Cette année, Mardi gras tombe le 1er mars. Et qui dit Mardi gras dit aussi période de festivités, notamment avec le carnaval. En raison de la crise sanitaire, des événements impliquant du public ont dû être annulés. Mais cette année, certaines communes ont autorisé les parades des chars dans les rues.
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C’est le cas de Bordeaux et du Carnaval des 2 Rives, qui aura lieu le 6 mars, dont le directeur artistique, Skorpion – de son vrai nom Brice Larrieu -, a collaboré avec Madonna, Céline Dion, Thierry Mugler entre autres.
On l’appelle le Carnaval des 2 Rives, car en plus de Bordeaux, il implique d’autres villes de la métropole telles que Floirac, Ambarès-et-Lagrave, Lormont, Bassens et Cenon depuis 1996. Cette année, la thématique est « C2R 2084 », un petit clin d’œil au livre dystopique de Georges Orwell « 1984 », « mais on a aussi une thématique Brésil avec Terry Gilliam, Blade Runner, Mad Max, explique Max Horel, coordinateur du festival depuis cinq ans. L’idée de faire vivre le carnaval dans une soixantaine d’années, de réfléchir, se poser des questions sur notre façon de vivre, parler, de s’habiller… »
Depuis quelques années, ce carnaval s'inscrit dans une démarche responsable et écologique : « Lorsqu'on crée ce genre d’événement, la plupart du temps, il y a un achat un peu impulsif dans le but de créer énormément de choses en une seule journée, explique Max Horel. On souhaite réexploiter au maximum les matériaux. Par exemple, on travaille avec divers bars de l’agglomération où on récupère des fûts de bière transparents en forme de bobonne. On va s’amuser à les découper pour en faire des casques ou des sacs à dos. On va aussi récupérer des cordes qui ne sont plus aux normes dans les écoles de cascades, des fils électriques, dans les déchetteries, que l’on va bomber avec des restes de peintre qui étaient dans les fonds de tiroirs de diverses associations. »
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Aussi, presque l’intégralité des matériaux qui composent des chars sont réutilisés. On peut y retrouver des anciens décors d’opéra, des structures d’anciennes facs de Bordeaux vouées à être détruites, mais aussi des déchets de chantiers. Le tout supervisé par CMD+O, un collectif d’architectes.
Côté costumes, des écoles de mode de l’agglomération ont pour base des vêtements collectés par l’association Le Relais, reconnaissable à ses bornes blanches qui parsèment de nombreuses communes.
Le spectacle final sera visible le 6 mars à 14 heures, dans le centre-ville de Bordeaux, place Pey-Berland. Au programme, des chars, de la danse et de la musique avec les groupes de batucada.
Les Incroyables Comestibles, c’est d’abord le nom d’un mouvement d’agriculture urbaine participative originaire d’Angleterre, qui est arrivé en France il y a une dizaine d’années. L’idée est de planter du comestible dans l’espace public et de rendre les récoltes accessibles à tous.
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À Bordeaux, le premier potager a été créé en 2016 en plein cœur de ville, sur une esplanade bétonnée. « C’est très symbolique », assure Magali Bonniau, membre de l’association Incroyables Comestibles à Bordeaux. Il y a désormais sept jardins répartis dans différents endroits de la ville.
Parmi eux, l'incroyable jardin de Saint-Seurin avec, d’un côté la basilique Saint-Seurin et une aire de jeux pour enfants. Le jardin est composé de bacs de culture répartis sur 50m2 avec des herbes aromatiques, des fruits, des légumes de saison, mais aussi des bacs de compostage.
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L'espace est géré par un collectif d’habitants du quartier. Nous avons rencontré Carine et Lucie à l’occasion de la permanence compost du mercredi après-midi. Elles voient dans ce concept une occasion rêvée de jardiner et de partager des moments de convivialité avec d’autres habitants. Le volet environnemental s’accompagne inévitablement d’un volet social et elles adorent !
