Corrèze : une journée à la fête des plantes de Pompadour

Rien de tel qu’une visite à une fête des plantes, en début comme en fin de saison, pour préparer son jardin ou l’agrémenter de nouveaux sujets. Ou pour passer une journée – forcément – conviviale en compagnie d’autres passionnés.

Podcast

Corrèze : la fête des plantes, un lieu de plaisir et de partage

1 - Corrèze : la fête des plantes, un lieu de plaisir et de partage

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Corrèze : la fête des plantes, un lieu de conseils techniques

2 - Corrèze : la fête des plantes, un lieu de conseils techniques

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Corrèze : la fête des plantes, un lieu de savoirs et de connaissances

3 - Corrèze : la fête des plantes, un lieu de savoirs et de connaissances

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Entre travail et trop grosses chaleurs estivales, j’allais passer l’année sans être allé à une fête des plantes. Ballot, pour un journaliste, soi-disant, spécialisé jardin ! Et puis des amis pépiniéristes m’ont appelé : « Allez, viens à Pompadour ! C’est l’une des dernières de l’année et on y sera. » Et je ne regrette pas de les avoir écoutés. Parce que ça me donne en plus l’occasion de vous dire pourquoi il FAUT passer du temps dans les fêtes des plantes.

D’abord, parce que ce sont toujours des moments conviviaux. À Pompadour, par exemple, l’équipe de “Les Jardins de la Marquise”, l’association organisatrice, est sympathique et bienveillante. Et s’attelle à la tâche – double, puisqu’il existe une version « printanière » de cette fête des plantes – le sourire toujours vissé aux lèvres. Les exposants sont unanimes à ce sujet.

Or, ce sont les exposants qui font la qualité de ce genre d’événements. Certains reviennent régulièrement. Pas uniquement pour vendre à tout prix mais aussi pour échanger avec les collègues, faire le point sur le métier.

Expertise

Ainsi, pour Marion Lennoz, cette édition de l’automne 2022 est une première. Sa pépinière des Avettes a vu le jour en Saône-et-Loire mais est en cours d’installation dans la Haute-Vienne, beaucoup plus proche de Pompadour. Pour elle, venir est une bonne occasion de se faire connaître. Mais aussi d’être en contact direct avec les clients, elle qui vend essentiellement par correspondance.

C’est aussi, bien sûr, le moyen de faire découvrir sa gamme de plantes. Principalement des asiatiques rustiques, amatrices de mi-ombre. Soit des végétaux a priori menacés par le changement climatique. Mais Marion défend aussi un principe, loin du fatalisme ambiant : on peut tout (ou presque) faire pousser en se posant les bonnes questions et avec de bonnes pratiques.

Pédagogie

Cet aspect pédagogique, cette édition automnale, a voulu encore la mettre en avant en organisant une conférence. C’est Walter Keirse, cofondateur avec sa compagne Kathleen, de la pépinière Atmosvert, dans la Creuse, qui s’y est collé. Lui défend la permaculture, autant comme modèle agricole pérenne que comme véritable philosophie de vie. Le thème de sa conférence, autour de la place primordiale de l’arbre face aux défis présents et futurs, l’a bien illustré.

A N N O N C E

Aujourd’hui, beaucoup de fêtes des plantes proposent, en plus de leurs activités traditionnelles, des ateliers, des conférences, des débats. Face au réseau des jardineries tout public – qui ont le mérite d’exister –, les vrais amateurs de jardin préfèreront toujours un lieu convivial où le simple achat n’est pas une finalité. D’où l’on repart toujours en en sachant un peu plus qu’en arrivant. Et avec quelques adresses supplémentaires à ajouter à son réseau de passionnés…

Pour connaître les dates et les lieux où se déroulent les fêtes des plantes, il existe de nombreux sites qui les répertorient, comme celui du “Monde“.