Glowee, la start-up qui utilise la bioluminescence pour les éclairages urbains

Encore au stade de projet pilote, Glowee propose une autre forme de production de lumière pour le mobilier urbain et ce, à partir de bactéries marines bioluminescentes. Rambouillet sera la première commune de France à la tester.

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Glowee, la start-up qui utilise la bioluminescence pour les éclairages urbains

1 - Glowee, la start-up qui utilise la bioluminescence pour les éclairages urbains

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La bioluminescence, une source de lumière écologique

2 - La bioluminescence, une source de lumière écologique

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L’utilisation de la bioluminescence dans le mobilier urbain

3 - L’utilisation de la bioluminescence dans le mobilier urbain

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À Évry, une commune en Île-de-France, la start-up Glowee développe un projet pilote autour de la bioluminescence. C’est une lumière biologique produite naturellement par certains êtres vivants terrestres comme les vers luisants, les lucioles ou encore les champignons ; mais aussi par plus de 80 % des organismes marins. Elle est liquide, de couleur bleu lagon et sa luminosité est plutôt douce.

À la tête de cette structure Sandra Rey qui a pour projet de créer une gamme de mobiliers urbains bioluminescents à partir de bactéries marines. C’est lors d’un concours étudiant sur le thème de la biologie qu’elle a découvert cette autre forme de production de lumière. Celle qui était étudiante en design a alors mûri son idée pendant sept ans. Aujourd’hui Sandra Rey travaille en partenariat avec la ville de Rambouillet, qui sera la première ville de France à tester ces travaux en 2022, on parle là d’une signalétique bioluminescente. Des pays étrangers sont aussi intéressés par ces travaux

La bioluminescence a bien des avantages : elle est biosourcée et biodégradable arrivée en fin de vie. Elle n’est toxique ni pour l’homme ni pour la biodiversité. "Et surtout elle nécessite que quelques millilitres de bactéries marines pour créer de la lumière. Nous, on a un pool de bactéries en laboratoire, on peut les faire se reproduire et les cultiver à l’infini", explique Sandra Rey

Quant à savoir si la bioluminescence pourrait remplacer l’électricité, voici ce que répond la fondatrice de Glowee : « on ne veut pas avoir une vision radicale et se dire que toutes les lumières du monde pourraient être remplacées par de la bioluminescence. On pense que pour avoir un impact environnement contextuel. Par exemple, il n’y aurait pas d’intérêt à l’utiliser dans vos salons, mais ça serait plus intéressant dans votre jardin par exemple. Elle ajoute, des expériences de relaxation ont été menées avec la bioluminescence, car c’est une lumière douce qui évoque un imaginaire. On peut potentiellement la lier à la médecine douce, aux anesthésistes ou l’utiliser pour les enfants qui auraient des problèmes de concentration. »

Depuis peu, Sandra Rey a créé une campagne de financement participatif qui permet de devenir actionnaire.