en moyenne en 4 secondes. Le travail à la criée se passe essentiellement la nuit. Dans la première partie de nuit, on y trie ce qui aura été pêché le jour-même. En début de nuit, les chalutiers vont venir débarquer au fur et à mesure jusqu’à 6 heures du matin qui est l’heure limite. On trie selon la taille et selon la qualité. 

Les mareyeurs vont ensuite aller dans la salle des ventes qui ressemble à un petit amphithéâtre. Sur les écrans, il y aura les informations qui donnent le nom du bateau, le nom de l’espèce pêchée, la taille, la qualité et le poids total.

Gaëlle propose des visites chaque mercredi, qui s’orientent autour de la criée, de l’histoire du port en eaux profondes mais aussi de la coquille Saint-Jacques.

Antoine, Pol et Kilian sont partis en mai dernier à vélo de Vienne, en Autriche, direction Athènes. Un projet sportif mais aussi engagé. “L’idée de ce voyage à vélo était de lui donner du sens. On était déjà parti les deux années précédentes, en réalisant d’abord un tour de Bretagne, puis on est descendu jusqu’en Corse. Ça nous a plu, on s’est rendu compte que ça correspondait tout à fait à nos valeurs, d’un point de vue écologique, et que c’était aussi un vecteur de rencontres. Alors, on a décidé de réitérer.”

Cette fois, direction l’Est. “On a donc longé le Danube, puis on s’est arrêté à Budapest, avant de rejoindre la côte adriatique par la Slovénie et de terminer à Athènes”, le tout en deux mois environ. Un périple pour sensibiliser sur le réchauffement climatique. Pour ce faire, les Bretons ont emprunté les Eurovélos, ces pistes cyclables européennes, très faciles à suivre. “C’est comme ça qu’on a créé nos itinéraires, en fonction de ces Eurovélos”, précisent-ils.

Un trajet de quelque 2300 kilomètres, à raison de 70 à 110 kilomètres par jour en moyenne. Le tout, sans aucune assistance électrique, à la seule force de leurs jambes, avec des vélos parfois chargés, entre la tente, le matelas, les gamelles…

Des échanges entre enfants

Mais pour aller plus loin, il fallait trouver une cause qui les unissait : “On travaille tous les trois dans les milieux socio-éducatifs. Ce qui nous reliait, c’était la cause des enfants.” Ils se rapprochent alors de Terre des hommes France, association humanitaire qui défend les droits de l’enfant et lutte contre le dérèglement climatique avec les populations locales. Le but affiché était de filmer et de rencontrer Terre des hommes à Tirana, en Albanie, et à Athènes.  

“On a mené des interventions dans les écoles ou des centres d’accueil d’enfants en France et à Dakar, au Sénégal. Les petits ont rédigé des lettres de correspondance, de la maternelle jusqu’au collège, pour se présenter, ainsi que les actions qu’ils menaient pour l’environnement, à leur échelle, dans leur maison, leur école, leur ville. L’idée était d’amener ces lettres dans les pays traversés à vélo et d’y recueillir de nouvelles lettres d’enfants rencontrés sur le chemin pour les ramener en France.

Le but est de montrer que le voyage à vélo est quelque chose qui ne revient pas cher et permet de partir loin. C’est accessible à tous”

À l’issue de l’aventure, un film sera réalisé. L’idée le but est de promouvoir cette association, toucher un autre public que celui sur les réseaux sociaux : “Un film destiné à être diffusé dans les classes où on est passé avant de partir, lesquelles participent à un projet plus large aussi, avec Terre des hommes, pour mettre en place des actions concrètes contre le dérèglement climatique.” 

Voyager loin et pas cher

Des échanges qui ont permis de débattre au sujet de l’environnement, mais qui ont aussi ouvert l’esprit des enfants à la pratique du vélo, en tant que moyen de transport, qui peut mener très loin. “Ça a éveillé une certaine curiosité. Nous avons expliqué ce que nous emmenions : un matelas, une tente, un sac à dos, des sacoches. Le but c’est de montrer que le voyage à vélo c’est quelque chose qui ne revient pas cher et qui permet de partir loin. C’est accessible à tous. On se rend compte qu’on n’a pas besoin de grand-chose.”  