Dans le quartier Saint Michel, dans le centre-ville de Bordeaux, est installée l’unique la pâtisserie végétale de la ville, Michel MaBelle, en hommage au Beatles. Elle a été créée il y a cinq ans par Nathalie Grandet. Et toutes les gourmandises de cette boutique ont la spécificité d'être végans.
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C’est à partir d'octobre 2020 qu'elle a commencé à proposer des pâtisseries et viennoiseries sans produit d'origine animale. « Je trouvais dommage que des personnes qui sont végans ou ayant des intolérances alimentaires n’aient pas beaucoup de possibilités, justifie la gérante. Alors, je me suis dit, si c’est 100 % végétal tout le monde pourra manger 100 % des gâteaux que je propose. »
Dans son laboratoire, le lait, le beurre, les œufs ont laissé place au lait de soja, aux fruits secs, à la margarine, aux huiles et beurres végétales. C’est par étape qu’elle est passée de la pâtisserie traditionnelle à la pâtisserie végane : « On réapprend le métier. On cherche des textures, des réactions chimiques à reproduire explique Nathalie Grandet. Par exemple, les œufs peuvent servir de liant. Du coup, je vais plutôt utiliser de la compote ou de la farine de maïs. Mais il faut bien avoir en tête qu’on ne remplace pas un ingrédient par un autre en pâtisserie végétale. »
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Et il aura fallu du temps pour trouver le dosage exact pour adapter déjà existantes sans produit d’origine animale, comme le tigré, la tarte au citron meringuée, le financier ou encore le marbré.
Mais rien n’effraie Nathalie Grandet, tellement passionnée par son métier qu'elle apprécie les 60 heures par semaine passées dans sa cuisine. Auparavant, elle a travaillé pendant trois ans dans un cabinet d’assurance avant de changer de voie et de se former à l’école de gastronomie Ferrandi.
Quand on lui demande comment elle pourrait qualifier ses pâtisseries, elle répond :« Je propose une pâtisserie lisible. C’est-à-dire qu’à son apparence on voit de quoi elle est composée. »
Rendre durable le coworking en mêlant réduction de l’empreinte carbone du bâtiment et de chacun des coworkers, agriculture urbaine et amélioration de la santé. Tel est l’objectif de Digital Village Bordeaux qui rassemble, depuis 2016, des experts du numérique : freelances et startups.
Ils sont aujourd’hui une quarantaine à occuper les lieux et à s’être lancé dans la transition écologique du coworking. Le collectif travaille sur quatre thématiques : l’énergie, les transports, les fournitures et l’alimentation avec la création d’un potager au sein d’un jardin qui a été repensé.
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Pour mener à bien le projet, Shirley Jagle, qui dirige l’antenne bordelaise de Digital Village, s’est en particulier entourée d’un permaculteur jardinier, Arnaud Ferrer, aujourd’hui satisfait de voir le jardin revivre.
La prochaine étape consistera à connecter ce jardin urbain. Des capteurs permettront de vérifier l’état des sols, l’humidité, la température, et d’apprendre à mieux en prendre soin. La data sera collectée, analysée et retranscrite en direct aux villageois. Le jardin sera un lieu d’expérimentation notamment avec des relevés par les nouvelles découvertes scientifiques qui révèlent que les plantes émettent des ultrasons. L'ambition ? Faire parler les plantes pour mieux comprendre leurs besoins. Ici, écologie et numérique ne s’opposent pas.
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C’est un projet expérimental que la municipalité bordelaise va mettre en place courant février 2022 : des logements modulaires et temporaires destinés à une dizaine de personnes sans domicile fixe. « L’idée est née à la suite d’une conversation avec un mécène alerté par la situation des sans-abris à Bordeaux, explique Harmonie Lecerf, adjointe à la mairie en charge de l’accès aux droits et des solidarités. Il voulait financer des modulaires pour mettre ce public à l’abri. »
Aussi, la particularité de ce dispositif d’hébergement d’urgence est qu’il est ouvert aux personnes sans domicile fixe qui ont un animal de compagnie. Dans les structures traditionnelles, l’accès avec leur fidèle compagnon à quatre pattes est compliqué.
