Handisport : l'association "Les Gants du Cœur", rend la boxe accessible à tous

Camille Tribet· 18 juin 2026 à 11:10
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À Levallois-Perret (92), une association ouvre le ring à tous les corps et tous les âges. Avec Les Gants du Cœur, la boxe adaptée redonne énergie, confiance et lien social.

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À Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), l’ambiance ressemble à celle de n’importe quel cours de boxe : échauffement, concentration, encouragements, sueur et sourires. Sauf qu’ici, la porte est grande ouverte aux personnes en situation de handicap, qu’il soit physique ou mental, ainsi qu’aux seniors. L’association Les Gants du Cœur rend la pratique accessible, sans réduire les participants à leur diagnostic. Dans la salle, on croise des profils très différents, réunis par la même envie de bouger et de progresser. Thierry Jasmin, président de l’association et ex-boxeur professionnel revendique une diversité rare. « On est la seule section en Île-de-France à pouvoir réunir 35 personnes sous handicap, tout handicap confondu », explique-t-il.

Des entraînements adaptés, pensés pour progresser

Rendre un sport accessible ne se résume pas à “ouvrir la porte”. Cela demande du temps, des compétences, de l’écoute et une adaptation fine. « Ça me permet de vraiment adapter mes séances, de faire plus de recherches dans quels types d’exercices faire pour des personnes en situation de handicap », confie Sadi Diop, entraineur sportif. Ici, personne ne vient pour viser une ceinture mondiale. L’ambition est ailleurs : retrouver de l’élan, se sentir capable, reprendre la main sur son corps. Dans la boxe, on apprend à se placer, à respirer, à enchaîner, à tenir. On travaille la coordination, l’endurance, la mobilité, mais aussi la concentration. Pour des personnes qui vivent parfois avec un quotidien médicalisé, ou avec un regard social pesant, cette parenthèse sportive peut changer beaucoup de choses. Il ne s’agit pas d’infantiliser, ni de “faire à la place”. Il s’agit d’accompagner, avec sérieux, et de pousser chacun à donner le meilleur de lui-même, dans le respect de ses capacités. Cette approche passe aussi par une manière de parler, simple et directe, sans surprotection. « On ne leur parle pas avec des mots spéciaux », insiste Thierry Jasmin. L’équipe encadre avec respect, encourage, recadre si nécessaire, et assume l’exigence sportive. « On n’hésite pas à leur demander d’aller encore plus loin », dit-il, convaincu que cette dynamique aide chacun à se sentir pleinement intégré. L’idée n’est pas de nier les difficultés, mais de ne pas les laisser décider de tout. Dans cette salle, le handicap n’est pas un frein à la fierté.
#Mieux être