“C’est un peu le retour à l’essentiel. On s’arrête au gré de l’aventure, en bivouac ou chez l’habitant, en couchsurfing ou dans les auberges de jeunesse des grandes villes. C’est ça qui est bien : partir le matin et ne pas savoir où on va être le soir. C’est ce qu’on recherche aussi, c’est l’aventure.”

Le concours Graines d’agriculteurs est porté par Terres Innovantes. Il vise à mettre en avant les visages de l’agriculture et les innovations du secteur. Cette 12e édition a pour thème la préservation des ressources naturelles et présente 10 portraits pour lesquels vous pouvez voter. Attention, clôture des votes le 29 août !

>>> Retrouvez ici tous les articles sur le Concours Graines d’agriculteurs

Voilà deux ans que Clémence Monvoisin s’est installée à le Verger de mon voisin, près de Questembert dans le Morbihan. Une exploitation de 8,4 hectares dans laquelle elle cultive des fruits avec son conjoint. Âgée de 31 ans, son engagement est le résultat d’une évolution professionnelle. « J’ai fait une formation en biologie, orientée dans l’observation de la faune et de la flore et la préservation de l’environnement », explique-t-elle.

“Tout à construire”

De fil en aiguille, le couple devient éducateur à l’environnement puis décide d’allier la théorie à la pratique pour continuer à transmettre des valeurs, des façons de faire qui respectent le vivant, en l’appliquant à leur quotidien.

Sur cette prairie vide, ils décident de planter différentes parcelles : « Il y avait tout à construire, on a commencé à planter des arbres fruitiers en agriculture biologique car il manquait de fruits dans notre territoire. » Voilà à quoi ont été consacrées les deux dernières années au Verger de mon voisin.

Faire revenir les insectes

Sur le terrain, toutes les parcelles ne sont pas dédiées à la production de fruits. Ainsi, 700 mètres de haies avec diverses essences ont été plantées pour faire revenir les animaux et insectes. Et les animaux, justement, sont présents sur l’exploitation. Les poules, les canards et les oies participent au travail de la terre chaque jour en vivant au pied du verger.

Enfin, pour utiliser l’eau à bon escient, des copeaux parsèment le terrain pour maintenir l’humidité des sols et des forages irriguent les plants. À terme, le couple espère recevoir du public pour continuer à sensibiliser. Cela commence, cet été, par les cueillettes libres.

Clémence Monvoisin est l’une des 10 finalistes de la 12e éditions du concours Graines d’Agriculteurs.

Adada, marque 100% made in France et 100% bretonne, va ravir les parents en quête du doudou idéal pour leur bébé,

Cette marque a été créée par Véronique Lacaze, une architecte d’intérieur qui a débuté sa carrière au célèbre magasin du boulevard Haussmann à Paris, le Printemps. Elle finira par être chargée de projets des vitrines animées de Noël et commencera alors à dessiner des mascottes. Une expérience magique qui la conduira à monter sa propre entreprise en 2019 – Adada – en créant un monde de peluches imaginaires et attachantes.

Désormais, après s’être lancée dans les peluches, c’est au tour des doudous de compléter sa collection de produits haute de gamme pour les tout-petits.

Des personnages revisités

Ceux qui connaissent déjà cette marque auront le plaisir de retrouver, en version doudou, les personnages emblématiques de la maison dans un format adapté aux mains des bébés.

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Ces produits étant confectionnés en respectant rigoureusement les normes de sécurité et certifiés OEKO TEX 100, les doudous pourront être mâchouillés, renifler et évidemment câliner sans danger pour bébé !