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Cinq bungalows de chantier seront installés à Bordeaux Sud : trois serviront de chambres avec des sanitaires, les autres pièces seront pour la cuisine et la salle commune. Il y a aura un bureau pour le personnel présent constamment. « Il y aura des travailleurs sociaux du CCAS (Centre communal d’action sociale) de la mairie de Bordeaux, des médiateurs du GIP (Groupement d'intérêt public) Bordeaux Métropole Médiation et des professionnels des addictions avec le CEID et l’association du Prado, détaille l’adjointe au maire de Bordeaux. Cette structure a l’habitude de faire la mise à l’abri des personnes en situation de vulnérabilité. »
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Pendant la durée de leur occupation, qui variera en fonction des besoins, les locataires temporaires seront accompagnés dans diverses démarches, comme l’accès au soin.
Mais pas seulement : « Vers le rétablissement d’une vie plus en sécurité, déclare Harmonie Lecerf plus confortable, des liens sociaux, familiaux qui sont rompus, voire perdus. Le bien-être animal et l’éducation canine seront aussi des points centraux dans cet accompagnement. En ce qui concerne la vie sur place, on n’impose pas des règles strictes juste sur les horaires d’entrée et de sortie et sur la consommation de stupéfiants. »
A Bordeaux, il n’est pas rare de croiser Bruno Beurrier, guide conférencier et passionné. Dans sa voiture de collection ou sur son vélo blanc, Bruno adore sa ville autant que sa moustache. Il dit bonjour à tout le monde et tout le monde le reconnaît. Avec les visiteurs, il prend le temps d’expliquer chaque secret et surprise de Bordeaux, que ce soit à la Librairie Mollat ou la rue Sainte Catherine.
Pendant ses visites, Bruno tente également de rétablir les vérités historiques. Des erreurs de compréhension ou d’écriture se cachent dans la ville et pour lui, il est important de s’y attarder. Sans cet effort, Bruno craint qu’il ne soit pas possible de se projeter dans le futur.
A Bordeaux, il n’est pas rare de croiser Bruno Beurrier, guide conférencier et passionné. Dans sa voiture de collection ou sur son vélo blanc, Bruno adore sa ville autant que sa moustache. Il dit bonjour à tout va et tout le monde le reconnaît. Avec les visiteurs, il prend le temps d’expliquer chaque secret et surprise de Bordeaux, que ce soit devant la Librairie Mollat ou au milieu de la rue Sainte-Catherine.
Pendant ses visites, le guide tente également de rétablir les vérités historiques. Des erreurs de compréhension ou d’écriture se cachent dans la ville et, pour lui, il est important de s’y attarder. Sans cet effort, Bruno craint qu’il ne soit pas possible de se projeter.
Dans la région Nouvelle-Aquitaine, en Dordogne, trône le petit village d’Eymet. Connu pour sa bastide et ses maisons à colombages, beaucoup de visiteurs se pressent dans ses rues pavées. La Mairie organise chaque année de nombreux événements pour préserver l’attractivité du village. Claire, qui travaille à l’office de tourisme d’Eymet, a d’ailleurs hâte d’organiser la Félibrée, une fête populaire occitane.
Avec le passé historique de la région, la présence britannique a toujours été très forte à Eymet. La Mairie intègre d'ailleurs nos voisins grâce à des associations et des enseignes dans les deux langues. Le village plaît ainsi pour son cadre de vie et son histoire visible sur ses murs.
Utiliser les espaces urbains libres pour y installer des modules de culture. C’est tout le travail de François Millet, qui a créé sa société Kanopée Koncept, en 2018, à Bordeaux.
Objectif : rendre ces espaces productifs tout en créant du bien-être et du lien social. Il fait notamment pousser des herbes aromatiques et des fleurs comestibles sur la terrasse d’un restaurant, les Tables Vatel, en plein coeur de Bordeaux. Des produits dont se sert le chef Adrien Ferran pour ses plats.
Focus sur ce partenariat qui fonctionne depuis 3 ans, sur l’agriculture urbaine au sens large et la technique de l’hydroponie à la verticale, qui permet de s’installer même avec peu d’espace. Une aubaine en ville !
