Un rayon de soleil dans mes oreilles… et dans mes pages

Je vous le dis comme je le vis : j’ai envie de parler de livres, parce que je lis depuis toute petite. La lecture, chez moi, n’a jamais été un simple passe-temps. C’est un fil rouge, une habitude qui m’accompagne et qui m’apaise, un refuge que je peux ouvrir n’importe où. Je suis porteuse de trisomie 21, alors sans doute que cela vous surprend ? Pourtant, oui, on peut apprendre à lire.

Je n’ai pas commencé seule, dans le silence d’une bibliothèque. J’ai appris à lire en écoutant des histoires sur CD, avec les mots qui arrivent par l’oreille et qui finissent par prendre forme dans la tête. Ça m’a donné le goût des récits, et cette sensation très simple : quand une histoire commence, le monde ralentit. Peut-être pour ça que je suis une passionnée de radio ?

Aujourd’hui encore, je garde ce rapport très vivant à la lecture. J’aime l’idée que les livres sont là, à portée de main, prêts à me faire voyager sans bouger.

Liseuse ou papier : l’important, c’est d’ouvrir une bulle

Je lis sur une liseuse, souvent. C’est pratique : un écran, des centaines d’histoires, et la possibilité d’emporter une bibliothèque entière sans me casser le dos. Et quand on enregistre, quand la semaine est pleine, avoir « beaucoup de livres à lire » sous la main, c’est vraiment top.

Mais je ne lâche pas le papier. Le vrai livre, celui qu’on tient, qu’on sent, qu’on feuillette. J’aime le côté physique : la couverture, le bruit des pages, le marque-page qui avance. C’est concret, rassurant, presque comme un objet-compagnon.

Ce que je cherche, au fond, c’est ce moment à moi. Celui où je me mets dans ma bulle et où le reste s’éloigne. Je prends un livre, je me mets dans la bulle et je lis, et tout de suite, ça fait du bien. Lire, c’est une façon douce de s’occuper l’esprit, de changer d’air sans avoir à se justifier, de souffler quand on en a besoin.

Quand je ne vais pas bien, je lis : la fiction comme énergie

Je lis très, très souvent. Et je ne vais pas faire semblant : il y a des jours où je ne suis pas bien du tout. Dans ces moments-là, la lecture n’est pas un luxe. C’est une aide. Des moments où je ne suis pas bien du tout, je lis et ça m’apporte énormément de joie, et je pèse mes mots.

Je lis beaucoup de fiction, parce que la fiction fait travailler l’imaginaire. Ça ouvre des portes, ça invente des mondes, ça donne des personnages qui deviennent presque des repères. Et dans les romans d’action, je ne m’ennuie jamais : ça avance, ça surprend, ça tient en haleine, et moi, ça me remet en mouvement.

Dans mes incontournables, il y a Harry Potter. Oui, toute la saga. Je la relis souvent, parce que c’est un univers qui me fait du bien. En ce moment, je suis sur Harry Potter décrypté par ses fans. J’adore cette idée de « fandom » : des fans qui imaginent des théories, qui analysent, qui prolongent l’histoire. Ça montre qu’un livre ne s’arrête pas à la dernière page : il continue dans les discussions, les idées, les liens entre lecteurs.

Et puis, bien sûr, il n’y a pas que Harry Potter dans la vie. Je lis aussi Divergente, Hunger Games, Twilight… des univers où la fiction et l’action se mélangent. Ce sont des histoires qui me donnent de la joie, et parfois même une forme de courage, parce qu’elles me rappellent qu’on peut traverser des épreuves, évoluer, se relever.

Je lis partout : entre deux pubs, en voiture, à la maison

Mon truc, c’est la régularité… et l’opportunité. Je lis dans la voiture, partout à la maison, en Normandie, dès que j’ai une minute. Parfois, c’est sur ma tablette. Parfois, c’est sur le téléphone, entre deux pubs, entre deux moments. Même pendant une pause, pendant un replay : si je peux lire quelques pages, je les prends.

Je sais que ça peut faire sourire, mais c’est ma manière de garder un espace à moi au milieu du bruit. Et j’aime aussi les « gros livres ». Ça ne me fait pas peur, au contraire : un gros roman, c’est une aventure longue, un monde où je peux rester. Ça dure, ça accompagne, ça laisse le temps de s’attacher aux personnages et de se poser vraiment.

Mon conseil du moment : Le Labyrinthe, et une promesse simple

Si vous aimez la fiction et l’action, j’ai un conseil très clair : Le Labyrinthe de James Dashner. C’est le genre d’histoire qui accroche, qui donne envie de tourner les pages, et qui vous garde dans le récit. Une lecture qui occupe l’esprit, dans le bon sens du terme.

Je lis en français, parce que c’est plus simple pour moi. Et je le dis comme je le pense, sans complexe : l’important, c’est de lire, pas de cocher une case. Le livre parfait, c’est celui qui vous attrape au bon moment, dans la bonne langue, avec la bonne énergie.

Et moi, je crois que je vais lire toute ma vie. Vraiment.