Par ailleurs, ces doudous sont le résultat d’un savoir-faire artisanal : ils sont cousus et brodés à la main par des artisanes passionnées, dans un atelier de fabrication près de Rennes. Qui dit savoir-faire artisanal 100% français, dit prix plus élevé, mais comme le précise la créatrice : votre enfant n’aura qu’un doudou dans sa vie et il risque de l’accompagner un long moment.

Cédric Le Guern et Lucas Moysan, deux étudiants rennais, ont mis au point un petit accessoire simple et pratique à utiliser pour faciliter la lecture de livres. En effet, si vous êtes un lecteur assidu, vous vous êtes certainement rendu compte que vous n’avez pas toujours vos deux mains disponibles pour lire un livre, qui, de plus, a toujours la fâcheuse tendance à vouloir se refermer. Cette trouvaille permet de tenir et de lire d’une seule main.

L’idée est venue à l’un de ces étudiants lorsqu’il travaillait dans son lit, et qu’il n’arrivait pas à conserver ses livres ouverts. Il a commencé à réfléchir à un projet, et Lizia est né. Il s’agit d’un petit outil trois en un en plastique recyclé qui mesure 10 cm. Il permet également de lire de nuit grâce à une petite lampe LED installée au-dessus de la partie arrondie, dans laquelle on glisse le pouce pour maintenir le livre ouvert.

Aussi, en faisant glisser la tirette, Lizia se transforme en marque-page une fois la lecture terminée. Pratique pour lire debout dans les transports en commun ou en prenant un café.

Lizia
Lizia

La campagne de financement participatif lancée en mai dernier est désormais terminée, les précommandes enregistrées ont dépassé les espoirs des deux étudiants. Lizia devrait être disponible en cinq coloris au choix dans certaines librairies et en ligne d’ici la fin de l’année, au prix de 19 euros.

Merci à nos deux étudiants, Cédric Le Guern et Lucas Moysan. Ça mérite bien une médaille au prochain concours Lépine.

Dans plusieurs régions françaises mais aussi partout dans le monde, les contes ont une place à part dans notre histoire. Rendez-vous chez Yann Quéré, en Bretagne, pour en savoir plus sur son métier mais aussi sur ces histoires qui ont su traverser le temps.

AirZen Radio. Quelles vocations ont les contes ? 

Yann Quéré. La première vocation était souvent pour les enfants. Maintenant, quand il y avait un puits par exemple on expliquait à l’enfant que c’est dangereux et ce qu’il risque en s’en approchant. À l’époque, il n’y avait pas la psychologie. Donc on disait : « Non non, ne va pas au puits car il y a un monstre, il est possible qu’il te bouffe » et on inventait une histoire.

La deuxième vocation des conts, qui était essentiellement partagés à la campagne, était aussi d’occuper les soirées trop longues. En hiver, la nuit en Bretagne commence à 17 heures, les bêtes sont rentrées, il fait froid. Il n’y a plus rien à faire, alors on se retrouve pour écouter des histoires et partager des choses. 

Comment choisissez-vous les histoires que vous racontez ? 

Il y a la thématique de l’organisateur qui m’invite à venir, l’âge du public et mes envies à moi. Quand j’ai un spectacle et que j’ai une nouvelle histoire à partager, je l’encadre, je la glisse entre deux histoires que je maîtrise. Je m’adapte petit à petit. En fonction du retour du public, je construis mon histoire au fur et à mesure.

Il y a autant de conteurs que d’histoires à raconter. C’est un lieu de liberté et de transmission extraordinaire. Il y a quelque chose de jamais inachevé dans la tradition du conte. Moi, ce qui m’intéresse c’est de récupérer une histoire traditionnelle et d’en faire quelque chose à ma façon. C’est comme si vous me refiliez une vieille voiture et que je la retapais.

Yann Quéré propose les 4,9,22,25 et 29 août des balades contées à Perros-Guirec, dans les Côtes-d’Armor.

Pour en savoir plus sur ses prochaines dates de spectacles, rendez-vous ici.