A Bordeaux, Alice Hachet et son mari, Patrick Riguet, exercent le métier de clown contemporain. Ensemble, ils ont créé en 1988 la Compagnie le Théâtre du Chapeau, qui propose de se former pendant cinq ans au clown contemporain avec des promotions de 250 élèves.
La Compagnie le Théâtre du Chapeau intervient aussi dans l’univers professionnel pour proposer des ateliers de quelques heures, des séminaires ou des colloques sur la cohésion de groupe. « On va travailler sur l’équipe, explique Alice Hachet, les forces individuelles, oser, être créatif, savoir travailler avec les autres, ne pas avoir peur de se tromper, la relation qu’on a avec les collaborateurs, la hiérarchie. Et on va aussi travailler sur le savoir être, les fameux softs skills. » Lors de ces séances, les participants vont effectuer des exercices sur la voix, le corps, le lâcher prise, des improvisations avec un nez de clown en solo ou en collectif.
En outre, dans la continuité de ses interventions en entreprise, Alice Hachet a créé avec Camille Syren, thérapeute systémique, un spectacle-conférence nommé « La gymnastique du saumon ou l’art de se réinventer » voué à être joué pour amorcer ou clôturer des séminaires ou colloques.
Après une année, sans sapin de Noël, les Bordelais ont pu en retrouver un, place Pay-Berland dans le centre-ville, mais loin d’être traditionnel. En effet, il est fait de verre et d’aciers recyclés. Il a d’ailleurs été présenté une première fois à Saint-Pétersbourg, ville jumelée avec Bordeaux. Cette décision prise par la nouvelle municipalité écologiste a suscité beaucoup de réaction de la part des Bordelais aussi bien négative que positive.
Cette œuvre, conçue par le designer Arnaud Lapierre, mesure 11 m et 5 m de diamètre et, est composée de 198 facettes de miroirs sans tain de couleur émeraude. À l’intérieur, se trouvent des illuminations, qui scintillent en même temps que l’éclairage public ; et qui changeront chaque année. Car ce sapin de Noël hors du commun sera réutilisable pendant au moins cinq ans. La réalisation de l’œuvre a été confiée à des entreprises locales : la Métallerie Bordelaise et Press Citron pour la vitrophanie. Le coût total de l’œuvre est de 130 000 euros.
Michel est un ancien marin, ayant exercé 20 ans cette pratique à bord des mers. Désormais, retraité, il propose aux touristes, habitants bordelais, famille et couple de venir faire un tour en barque au cœur du Jardin Public. Effectivement depuis sa création en 1746, le Jardin public est un espace vert de 10,8 hectares situé en plein centre de la ville avec 150 variétés d’arbres. Un endroit à ne pas louper pour les touristes… Actuellement Michel propose un tour de barque d’un quart d’heure à travers les ruisseaux du parc pour un petit budget de 3 euros.
Des paysages paradisiaques, des vues à couper le souffle prises depuis le toit du monde, des clichés spirituels et méditatifs, la joie d’enfants qui sourient, Matthieu Ricard sait saisir l’instant et le partage avec nous dans ses photos intemporelles. L’homme au parcours de vie atypique, scientifique, moine bouddhiste tibétain, interprète français du Dalaï Lama, est aussi un photographe aguerri.
Depuis l’âge de 12 ans et son premier appareil, il n’a eu de cesse de s’émerveiller et de photographier le monde qui l’entoure. Présent dans l’actualité pour la promotion de son livre Carnets d’un Moine Errant, il est aussi à l’honneur dans plusieurs expositions photographiques. À découvrir et redécouvrir pour faire une pause pour soi en faisant le plein de beauté.
Vous découvrirez à travers son regard, des portraits et paysages uniques.
Emerveillement au jardin public de Bordeaux jusqu’au 14 novembre
Peindre avec la lumière Veille église de Mérignac jusqu’au 12 décembre
Conférence, rencontre exceptionnelle le 11 octobre Auditorium de Bordeaux