Contagion émotionnelle : l’odorat transmet des émotions positives

L’odorat humain continue de livrer ses secrets. Il permettrait ainsi de véhiculer des émotions grâce aux molécules odorantes, et serait donc bien plus développé que ce qu’on l’avait imaginé jusqu’à présent.

Podcast

Contagion émotionnelle : l’odorat transmet des émotions positives

1 - Contagion émotionnelle : l’odorat transmet des émotions positives

02:10

Transmission d’émotions positives par l’odeur corporelle

2 - Transmission d’émotions positives par l’odeur corporelle

03:58

Les interactions avec les autres odeurs

3 - Les interactions avec les autres odeurs

04:26

Après avoir découvert que l’amitié tiendrait en partie à ce détail insolite : l’odeur, les scientifiques étudient le rôle de l’odorat et des molécules dans la transmission d’informations. Et notamment dans la transmission d’émotions positives ou négatives.

En effet, d’après des recherches scientifiques en cours, les molécules des odeurs corporelles pourraient transmettre des émotions ! Ainsi, des émotions positives pourraient se transmettre d’une personne à l’autre, par l’odorat. La signature chimique olfactive de nos molécules induirait donc une modification de sensations entre individus.

La contagion émotionnelle : un ressenti inconscient

C’est-à-dire, de façon simplifiée, que l’odeur d’une personne heureuse pourrait transmettre des émotions positives à une autre personne qui ne l’aurait même pas vue, mais tout juste sentie inconsciemment. Car nous n’avons pas conscience de ce phénomène ni de cette odeur particulière. On pourrait d’ailleurs appeler ça, la « contagion émotionnelle ».

Cela se caractériserait notamment par des changements physiologiques, comme une variation du rythme cardiaque. Mais aussi au niveau comportemental : une sensation imperceptible de bonheur, et même une amélioration des performances dans les tâches de créativité notamment.

L’odeur peut donc faire circuler des émotions et influer sur l’humeur d’autres personnes. L’odorat humain est donc bien plus développé que ce que l’on pouvait imaginer il y a quelques années. Camille Ferdenzi, qui a mené ces recherches au CNRS, s’exprime depuis son laboratoire.